« La Direction fait part d’un grand mépris. Elle est allée jusqu’à nous faire du chantage ! », regrette Jean-Luc, membre de la délégation syndicale.
A en croire la Direction Régionale, les grévistes auraient quasiment obtenu satisfaction sur le deuxième point le plus important de leurs revendications. Jean-Luc Minatchy, le Directeur régional, propose le recrutement anticipé, au 1er décembre 2009, des CDD de droit public en CDI, ainsi que le recrutement de 50 nouveaux CDI supplémentaires, « ce qui portera à près de 12% l’augmentation de l’effectif de Pôle Emploi en 2009 », précise la Direction.
Les grévistes réclament le double d’emplois supplémentaires, mais à ce jour, le problème n’est pas là. L’intersyndicale précise que sur les 50 CDI proposés, 20 seraient attribués « dans le cadre du déploiement des sites mixtes ». Une condition que les grévistes jugent insultante. « Cela reviendrait à abandonner notre principal point de revendication, qui consiste justement en l’arrêt du déploiement de ces sites. C’est du chantage que nous fait la Direction », s’insurge le syndicaliste. Une grève menée par des agents métropolitains du Pôle Emploi, qui avait agité l’hexagone le 20 octobre dernier, portait notamment sur le même rejet de cette solution des sites mixtes. Les agents préfèreraient rester dans leurs locaux actuels de l’ANPE et de l’ASSEDIC en attendant la mise en place des sites unifiés définitifs.
L’intersyndicale réunionnaise redoute que le déploiement de ces sites mixtes provisoires n’empire « la situation déjà déplorable de bon nombre de salariés », en provoquant un afflux massif de demandeurs d’emploi jusqu’alors répartis sur deux sites distincts. Ce premier point des revendications avait déjà monopolisé la 1ère réunion de négociations le lundi 2 novembre et était à nouveau abordé hier. L’arrêt du déploiement des sites mixtes prévu pour janvier 2010 semble ne pas pouvoir trouver gain de cause auprès de la Direction. En revanche, cette dernière se dit prête à faire des efforts pour démarrer les travaux d’aménagement dans les meilleures conditions possibles (les soirs et week-end). De même qu’elle s’est engagée à accélérer le processus d’achat des locaux pour les 16 sites unifiés à venir.
Par ailleurs, à la demande de l’intersyndicale, la Direction Régionale s’est engagée à transmettre les revendications au Directeur général afin qu’elles soient prises en compte dans la nouvelle Convention Collective Nationale le 3 novembre 2009, de même qu’elle a obtenu une rencontre avec le Directeur général pour la mi-novembre.
Un accord aurait également été trouvé sur la prise en compte des particularités socio-économiques de La Réunion et de Mayotte dans l’offre de services régionale. La Direction Régionale a proposé de mettre en place un groupe de travail avec les Organisations Syndicales ainsi qu’un groupe d’écoute composé d’un agent par site pour recueillir l’expression directe des agents. Cette proposition fait suite aux suicides d’agents du Pôle Emploi qui seraient liés aux conditions de travail, selon les syndicalistes, cumulés aux nombreux témoignages de dépression d’autres agents qui se disent régulièrement agressés et menacés par les demandeurs d’emploi insatisfaits. Une situation que la Direction Régionale reconnaît. « Les difficultés rencontrées par les agents dans leurs nouvelles fonctions ont engendré la colère d’usagers plus agressifs que d’habitude », admet Didier Clergeau, Directeur régional adjoint.
La tension monte depuis quelques jours au sein des grévistes. Le jeudi 5 novembre, ils avaient bloqué Jean-Luc Minatchy, le Directeur régional du Pôle Emploi, à l’aéroport de Gillot, furieux d’avoir dû attendre trois jours qu’il rentre d’un voyage professionnel à Mayotte avant de reprendre les négociations.
Afin de rassurer les demandeurs d’emploi, la Direction déclare que sur les 54.000 allocataires de Pôle Emploi Réunion-Mayotte, 51.000 sont déjà payés depuis
le 2 novembre, date du mandatement principal. Les 3.000 restants seront payés au fur et à mesure de leur pointage.

