Pôle emploi ou la fusion anpe assedic pour les nuls


Pôle emploi Réunion Mayotte: en grève depuis 10 jours


Le mouvement de grève a continué hier au sein du Pôle Emploi Réunion-Mayotte. Au moins 19 sites sur 29 étaient fermés et les grévistes étaient mobilisés devant le site de Saint-Denis, hier matin, avant de se rendre au troisième rendez-vous de négociations prévu pour l’après-midi, à partir de 14h, au siège de la Direction. La deuxième réunion de négociations, qui s’est tenue ce vendredi 6 novembre, de 11h du matin à minuit, a déclenché des réactions divergentes de part et d’autre. La Direction Régionale témoigne d’avancées auprès des médias tandis que les membres de la délégation syndicale disent se sentir floués.

« La Direction fait part d’un grand mépris. Elle est allée jusqu’à nous faire du chantage ! », regrette Jean-Luc, membre de la délégation syndicale.

A en croire la Direction Régionale, les grévistes auraient quasiment obtenu satisfaction sur le deuxième point le plus important de leurs revendications. Jean-Luc Minatchy, le Directeur régional, propose le recrutement anticipé, au 1er décembre 2009, des CDD de droit public en CDI, ainsi que le recrutement de 50 nouveaux CDI supplémentaires, « ce qui portera à près de 12% l’augmentation de l’effectif de Pôle Emploi en 2009 », précise la Direction.

Les grévistes réclament le double d’emplois supplémentaires, mais à ce jour, le problème n’est pas là. L’intersyndicale précise que sur les 50 CDI proposés, 20 seraient attribués « dans le cadre du déploiement des sites mixtes ». Une condition que les grévistes jugent insultante. « Cela reviendrait à abandonner notre principal point de revendication, qui consiste justement en l’arrêt du déploiement de ces sites. C’est du chantage que nous fait la Direction », s’insurge le syndicaliste. Une grève menée par des agents métropolitains du Pôle Emploi, qui avait agité l’hexagone le 20 octobre dernier, portait notamment sur le même rejet de cette solution des sites mixtes. Les agents préfèreraient rester dans leurs locaux actuels de l’ANPE et de l’ASSEDIC en attendant la mise en place des sites unifiés définitifs.

L’intersyndicale réunionnaise redoute que le déploiement de ces sites mixtes provisoires n’empire « la situation déjà déplorable de bon nombre de salariés », en provoquant un afflux massif de demandeurs d’emploi jusqu’alors répartis sur deux sites distincts. Ce premier point des revendications avait déjà monopolisé la 1ère réunion de négociations le lundi 2 novembre et était à nouveau abordé hier. L’arrêt du déploiement des sites mixtes prévu pour janvier 2010 semble ne pas pouvoir trouver gain de cause auprès de la Direction. En revanche, cette dernière se dit prête à faire des efforts pour démarrer les travaux d’aménagement dans les meilleures conditions possibles (les soirs et week-end). De même qu’elle s’est engagée à accélérer le processus d’achat des locaux pour les 16 sites unifiés à venir.

Par ailleurs, à la demande de l’intersyndicale, la Direction Régionale s’est engagée à transmettre les revendications au Directeur général afin qu’elles soient prises en compte dans la nouvelle Convention Collective Nationale le 3 novembre 2009, de même qu’elle a obtenu une rencontre avec le Directeur général pour la mi-novembre.

Un accord aurait également été trouvé sur la prise en compte des particularités socio-économiques de La Réunion et de Mayotte dans l’offre de services régionale. La Direction Régionale a proposé de mettre en place un groupe de travail avec les Organisations Syndicales ainsi qu’un groupe d’écoute composé d’un agent par site pour recueillir l’expression directe des agents. Cette proposition fait suite aux suicides d’agents du Pôle Emploi qui seraient liés aux conditions de travail, selon les syndicalistes, cumulés aux nombreux témoignages de dépression d’autres agents qui se disent régulièrement agressés et menacés par les demandeurs d’emploi insatisfaits. Une situation que la Direction Régionale reconnaît. « Les difficultés rencontrées par les agents dans leurs nouvelles fonctions ont engendré la colère d’usagers plus agressifs que d’habitude », admet Didier Clergeau, Directeur régional adjoint.

La tension monte depuis quelques jours au sein des grévistes. Le jeudi 5 novembre, ils avaient bloqué Jean-Luc Minatchy, le Directeur régional du Pôle Emploi, à l’aéroport de Gillot, furieux d’avoir dû attendre trois jours qu’il rentre d’un voyage professionnel à Mayotte avant de reprendre les négociations.

