HELIUM 4

La revue mensuelle de la fusion pour les nuls


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N°1- Nov 2011

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N°2 Déc 2011

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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 23:22

Assurance chômage en Allemagne:

un système plus dur qu'en France

Agentur.jpgAgentur für Arbeit: le Pôle emploi allemand

Comment sont indemnisés les chômeurs en Allemagne

Challenges   10 février 2012

Sans mentionner le système allemand, Nicolas Sarkozy s'en inspire. Outre-Rhin, on n'hésite pas à pousser à tout prix les personnes licenciées à retrouver du travail, y compris en les forçant, par exemple, à accepter un emploi à temps partiel.

Nicolas Sarkozy veut réformer l’indemnisation des chômeurs ? L’Allemagne l’a fait. Avec cette philosophie, résumée en 2005 dans le contrat de gouvernement de la grande coalition entre socialistes-réformistes et chrétiens-démocrates : "Même un travail mal payé et inconfortable est préférable à une non-activité financée par les transferts sociaux". Résultat, un "durcissement sans précédent du régime de l’assurance chômage", constatent l’ancien ambassadeur de France à Berlin, Bernard de Montferrand et l’avocat spécialiste de l’Allemagne Jean-Louis Thiériot dans leur livre "France Allemagne, l’heure de vérité" (Tallandier, 2011). Avec, à la clé, une indemnisation chômage moins généreuse et deux fois moins longue qu’en France

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Un système moins généreux qu'en France


Concrètement, elle est désormais divisée en deux grandes catégories, que détaillent les auteurs de l’ouvrage.


-D’abord l’Arbeitlosengeld I (ALG I), limitée aux 12 premiers mois de prise en charge (18 mois pour les plus de 55 ans) et proportionnelle au salaire antérieur. Soit 60% du salaire net sans enfant et 67% avec enfant. Avec un plafond de 5.500 euros à l’Ouest et de 4.650 euros à l’Est… Moins, donc, que les 57,4% à 75% du salaire brut versés en France pour une durée de 24 mois avec un plafond de 11.540 euros.


-Ensuite l’Arbeitlosengeld II (ALG II), une aide sociale indépendante des revenus antérieurs. Le demandeur d’emploi perçoit une indemnité forfaitaire de 360 euros. Une somme modulable en fonction de la situation familiale. Dans le cas d’un couple, le montant est réduit de 10% pour le conjoint dans la même situation. Les enfants à charge donnent droit à une rallonge de 60% lorsqu’ils ont moins de 14 ans et de 80% au-delà. Diverses aides s’y ajoutent souvent (logement, chauffage, aide d’urgence…), de sorte qu’au total, l’ALG II assortie de ces dernières équivaut environ au RSA français (460 euros par mois), comme le montre une étude réalisée fin 2010 par l’ambassade de France à Berlin ("France-Allemagne, une nécessaire convergence, contrainte ou opportunité").


Allocation réduite en cas de refus d'emploi


"Ce ne sont pas dans les chiffres qu’il faut chercher la singularité de ALG II, mais dans la philosophie qui l’accompagne", soulignent toutefois Bernard de Montferrand et Jean-Louis Thiériot. L’indemnité est en effet conditionnée à un examen d’ensemble de la situation patrimoniale, y compris celle du conjoint. A tel point qu’il a souvent été qualifié de "flicage". En dehors d’un privilège sur les 4.500 premiers euros de patrimoine financier, si les ressources dépassent le seuil de 720 euros et/ou s’il existe un patrimoine foncier, l’allocation est refusée. Et elle est réduite en cas de refus d’emploi, même pour un salaire inférieur à la convention tarifaire de branche à laquelle le chômeur était initialement rattaché.


Les chômeurs contraints à accepter un travail y compris à temps partiel


En cas d’offre "acceptable", la réglementation permet aussi d’imposer une mobilité dans l’ensemble du Land, sauf circonstances particulières appréciées au cas par cas. "L’important est de pousser à tout prix les personnes licenciées à retrouver du travail", résument les auteurs. Y compris un contrat à temps partiel ou un "minijob" de moins de 15 heures par semaine. Au final, la règle qui prévaut outre-Rhin est celle du recours à l’autoassistance : Hilfe zur Selbsthilfe, une "aide pour s’aider soi-même"…

Reste à savoir dans quelle mesure ces réformes ont contribué à la baisse du chômage en Allemagne (environ 7% de la population active aujourd’hui, contre plus de 10,5% en 2005). Pour Bernard de Montferrand et Jean-Louis Thiériot, c’est le cas.