"LA FUSION POUR LES NULS"

Pôle emploi Réunion Mayotte: en grève depuis
10 jours
On le sait bien
On n’aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c’est le destin
"nino ferrer"
On peut remplacer "guerre" par "grève" pour coller à la réalité du terrain ...
L'on pourrait se dire que tout cela était prévisible ; l'on pourrait se dire aussi que, parce que ça l'était, on aurait pu l'éviter et le prévenir. Mais après avoir vendu cette fusion, à l'opinion publique, comme le Pays des Bisounours, notre DG et ses fac simile de régions tentent de la ballader à "Sijavaissuland".
Sijavaissuland est un pays qui se situe entre "Cestunedécisionnationalecity" et 'Ilestrtoptardpourreculertown". La rue ne dictera pas ses conditions, pas question qu'ils nous remakent "Der Mauerfall", 20 ans après !!!!
Carabosse ni même Loup-y-es-tu finissent mal chez Perraul; Mais c'est sans compter sur la Méchante Reine qui casse le marché en voulant refourguer ses fruits pourris au trois petits cochons : "Naf-Naf, tu veux-tu une pomme ?".
"... Et s'ils ne sont pas morts, c'est qu'ils vivent encore".
Tenez bon, la fusion se fait dans des conditions scandaleuses. On supprime nos métiers, méprise les citoyens demandeurs d'emploi ! il faut arrêter cette machine infernale ! Soutien aux agents en lutte pour des revendications légitimes !
Ne tombez pas dans le piège (facile) du découragement. Pas de protocole d'accord et alors ? Vous n'y pensiez pas trop, j'espère... Sans mouvement national porteur, la Réunion, toute courageuse et déterminée soit-elle, ne pouvait pas obtenir quelque chose de significatif, sans ébranler les fondations du Petit-tout-fou de la DG : nous concéder quelque chose aurait ouvert la brèche aux autres, ce qu'ils ne peuvent pas se permettre.
Les OS ont répondu de manière responsable en suspendant la grève : qui peut se permettre honnêtement de continuer sans se mettre dans la panade financière ?
Guerre d'usure, on n'aurait rien obtenu de plus que des ennuis avec nos banquiers, face à une Direction autiste. Et là, ça aurait été autrement plus grave pour le moral.
On parle ici de suspension du mouvement, que personne ne s'y trompe...
Quelle est leur victoire ? Avoir répondu "Nan !" à tout, comme des enfants capricieux et butés qu'ils sont : ce n'est pas de la négociation, ou alors de la négociation de République bananière. Ils ont fait acte de présence lors des palabres, c'est un minimum.
Ils ont brillé par leur amateurisme et leur couârdise.
Les grands stratèges sont rares : auparavant, les guerres ne se gagnaient pas par tactique militaire pointue, mais en affamant les assiégés. De nos jours, ce sont les arsenaux qui font la différence et la terreur. Et à moins que vous n'ayiez été des extrêmistes terroristes, il ne fallait pas compter sur une vision à longue vue de leur part.
Tout Smile qu'il est, on sait définitivement (pour ceux qui auraient eu des doutes depuis 11 mois) qu'il n'a aucun contenu, aucune épaisseur, aucune marge de manoeuvre, aucune solution que celle de vouloir plaire et de devoir sauver des apparences qui sont (pour le coup) franchement bien fissurées, ici et à Paris...
Lorsqu'un jour je le croiserai, se pavanant, dans tel site ou ailleurs, comme je suis quelqu'un de poli, je lui rendrai son bonjour et je mettrai même autant d'effort à lui rendre son sourire factice qu'il en mettra à me l'adresser. Je penserai par-devers moi qu'il est dans son rôle, dans sa fonction, qu'il est payé pour ça. Mais sachez bien, Môssieur, que pour moi, vous n'avez aucune envergure, aucune imagination, aucun talent que celui des soumis : vous n'êtes qu'un petit.