Afin de rassurer les demandeurs d’emploi, la Direction déclare que sur les 54.000 allocataires de Pôle Emploi Réunion-Mayotte, 51.000 sont déjà payés depuis le 2 novembre, date du mandatement principal. Les 3.000 restants seront payés au fur et à mesure de leur pointage.


Témoignages 10/11/09
Mer 11 nov 2009 12 commentaires
Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la guerre
On le sait bien
On n’aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c’est le destin
"nino ferrer"
On peut remplacer "guerre" par "grève" pour coller à la réalité du terrain ...
franck - le 11/11/2009 à 15h20
11 jours de grève et des paroles paroles paroles; toujours des paroles : le DR n'a aucune marge de manoeuvre veut-il nous faire croire: résultat : plus de 27h de négociations jusqu'à 3h du matin ce mardi 10 novembre. on fait les comptes : un dr bloqué à l'aéroport pendant 1h30; bloqué dans la salle des négociations par les grévistes exasperés par le blocage et les pseudo propositions de la dr et il veut faire croire à tout le monde que nous sommes des rigolos...........Notre combat est légitime : stop à la détérioration des conditions de travail : oui à un calendrier honnête de la fusion : non aux sites mixtes, vive les sites unifiés; meilleure formation et installation d'un suivi réel des post formation : ça c'est du concret : Mr le DR, ne jouez pas avec la misère humaine, les demandeurs d'emploi veillent au grain : ils en ont assez du mépris qui leur est réservé au sein de vos agences..................................................
mick - le 11/11/2009 à 19h17
Mardi 12 Novembre : alors que la plupart d'entre nous se prépare à enfiler sa tenue de gréviste, une fois encore (short, t.shirt, casquette et tongs - c'est que ça cogne le soleil de Novembre, mais tant que c'est le soleil, ça va encore...), après être passé au bureau de la Française des Jeux (super cagnotte, demain Vendredi 13, qui sait, il vaut mieux parfois s'en remettre au hasard qu'en appeler à la raison de nos dirigeants), les incidents se multiplient dans l'Hexagone.

L'on pourrait se dire que tout cela était prévisible ; l'on pourrait se dire aussi que, parce que ça l'était, on aurait pu l'éviter et le prévenir. Mais après avoir vendu cette fusion, à l'opinion publique, comme le Pays des Bisounours, notre DG et ses fac simile de régions tentent de la ballader à "Sijavaissuland".

Sijavaissuland est un pays qui se situe entre "Cestunedécisionnationalecity" et 'Ilestrtoptardpourreculertown". La rue ne dictera pas ses conditions, pas question qu'ils nous remakent "Der Mauerfall", 20 ans après !!!!
Miss Tyck - le 12/11/2009 à 08h05
"Pôle-Emploi über alles !". Ganz egal was dann passiert, du weiBt ja, Miss Tyck : spinnst du ?!!
Bonbon coco - le 12/11/2009 à 08h24
Pourtant, dans les contes de fées ça commence toujours par "Il était une fois...", donc ça devait forcément finir par "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de SMP".

Carabosse ni même Loup-y-es-tu finissent mal chez Perraul; Mais c'est sans compter sur la Méchante Reine qui casse le marché en voulant refourguer ses fruits pourris au trois petits cochons : "Naf-Naf, tu veux-tu une pomme ?".

"... Et s'ils ne sont pas morts, c'est qu'ils vivent encore".
Boucle dort - le 12/11/2009 à 09h28
Minatchy est un escroc, la titularisation des CDD au 01/11/09 a déjà été proposé par Charpy!!!
La moucate - le 12/11/2009 à 17h43
Si seulement les agents de la Métropole avaient la même capacité à se mobiliser que vous, on en serait pas là !
Tenez bon, la fusion se fait dans des conditions scandaleuses. On supprime nos métiers, méprise les citoyens demandeurs d'emploi ! il faut arrêter cette machine infernale ! Soutien aux agents en lutte pour des revendications légitimes !
Violette Riviere - le 12/11/2009 à 19h36
Hauts les coeurs, camarades, ils n'ont RIEN gagné.

Ne tombez pas dans le piège (facile) du découragement. Pas de protocole d'accord et alors ? Vous n'y pensiez pas trop, j'espère... Sans mouvement national porteur, la Réunion, toute courageuse et déterminée soit-elle, ne pouvait pas obtenir quelque chose de significatif, sans ébranler les fondations du Petit-tout-fou de la DG : nous concéder quelque chose aurait ouvert la brèche aux autres, ce qu'ils ne peuvent pas se permettre.