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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 16:00

Une reportage de "Liaisons Sociales" décrit les difficultés des services publics de l'emploi en Grande-Bretagne, Italie et Allemagne

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Liaisons Sociales Magazine N°128 Janvier 2012

 

 

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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 00:04

UK unemployment hits 17-year high

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The guardian  décember 14th, 2011

 

 

• Youth unemployment stays above 1 million
• Public sector loses 67,000 jobs in three months
• Private sector adds 5,000 over same period
• But claimant count rise is less than feared


David Cameron faces questions from Ed Miliband on unemployment Link to this video 

UK unemployment has hit a fresh 17-year high after the public sector shed thousands more jobs and the private sector failed to pick up the slack.

Youth unemployment held at a record high of over 1 million and the total number of unemployed people rose to 2.64m over the three months to October, according to official figures.

The Office for National Statistics said that at 8.3% the unemployment rate was at its highest since 1996.

But economists said there were tentative signs the deterioration in the labour market was slowing, if not reversing. The more recent data on the number of people out of work and signing on for benefits rose less than feared last month. The claimant count went up by 3,000, well below the 14,900 forecast by economists.

"Clearly the labour data are deteriorating, but much more slowly than the recent pace and not as badly as previously feared," said Alan Clarke, economist at Scotia Capital.

"So while that is consistent with a picture of the economy growing below trend, it may well be telling us that things aren't actually that terrible and could be a clue that the economy hasn't yet slipped into recession."

The ONS also released data on public sector job cuts. As the government's austerity drive continued, the number of people employed in the public sector fell by 67,000 between June and September, with the majority of those job cuts in local government.

The coalition has been hoping to rebalance the labour market towards the private sector, but that added only 5,000 jobs over the same period. It was the second consecutive quarter that growth in employment in the private sector did not offset the drop in the public sector.

Still, there were more encouraging figures for the government for the year as a whole. Private sector employment was up 262,000 on a year earlier, while public sector employment was down by 276,000.

 

Video intéressante pour connaître le fonctionnement et l'ambiance de la Chambre des communes 

 

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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 22:55

israel_flag.jpgLes agences pour l'emploi en grève contre la privatisation

 

IsraelValley  18 décembre 2011

 

 
Les employés des agences nationales pour l’emploi se mettront en grève demain lundi. Ils entendent ainsi protester contre la proposition du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi, Shalom Simhon, de privatiser ces services

 

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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 09:14

Le chômage espagnol vient de battre un nouveau record

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AFP   2 décembre 2011

 

 

Le nombre de chômeurs en Espagne a augmenté en novembre jusqu'à 4,420 millions, soit un niveau record depuis 1996, confirmant les mauvais résultats du gouvernement socialiste qui cèdera le pouvoir à la droite fin décembre.

Ce chiffre a augmenté de 1,37% sur un mois, avec 59.536 nouveaux chômeurs, a annoncé vendredi le ministère du Travail. Il s'agit du pire résultat en matière d'emploi depuis le début de la crise en 2008 et aussi depuis le début de la diffusion de ces statistiques mensuelles, en 1996.

Ce nombre est toutefois inférieur à celui publié le 28 octobre et qui établissait le nombre de chômeurs en Espagne à 4,978 millions à la fin septembre, le ministère du Travail utilisant une méthode différente de l'Institut national de la statistique (Ine), qui calcule le taux trimestriel.

Celui-ci s'élevait à la fin du troisième trimestre à 21,52% de la population active, le plus élevé de l'Union européenne et des pays de l'OCDE.

Alors que la barre symbolique des cinq millions de chômeurs n'est plus très loin, il semble désormais impossible que l'Espagne atteigne l'objectif fixé par le gouvernement socialiste sortant d'un chômage à 19,8% à la fin de l'année.

Relancer l'emploi et assainir les finances publiques figurent en tête des priorités du nouveau gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, qui prendra ses fonctions le 22 décembre après la victoire de la droite aux élections législatives du 20 novembre.

Chez les jeunes, le chômage augmente encore, selon le ministère du Travail, avec 9.455 nouveaux sans-emploi de moins de 25 ans (+1,98%).

