Pôle emploi ou la fusion anpe assedic pour les nuls
Sarkozy viendra en personne à la convention de
l'encadrement lundi à la Porte de Versailles
Paru le 20/11/09 sur le site de l'Elysée:
Intervention de M. le Président de la République devant le Conseil d'administration et les cadres de Pôle Emploi au Parc des expositions de la Porte de
Versailles
Cette intervention sera l'occasion pour le chef de l'Etat de témoigner son soutien aux équipes de Pôle Emploi et de mettre en perspective les résultats des politiques de l'emploi depuis le début de la crise.
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Fusion difficile : Nicolas Sarkozy à la rencontre du management de Pôle emploi
AFP - Le Point le 21/11/09
Le chef de l'État interviendra lundi devant les 1.700 directeurs d'agences et de région de Pôle emploi réunis à Paris, alors que l'organisme, dont il a voulu
la création pour fusionner l'indemnisation (Assedic) et l'accompagnement des chômeurs (Anpe), ne tient pas encore toutes ses promesses. Promulguée début 2008, la loi créant Pôle emploi est la
"plus grande réforme du service public des 30 dernières années" selon le gouvernement.
Elle a pour but de simplifier et personnaliser les démarches des demandeurs d'emploi avec un guichet unique pour l'accompagnement, tâche dévolue au service public de l'ANPE, et l'indemnisation,
auparavant traitée par les Assedic. "Aujourd'hui, un chômeur a un interlocuteur, qui indemnise, conseille et place", avait déclaré Nicolas Sarkozy le 3 septembre dans l'Orne, se félicitant
d'avoir fait la fusion "sans grève, sans problèmes sociaux, sans drame". "À la fin de l'année, 100 % de la fusion sera réalisée, jamais on n'a été aussi vite", avait-il dit.
Son intervention lundi est prévue à 11 h 30 au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Elle "sera l'occasion pour le chef de l'État de témoigner son soutien aux équipes de Pôle emploi
et de mettre en perspective les résultats des politiques de l'emploi depuis le début de la crise", selon l'Élysée.
Dans les faits, les à-coups de la fusion sont dénoncés par tous les syndicats, y compris les plus modérés. Les plus critiques comme le Snu (membre de la FSU) ou la CGT sont en passe de réaliser
un score élevé aux premières élections du personnel en cours et le mécontentement a suscité plusieurs grèves. Le 20 octobre, 34 % à 40 % des 48.000 salariés ont cessé le travail.
94 chômeurs par conseiller
Les doléances sont nombreuses : les systèmes informatiques Anpe et Assedic ne communiquent pas et la nouvelle architecture entre seulement en phase test ; les formations ont été trop courtes
pour devenir polyvalents et l'ergonomie des bureaux pose des problèmes de confidentialité pour les demandeurs d'emploi. De plus, qui dit sites mixtes - 543 sur 921 prévus, selon la direction -
ne dit pas forcément locaux uniques, ce qui entraîne d'incessants déplacements.
L'explosion du nombre de demandeurs d'emploi inscrits, qui pourrait franchir la barre des 4 millions toutes catégories confondues en octobre, a aggravé la charge de travail. Elle a relégué au
second plan la prospection des offres en entreprises et empêche, sauf à embaucher plus, d'affecter davantage d'agents au contact du public. Le nombre de demandeurs d'emploi que les conseillers
doivent aider à retrouver du travail a atteint un record de plus de 94 personnes par conseiller, selon la direction, bien au-dessus des objectifs de 30 à 60 affichés par le gouvernement quand
il a décidé la fusion.
Le gouvernement exclut cependant de déterminer le nombre de personnes en CDI à Pôle emploi en fonction de la configuration d'une année de crise. Ce serait "totalement déraisonnable", a dit
Laurent Wauquiez (Emploi). Seule éclaircie dans le ciel de la direction : la ratification vendredi par cinq syndicats (FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC et Unsa) de la nouvelle convention collective du
personnel. Le texte qui régit la rémunération et le déroulement de carrière s'appliquera à partir du 1er janvier aux agents de droit privé issus des Assedic ou recrutés en 2009. Les 30.000
anciens agents de l'ANPE, moins bien payés que leurs collègues (20 à 25 % de moins), auront deux ans pour décider s'ils renoncent à leur statut de contractuel de droit public. Ils y sont
incités par une hausse de salaire, au risque de perdre certaines garanties liées à leur statut.
Me plonger dans une lecture intensive, rien de telpour oublier notre cher président.