Les OS ont répondu de manière responsable en suspendant la grève : qui peut se permettre honnêtement de continuer sans se mettre dans la panade financière ?

Guerre d'usure, on n'aurait rien obtenu de plus que des ennuis avec nos banquiers, face à une Direction autiste. Et là, ça aurait été autrement plus grave pour le moral.

On parle ici de suspension du mouvement, que personne ne s'y trompe...

Quelle est leur victoire ? Avoir répondu "Nan !" à tout, comme des enfants capricieux et butés qu'ils sont : ce n'est pas de la négociation, ou alors de la négociation de République bananière. Ils ont fait acte de présence lors des palabres, c'est un minimum.
Ils ont brillé par leur amateurisme et leur couârdise.

Les grands stratèges sont rares : auparavant, les guerres ne se gagnaient pas par tactique militaire pointue, mais en affamant les assiégés. De nos jours, ce sont les arsenaux qui font la différence et la terreur. Et à moins que vous n'ayiez été des extrêmistes terroristes, il ne fallait pas compter sur une vision à longue vue de leur part.

Tout Smile qu'il est, on sait définitivement (pour ceux qui auraient eu des doutes depuis 11 mois) qu'il n'a aucun contenu, aucune épaisseur, aucune marge de manoeuvre, aucune solution que celle de vouloir plaire et de devoir sauver des apparences qui sont (pour le coup) franchement bien fissurées, ici et à Paris...

Lorsqu'un jour je le croiserai, se pavanant, dans tel site ou ailleurs, comme je suis quelqu'un de poli, je lui rendrai son bonjour et je mettrai même autant d'effort à lui rendre son sourire factice qu'il en mettra à me l'adresser. Je penserai par-devers moi qu'il est dans son rôle, dans sa fonction, qu'il est payé pour ça. Mais sachez bien, Môssieur, que pour moi, vous n'avez aucune envergure, aucune imagination, aucun talent que celui des soumis : vous n'êtes qu'un petit.
Miss Tyck - le 13/11/2009 à 07h36
La fin (ou la suspension) d'une grève n'est pas une capitulation, c'est un repli stratégique, "The SMile", j'espère que tu en es conscient.

Ton aura est tellement ternie auprès de tes salariés (qui ont, pour au moins 230 d'entre eux, le mépris facile face aux faibles de ton espèce) que tu auras réussi ce tour de force de nous avoir rapproché, au moins sur le fond.

Onze longs mois, durant lesquels on a tenu bon pour ne pas te ricaner au visage : on ne te connaît pas, mais toi, tu ne veux pas nous connaître.
Onze mois qu'on subit ta politique dévastatrice de démantèlement et, par ricochet, celle de certains de tes petits chefs qui n'y connaissent (et ne comprennent) rien à nos métiers, mais se permettent de nous dire qu'ils vont nous montrer, eux, qu'ils savent mieux que nous.
Onze mois qu'on supporte tes dandinements et tes danses du ventre avec tes stats truquées et tes méthodes de voyous.

Tu me donnes envie de gerber...
Rougail mangue - le 13/11/2009 à 08h09
Fais comme moi, Rougail mangue, prends de Primpéran pour ne pas vomir.

Et ne l'accable pas trop, cet homme, il est tellement désinformé par sa cours qu'il a dû croire dur comme fer que "les 200" lui reconnaissaient un minimum de compétences et de légitimité. Sauf que "les 200", ils ont connu un autre temps :

- celui où ils étaient à jour dans leurs dossiers
- celui où l'entr'aide existait, spontannément, sans avoir à en référer à 3 sous-chefaillons par mails interposés, pour donner un coup de main aux copains
- celui où ils n'avaient pas à se munir d'une canne blanche, le matin et le soir, pour traverser le parking du Siège parce que les ampoules ont pêté
- celui où les toilettes et les lavabos ne refoulaient pas leur race depuis des mois (champions du monde de l'apnée depuis 11 mois, dans les couloirs)
- celui où le Directeur ne se cachait pas derrière une porte contamment fermée au 2e étage
- celui où il n'avait pas peur de venir nous saluer, même s'il savait que ça craignait pour ses fesses
- etc.

Quand t'es pas capable de résoudre des problèmes de chiottes, ça connote vaguement le niveau... Seule solution : il se réfugie au cabinet... Mais je me demande si ça refoule pas autant.
Bonboncoco - le 13/11/2009 à 08h32