Selon l'Ine, 45,8% des 16-24 ans étaient au chômage au troisième trimestre.

Parmi les régions, la Galice accuse la plus forte hausse du nombre de chômeurs, avec 11.274 nouveaux sans-emploi par rapport à octobre.

L'archipel des Baléares suit, avec 10.396 chômeurs de plus puis l'Andalousie, la région d'Espagne la plus touchée par le chômage, où 8.315 personnes se sont inscrites sur les listes du chômage en novembre.

Les employés du secteur des services, fortement lié au tourisme en Espagne, représentent une très lourde part du nombre des nouveaux chômeurs en novembre, 82%, avec 48.788 nouveaux sans-emploi.

Premier secteur touché au début de la crise en 2008, la construction enregistre 5.769 nouveaux chômeurs (+0,77%). L'industrie accuse une hausse de 0,68%, avec 3.389 nouveaux sans-emploi.

 

© 2011 AFP

 

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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 16:55

Actiris-Bruxelle.jpg Débat en Belgique: Quel organisme sera chargé du contrôle des chômeurs ?

Les Régions vont contrôler le chômage

La Libre Belgique  19 novembre 2011

 

Le contrôle de disponibilitédes chômeurs sera confiéaux Régions. On pourrait avoir des politiques plus laxistes que d’autres. Mais pas trop.

La régionalisation des politiques de l’emploi - en particulier l’activation des chômeurs - était sans doute ce que les partis flamands désiraient le plus. C’est dès lors le sujet qui a été le plus âprement discuté. L’argument de la Flandre est le suivant : les marchés du travail régionaux ne connaissent pas les mêmes problèmes. En Flandre, c’est le taux d’emploi des plus de 50 ans qui inquiète. En Wallonie et à Bruxelles, c’est d’avantage celui des jeunes. Il faut donc leur donner la possibilité de donner des impulsions spécifiques.

L’accord institutionnel confie dès lors aux Régions la mission de contrôler la disponibilité des chômeurs et le pouvoir de les sanctionner éventuellement. Il leur octroie également la gestion des enveloppes consacrées à la réduction de charges patronales pour certains publics cible (jeunes, travailleurs âgés, allochtones, etc.).

Va-t-on voir apparaître un contrôle des chômeurs à deux voire à trois vitesses ? C’est possible. On peut en effet imaginer qu’une Région se montre plus laxiste que les autres dans sa mission de vérifier les efforts fournis par les chômeurs pour trouver un emploi. Ou qu’elle focalise son attention sur une catégorie de demandeurs particulière - les jeunes par exemple - en relâchant la pression sur les autres tranches d’âge.

Mais les divergences entre Régions devraient être cependant assez limitées. D’une part, le cadre normatif du contrôle du chômage restera de compétence fédérale - c’est la contrepartie concédée aux francophones. Ce découpage obligera - au minimum - les Régions et le fédéral à coordonner leurs politiques. D’autre part, si une Région devait se montrer trop peu zélée, elle se fera immanquablement montrer du doigt par les deux autres. Tout le monde a encore en mémoire les critiques de la Flandre à l’égard de la Wallonie accusée, il y a une dizaine d’années, de ne pas transmettre à l’Onem les refus d’emploi. " De toute façon , commente un responsable wallon, nous devrons exercer le contrôle de la disponibilité des chômeurs sérieusement. Selon l’accord institutionnel, nous bénéficierons pendant dix ans d’un mécanisme de solidarité, mais après ce sera fini. Nous sommes donc condamnés à augmenter notre produit régional brut. Et cela ne sera possible que si on met le plus de gens possible à l’emploi ."

Comment les Régions vont-elles concrètement mettre en œuvre leur nouvelle compétence ? Cela reste flou. Mais certains grands principes commencent à prendre forme dans la tête des responsables politiques wallons et bruxellois. Ainsi, il semble que les interlocuteurs sociaux continueront à avoir leur mot à dire dans le pilotage du dispositif. Le modèle actuel de gestion de l’Office national de l’emploi - où siègent les patrons et les syndicats - serait donc dupliqué en Wallonie et à Bruxelles. C’est, du reste, ce modèle-là qui avait déjà prévalu lors de la mise en place du Forem wallon et de l’Orbem bruxellois - devenu entre-temps Actiris.