Ton aura est tellement ternie auprès de tes salariés (qui ont, pour au moins 230 d'entre eux, le mépris facile face aux faibles de ton espèce) que tu auras réussi ce tour de force de nous avoir rapproché, au moins sur le fond.
Onze longs mois, durant lesquels on a tenu bon pour ne pas te ricaner au visage : on ne te connaît pas, mais toi, tu ne veux pas nous connaître.
Onze mois qu'on subit ta politique dévastatrice de démantèlement et, par ricochet, celle de certains de tes petits chefs qui n'y connaissent (et ne comprennent) rien à nos métiers, mais se permettent de nous dire qu'ils vont nous montrer, eux, qu'ils savent mieux que nous.
Onze mois qu'on supporte tes dandinements et tes danses du ventre avec tes stats truquées et tes méthodes de voyous.
Tu me donnes envie de gerber...
Et ne l'accable pas trop, cet homme, il est tellement désinformé par sa cours qu'il a dû croire dur comme fer que "les 200" lui reconnaissaient un minimum de compétences et de légitimité. Sauf que "les 200", ils ont connu un autre temps :
- celui où ils étaient à jour dans leurs dossiers
- celui où l'entr'aide existait, spontannément, sans avoir à en référer à 3 sous-chefaillons par mails interposés, pour donner un coup de main aux copains
- celui où ils n'avaient pas à se munir d'une canne blanche, le matin et le soir, pour traverser le parking du Siège parce que les ampoules ont pêté
- celui où les toilettes et les lavabos ne refoulaient pas leur race depuis des mois (champions du monde de l'apnée depuis 11 mois, dans les couloirs)
- celui où le Directeur ne se cachait pas derrière une porte contamment fermée au 2e étage
- celui où il n'avait pas peur de venir nous saluer, même s'il savait que ça craignait pour ses fesses
- etc.
Quand t'es pas capable de résoudre des problèmes de chiottes, ça connote vaguement le niveau... Seule solution : il se réfugie au cabinet... Mais je me demande si ça refoule pas autant.
Les chômeurs victimes de la fusion, les agents de Pôle Emploi continuent leur lutte pour un service public cohérent et efficace.
La naissance de Pôle Emploi conjuguée aux moyens dérisoires attribués au Service Public de l’Emploi pour répondre aux besoins de ses usagers débouche, comme redouté depuis trop longtemps, sur une situation explosive dont la période des fêtes de fin d’année risque de marquer l’apogée.
Partout cette désorganisation imposée par une fusion à marche forcée empêche les agents de se concentrer sur leur cœur de métier (le placement pour les agents ex-ANPE, l’indemnisation pour les salariés des ex-ASSEDIC). La polyvalence déqualifiante voulue par la Direction et le gouvernement couplée à l’affichage politique incarné par la mise en place des « sites mixtes » (qui ne sont que des vitrines à ce jour) entraînent la délivrance d’un service très dégradé. Pôle Emploi est loin d’être « simple, rapide et efficace » comme le slogan le promettait. Aujourd’hui, ce sont par exemple plus de 12500 dossiers d’indemnisation en souffrance en PACA, 3000 à la Réunion et Mayotte et plus de 8500 demandeurs d’emploi qui ne sont toujours pas payés à ce jour pour le mois dernier dans cette région…
Face à cette chronique d’une catastrophe annoncée, le SNU Pôle Emploi FSU a depuis longtemps alerté l’opinion publique et les principaux responsables de cette fusion. La contestation ne cesse d’augmenter et a connu une accélération lorsque même des syndicats à priori favorables à cette fusion ont décidé de prendre leurs responsabilités faces aux conditions de travail dangereuses pour les agents et les usagers de Pôle Emploi. La région Centre, première à essuyer les plâtres de l’ « entretien unique », s’était lancée dans un mouvement de grève dès le 5 octobre. Le 20 octobre, l’intersyndicale nationale décidait de rejoindre le mouvement lancé par les syndicats de la région PACA. Cette grève nationale fut d’une puissance exceptionnelle (quasiment 17000 grévistes, 343 sites fermés) et a été reconduite sur plusieurs jours dans certaines régions comme en Bretagne et en Languedoc Roussillon. L’intersyndicale de la région PACA a reconduit la grève ce 10 novembre (22% de grévistes selon les chiffres provisoires la Direction et 27 sites fermés) et a obtenu une table ronde avec le Préfet de Région et la Direction Régionale de Pôle Emploi ce jeudi 12 novembre. La mobilisation du personnel est toujours forte et trouve un écho de plus en plus large auprès des organisations de chômeurs et des usagers en général.