L’implication des partenaires sociaux dans l’élaboration des politiques publiques permet de mieux coller à la réalité de terrain. Elle permet aussi sans doute de faire passer les décisions plus facilement auprès des personnes directement concernées. Mais elle rend la gestion plus lente. C’est le revers de la médaille.

Autre question, et celle-là est plus épineuse : qui va contrôler la disponibilité des chômeurs ? Les organismes régionaux de l’emploi (Forem, Actiris et VDAB) ? C’est une possibilité. Mais ces organismes devront alors jouer en même temps le rôle de l’assistant social et celui du gendarme. Assistant social parce qu’ils continueront évidemment à accompagner les chômeurs dans leur retour vers l’emploi. Mais désormais aussi gendarme parce qu’ils devront vérifier que les chômeurs réalisent bien tous les efforts nécessaires pour trouver un job, et les punir le cas échéant. Or, ce mélange des genres est délicat. Comment un chômeur pourrait-il faire confiance à son accompagnateur s’il sait qu’il peut aussi le sanctionner ? Voilà pourquoi ces deux missions devraient être confiées à des départements différents. Va-t-on créer un nouveau département au sein du Forem et d’Actiris ou confiera-t-on le contrôle des chômeurs à une administration totalement distincte ? La question doit être tranchée.

 

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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 00:03

ouargla.gifAlgérie: un jeune chômeur s'immole par le feu dans le service public de l'emploi

 

Il s'est immolé à Ouargla: l'avocat au chômage succombe à ses brûlures


DNA (Dernières Nouvelles d'Algérie)  21 novembre 2011

 

Abdellah Kebaïli, 25 ans, avocat au chômage qui s'est immolé le 14 novembre dernier au sein même de la Direction de l'emploi de la wilaya de Ouargla (plus de 800 kms au sud d’Alger), a succombé à ses blessures, lundi 21 novembre à 10 heures au Centre des brûlés de l’avenue pasteur (Alger Centre). Diplômé de droit, titulaire d'un CAPA, l'avocat n'a pas réussi à trouver un emploi en dépit de ses multiples démarches auprès de l'administration.

L’information a été confirmée par Madani El Madani, membre et militant de la section de la ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) à Ouargla, joint au téléphone par DNA.

« Abdellah Kebaïli a succombé à ses blessures ce matin au Centres des brûlés d’Alger. N’étant pas transféré à temps, le jeune avocat a rendu l’âme à cause d’une prise en charge tardive. Il a fallu l’insistance de sa famille et des militants de LADDH pour que Abdellah soit transféré pa avion à Alger, après qu’il a eu des complications et fait une hypotension », explique Madani El Madani.

La dépouille du jeune avocat  se trouve encore à la morgue du centre des brûlés où il été hospitalisé.

Avocat de formation, le jeune Abdellah a tenté de se donner la mort  par immolation dans le bureau du premier responsable de la direction de l'emploi de la wilaya après que toutes les portes se soient  fermées devant lui.

Le 14 novembre dernier, le jeune demandeur d'emploi est passé à l'acte fatidique en mettant le feu à ses vêtements après s'être aspergé d'essence.

« Le cas de ce jeune avocat, licence en droit et CAPA en poche, confirme la bureaucratie et les passe-droits de l’administration locale qui pousse les jeunes au suicide », déplore M. Madani.

Abdellah Kebaïli avait participé à de nombreuses actions de protestation organisées par les chômeurs de Ouargla, une ville du sud d’Algérie pourtant immensément riche grâce aux sociétés pétrolières qui activent dans la région.

Un vent de colère a soufflé sur Ouargla à l’annonce de l’immolation du défunt. Des centaines jeunes se sont rassemblés devant le siège de la direction l’emploi pour dénoncer le mépris et l’indifférence des responsables locaux.

Chaque semaine, des tentatives de suicide par immolation sont signalées aux quatre coins d’Algérie. Depuis janvier 2011, au moins cinq personnes sont mortes des suites de leurs brûlures.


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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 02:28

Publication Eurostat 31 octobre 2011

en-espagne-le-chomage-a-atteint-son-plus-haut.jpg

Le chômage atteint un record historique dans la zone euro

Le Monde / AFP  31 octobre 2011

Record du taux de chômage en zone euro : il a atteint 10,2 % de la population active en septembre. Ce taux est ainsi légèrement au-dessus des 10,1 % enregistrés en août, selon des données publiées lundi 31 octobre par l'office européen des statistiques Eurostat. Ce record avait déjà été atteint en juin 2010. Cela fait à présent cinq mois consécutifs que le chômage est au moins à 10 %. Eurostat a revu en hausse sa précédente estimation pour le mois d'août, qui donnait initialement le chômage à 10 %.

L'Espagne est une nouvelle fois le pays de la zone euro enregistrant le plus fort taux de chômage (22,6 %) tandis que l'Autriche et les Pays-Bas enregistrent les taux les plus bas (respectivement 3,9 % et 4,5 %).  De son côté, la France affiche un taux de 9,9 % en septembre. Aucune donnée n'est disponible pour l'Allemagne.

Selon les calculs d'Eurostat, 16,198 millions de citoyens de la zone euro étaient au chômage en septembre, soit 188 000 de plus que le mois précédent. Quant à l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage a progressé à 9,7 % contre 9,6 % le mois précédent, et le nombre de sans-emploi a augmenté de 174 000 personnes à 23,264 millions.


IL MANQUERA 40 MILLIONS D'EMPLOIS DANS DEUX ANS


A l'échelle mondiale, le Bureau international du travail (BIT) a estimé qu'il manquerait 40 millions d'emplois dans deux ans. Le BIT a ainsi appelé les pays du G20 à coordonner davantage leurs politiques économiques face à la crise, à trois jours de la rencontre des vingt économies les plus puissantes de la planète à Cannes.

Selon le BIT, le chômage mondial est en effet à son plus haut niveau jamais atteint, dépassant fin 2010 la barre des 200 millions de sans-emploi. Les experts du BIT, qui ne disposent pas encore des chiffres définitifs pour 2011, craignent que la situation ne se soit encore aggravée cette année.

En outre, le BIT relève que dans 45 pays (sur 118 étudiés) "le risque d'agitation sociale s'amplifie". C'est surtout le cas dans les économies avancées, en particulier dans l'UE, dans le monde arabe, et dans une moindre mesure en Asie. En revanche, le risque de troubles sociaux est "stable, voire plus faible" en Afrique subsaharienne et en Amérique latine. Face à ces risques sociaux, l'agence onusienne appelle les gouvernements à agir pour permettre la création d'emplois et demande notamment de soutenir l'investissement à travers une réforme financière du système de crédit et de mettre en place une "corrélation plus étroite entre salaires et productivité".

 

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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 12:54

Reportage en Estonie dans l'équivalent du Pôle emploi

Eesti-Töötukassa 

 

  Töötukassa : 3 agences, 117 salariés et 22 500 chômeurs à aider à Tallinn


MEDIAPART  28 mai 2011

 

Pour retrouver les temps bénis du quasi plein-emploi, les mesures anti-chômage se sont multipliées ces deux dernières années. Reportage à Tallinn, dans le Pôle emploi estonien.

Siim Sarapuua  a appris  à se retrousser les manches. Directeur des trois agences de Töötukassa de Tallinn, il doit faire face aux flots de nouveaux demandeurs d’emploi qui viennent s’inscrire chaque mois dans son agence depuis 2007. A Tallinn, le nombre d’inscrits a été multiplié par 10. Il est passé de 3500 avant la crise à 38 000 en 2010, pour retomber à 22 500 le mois dernier.

 

 

Ces chiffres impressionnants se confirment au niveau national : de 4,7 % en 2007, le taux de chômage a atteint un pic en 2010 à 16,9%, selon Eurostat. « Nous sommes très optimistes pour la suite, assure Siim Sarapuu. Les derniers chiffres sont très encourageants : nous recevons 80 à 100 offres d’emploi par jour ».


Le chômage de longue durée est passé de 21,9% à 42,3%.

 

Mais après une telle hausse, les experts craignent que le chômage conjoncturel ne se transforme en structurel. Le taux de chômage de longue durée est en effet passé de 21,9% en 2007 à 42,3% au premier trimestre 2011. L’installation d’un chômage structurel en Estonie pourrait avoir des conséquences catastrophiques dans ce pays où un habitant sur cinq se trouve déjà sous le seuil de pauvreté (19,5% de la population estonienne, selon les données d'Eurostat de 2009). Avec une indemnisation moyenne de 320 euros par mois, qui s’arrête au bout de 270 jours, le filet de secours est très mince.