Le SNU Pôle Emploi FSU tient tout particulièrement à réaffirmer son soutien sans réserve aux agents de la Réunion et de Mayotte qui ont entamé leur onzième jour d’une grève dûe à l’immobilisme et à la surdité de la direction de Pôle Emploi. Celle-ci ne semble pas mesurer les conséquences terribles de son indifférence pour les demandeurs d’emploi.
Plus largement et toujours en écho aux revendications réunionnaises dans lesquelles chaque région de l’hexagone et les DOM se reconnait, le SNU Pôle Emploi FSU rappelle à la direction générale de Pôle Emploi et au gouvernement les principales mesures d’urgence à prendre pour éviter le pire dans les semaines qui viennent : moratoire sur le déploiement des sites mixtes au profit de sites « communs » où chaque agent renseigne les usagers selon son métier d’origine ; le recrutement en CDI de tous les agents en CDD et en contrats aidés qui s’inscrirait dans une campagne de recrutements massifs au Pôle Emploi pour en arriver effectivement aux 60 demandeurs d’emploi par agent dédié à leur suivi, le respect des instances représentatives du Personnel et des droits et des métiers des salariés de Pôle Emploi, l’arrêt du recours aux opérateurs privés de placement dont le financement très coûteux n’est pas justifié au regard des conclusions du rapport Seibel sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi par les organismes privés de placement en comparaison avec le Service Public de l’Emploi, l’arrêt du management par objectifs quantitatifs incohérents et inatteignables.
Paris, le 12 novembre 2009.
Vous noterez : je n'utilise pas le préfixe "ex". Constat en chanson :
"Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on vit dans l'eau
Un petit poisson un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on vit là haut"
Non, "The Smile", on n'est pas des "ex" et on n'est pas prêts de le devenir avec tes formations à deux balles, de deux jours. Comme tu ne seras jamais un directeur du rassemblement et de l'équité, juste un vaisseau fantôme qui dérive dans la galaxie Pôle Emploi, même pas digne de répéter tout seul la leçon du Petit-tout-fou.
Tu veux mettre des branchies aux oiseaux et des ailes aux poissons, ou tout du moins tu cautionnes cette ineptie ? Tout ça avec des canards dont certains sont boiteux ? Bel équipage, mazette !
Y en a qui parlent des "200", mais je peux t'assurer qu'il y en avait pas loin de "600" autres qui espéraient que la touche "eject" soit activée, en Janvier dernier...
Quand certains nous demandaient : "Il est comment "votre" directeur ?", on leur répondait : "Il est sympa".
Ouais, t'es juste "sympa", qu'est-ce que tu veux qu'on dise d'autre ?
Quand on leur demandait : "Et le "vôtre", il est comment ?", il nous répondaient : "Une enflure quand il veut, mais on s'éclate".
Y en a "200" qui n'en ont rien à cirer que tu sois "sympa" et qui dépriment depuis 11 mois de découvrir un management mou, qui cause, qui cause, qui n'arrête pas de s'écouter causer ; y en a "600" qui espéraient que tu te mettes enfin au boulot, sans leur mettre trop la honte !
On parie combien que toi, au moins, tu seras pas concerné par la mobilité des Directeurs ? C'est bon, on en a pour au moins 25 ans...
J'attends avec impatience les conneries que Grande Pythie va imprimer servilement dans son prochain "Trauma".
Au fait, si quelqu'un sait comment on se désabonne à cette pollution mentale, qu'il me fasse signe.
Ah ? on peut pas...