 

« Notre principale préoccupation, ce sont les travailleurs non qualifiés ; ce sont eux qui auront le plus de mal à retrouver un emploi », explique le directeur. « Avant, pour un emploi de secrétaire ou de serveur, il n’y avait pas besoin de qualification, continue t-il. Aujourd’hui, il faut parler estonien, russe, anglais et finlandais et avoir des compétences techniques ».  Or, 40% des chômeurs inscrits dans son agence ne possèdent aucun savoir-faire spécifique.


  Atelier CV et formation qualifiante

 

Face aux manques de qualification, le gouvernement a mis en place une politique d’activation et de formation, pour éviter un allongement de la durée du temps passé au chômage. Dans l’agence Töötukassa de Tallinn, cela se traduit concrètement. « Chaque personne est suivi personnellement et doit se présenter au moins une fois par mois », détaille Siim Sarapuu. Parallèlement, des ateliers pour aider au retour à l’emploi sont organisés quotidiennement dans l’agence. Réécriture de CV, entrainement à l’entretien d’embauche, séances de motivation… Autant de services que les demandeurs d’emploi peuvent suivre gratuitement. Si cela ne suffit pas, ils peuvent accéder à des formations qualifiantes pour se préparer à certains métiers et même suivre des stages de quelques semaines dans des entreprises partenaires.

 

2 nouvelles agences à Tallinn

 

Le gouvernement n’a pas hésité à employer les grands moyens : le budget consacré à la politique de retour à l’emploi est passé de 5,63 millions d’euros pour deux ans (2007 et 2008) à 422 millions d’euros en 2010, grâce au Fonds social européen, qui finance ce programme à hauteur de 83,65%. A Tallinn, Siim Sarapuu à ouvert deux nouvelles agences de Töötukassa en 2010 et le personnel est passé de 60 personnes en 2009 à 117 aujourd’hui

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Aglaé de Chalus

 

 

Le bonus LFPLN: Indemnisation chômage en Estonie Indemnisation chômage en Estonie

 

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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 16:00

STO pour les Roms de Hongrie

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Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán

Le travail obligatoire pour les Roms hongrois est devenu réalité

myeurop.info  26 septembre 2011

 

Depuis le 1er septembre, le gouvernement nationaliste de Viktor Orbán oblige un millier de bénéficiaires d’allocations chômage, en majorité des Roms, à travailler sur des chantiers publics. A terme, ce dispositif est censé toucher 300 000 personnes. Szandor Szöke, à la tête du "Mouvement des droits civiques hongrois", s'est rendu sur le site de Gyönggyöspata: il décrit des conditions de travail indignes, l'absurdité de ces chantiers et l'absence de réaction de la population.

Ils sont désormais une réalité: presque un mois déjà que les travaux forcés pour les chômeurs ont démarré en Hongrie. En avril 2010, la droite nationaliste et son leader, Viktor Orbán, remportaient une large victoire au Parlement en reprenant à leur compte une partie des thèmes de l’extrême-droite. Le 1er septembre 2011, entrait en vigueur un programme obligeant les prestataires de minimas sociaux à travailler sur des chantiers publics.

"La Hongrie ne donnera plus d’avantages à ceux qui sont en mesure de travailler, alors qu’il y a tant de travail à accomplir",

déclarait Viktor Orbán en juin dernier. Il a au moins le mérite de tenir ses promesses.

Mais quelles promesses! Mille chômeurs sont pour l’instant réquisitionnés pour participer à des travaux d’aménagement, sous peine d’être privés de leurs allocations. Ils sont répartis sur six lieux, de véritables "labos-test" avant l’extension du dispositif à des centaines de milliers de personnes dans les prochains mois. La Commission européenne a déclaré le 20 septembre ignorer l’existence de tels travaux.

"Outils du XIXème siècle"

Et pourtant… Szandor Szöke, qui dirige le "Mouvement des droits civiques hongrois", s’est rendu à plusieurs reprises sur le chantier de Gyönggyöspata, au nord-est du pays. Il témoigne:

"Avant d’arriver sur le lieu de travail, les personnes doivent parcourir environ 7,5 km pour l’aller simple. Elles enchaînent dix heures de travail sur la journée. Elles nettoient un terrain boisé en vue de la construction de résidences pour la classe aisée. Les outils semblent tout droit sortis du XIXème siècle: on travaille à la faucille ! Il n’y a rien à disposition : pas d’eau, pas de toilettes, pas d’abri contre le soleil, pas de protection contre les guêpes… C’est humiliant. Le dirigeant du chantier, du parti d’extrême-droite Jobbik, n’a pas hésité à brusquer une vieille dame à demi-paralysée pour qu’elle aille plus vite. La paye est de 180 euros bruts mensuels, pour un travail qui aurait pu être fini en une après-midi par des tracteurs."

Camps de travail pour Roms?

Si le lieu de travail est à plus de 35 km, les travailleurs pourraient, alors, être obligés de dormir sur place dans des containers transformant alors, bel et bien, les chantiers en camps de travail. 

A l’annonce du programme en juillet, le quotidien allemand Die Tageszeitung estimait 

"Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour comprendre que cette mesure vise principalement les Roms".

En effet, près de 50 % des Roms, faiblement qualifiés et discriminés à l’embauche, seraient sans emploi. Nombre de familles vivent ainsi de l’aide sociale. Szandor Szöke a pu le vérifier à Gyönggyöspata:

Sur les quarante travailleurs du chantier, 39 sont des Roms. En réalité, les Hongrois 'de souche' ont trouvé des justificatifs pour échapper à ce travail forcé. Ce que ne peuvent évidemment pas faire les Roms."

Ce n’est pas un hasard si le village de Gyönggyöspata est en pointe de la nouvelle politique. En avril dernier, une milice formée par le parti d’extrême-droite Jobbik avait défilé pour intimider les Roms et affirmer sa politique sécuritaire. Une démonstration de force qui a manifestement plu à la population puisque le Jobbik a gagné les élections municipales il y a un mois et demi.

Le peuple hongrois sans réaction

La dernière fois qu’un programme visait un groupe racial, c’était dans le début des années 1940 !",

s’insurge Szandor Szöke. Des propos qui peuvent sembler alarmistes, mais qui trouvent un écho dans certains détails du programme. En effet, le gouvernement projette à terme d’encadrer ces travaux forcés par des anciens de la gendarmerie, un corps disparu qui traîne une sinistre réputation.

C’est cette gendarmerie qui mettait les juifs dans les wagons en partance pour les camps de concentration pendant la Seconde guerre mondiale ; elle encore qui sévissait lors de la dictature communiste. Mais le plus étonnant de l’affaire reste l’absence de réaction du peuple hongrois. Szandor Szöke explique:

Le populisme du gouvernement se nourrit de l’ignorance de la population, et inversement. La Hongrie n’a pas suffisamment travaillé sur son Histoire, donc celle-ci se répète. De 5 000 à 25 000 militants, tout au plus, s’affichent ouvertement contre ce programme. Le problème principal tient au fait qu’il n’y a pas d’opposition, pas d’alternative politique valable. Le Parti socialiste hongrois, le MSZDP, est vieillissant. Ses membres ne proposent plus rien, ils s’entredéchirent dans des luttes internes. De l’autre côté de l’échiquier, on trouve le Jobbik, crypto-fasciste et antiparlementaire… Enfin, la presse est muselée par les lois récentes instituant une pseudo-déontologie que doivent respecter les médias sous peine d’être sanctionnés financièrement."

Main d’œuvre bon marché pour les Chinois

Il se pourrait que la persécution d’une minorité ne soit pas la seule motivation du gouvernement. Le Tageszeitung soulignait en juillet que

"ce n’est pas un hasard si l’annonce de ces mesures intervient après la visite du Premier ministre chinois Wen Jiabao en Hongrie. La grande puissance asiatique veut racheter la dette hongroise mais aussi investir dans l’industrie et les projets d’infrastructures du pays".

Les bénéficiaires d’allocations pourraient ainsi constituer une main-d’œuvre bon marché. D’autant que les perspectives économiques sont menaçantes, avec la récente baisse de la monnaie hongroise face à l’euro. D'un côté, Viktor Orbán n’a de cesse de vilipender les banques pour leur rôle dans la crise que traverse le pays. De l'autre, il innove avec une solution que peu d’économistes suggéraient jusque-là: mettre les Roms au travail à plein temps.

 

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Par La fusion pour les nuls - Publié dans : International
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