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La revue mensuelle de la fusion pour les nuls


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Vendredi 6 juillet 2012 5 06 /07 /Juil /2012 14:38

JBasseres "Les agents de Pôle emploi ne doivent pas se marrer tous les jours avec lui"

 

Pôle emploi: Jean Bassères, le nouveau boss, met les choses au point

Les dessous du social (Marc Landré du Figaro)  6 juillet 2012

 

Examen réussi. Jean Bassères, le directeur général de Pôle emploi, passait ce matin son baptême du feu devant les journalistes de l'AJIS, passage obligé pour tout acteur de la sphère sociale qui tient à se faire respecter. Pendant une heure et demie, l'ex-patron de l'IGF a donc répondu du tac au tac sur tous les thèmes d'actualité : l'embauche de 2000 CDI, le plan stratégique 2015, les nouveaux types d'accompagnement des chômeurs, le service aux entreprises, la formation des conseillers et des demandeurs d'emploi, la contractualisation avec les régions, le dialogue social interne...

Ma conclusion ? Les agents de Pôle emploi ne doivent pas se marrer tous les jours avec lui. Ce qui, sous mon clavier, n'est pas une critique, bien au contraire. Jean Bassères a été fidèle à sa réputation : cash, direct et n'hésitant pas à pratiquer l'art de la contre-attaque quand il se sent agressé. Surtout le nouveau boss de Pôle emploi n'entend pas se laisser "emmerder" par les journalistes que, visiblement, ils apprécient peu. "Je ne vous laisse pas mon numéro de portable sinon je passerai mes journées à répondre à vos sms pour confirmer telle ou telle information fausse", précise-t-il. Ambiance... "Je ne suis pas devenu muet le jour où j'ai été nommé, se justifie ce proche de Michel Sapin pour expliquer le silence auquel il s'est astreint depuis le début de l'année. Je me suis plongé dans les dossiers et me suis concentré sur le plan stratégique 2015, aujourd'hui bouclé. J'ai lancé toutes les procédures d'information consultation en interne avec les syndicats et ai donné la primeur des conclusions lundi aux cadres de l'agence."

Quand Jean Bassères sait, il répond. Quand il ne sait pas, il ne répond pas mais ne botte pas en touche. Et surtout il n'hésite pas à mordre s'il se sent agressé. Un exemple ? "Il est faux de croire que tous les conseillers sont au bord de l'épuisement, indique-t-il, sur la base de ses déplacements hebdomadaires sur le terrain. Il existe des risques psychosociaux mais arrêtons de dire que Pôle emploi est au bord de l'explosion. Je ne nie pas qu'il y a des problèmes. Les résultats de la grande consultation interne que nous avons menée sont très clairs et plus mesurés que ce que certains disaient." Autre exemple ? Le patron n'aime pas non plus lire dans la presse que seuls 6700 conseillers font de l'accompagnement de chômeurs. "Non, ils sont 15000", rappelle-t-il. Soit un tiers des effectifs, un ratio qui ne le choque pas. "10% des effectifs travaillent dans les fonctions support, comme dans les autres agences. Alors quand on me dit ou je lis qu'il n'y a trop de gens qui ne sont pas devant les chômeurs et qu'on peut redéployer encore plus d'agents vers le front office..." Et paf pour les journalistes ou Xavier Bertrand, son ex-ministre de tutelle !

Idem sur la répartition des rôles en interne. "Il y a eu une frénésie de négociations sociales dans les premières années de Pôle emploi", rappelle Jean Bassères. Un constat, pas une critique. Mais le patron, c'est lui, pas les syndicats. Et s'il est prêt à discuter avec toutes les organisations représentatives du personnel, il n'entend pas co-gérer l'agence. "On parlera de la classification après avoir défini l'offre de services et avoir discuté des métiers en interne, chaque chose en son temps, se justifie-t-il. Je parle bien de discussions, pas de négociations. Définir les métiers à Pôle emploi, c'est de la responsabilité de l'employeur. L'enjeu, c'est de savoir ce qu'on met dans le socle de compétences communes à tous les conseillers. On va en discuter. Je n'ai pas d'idées arrêtées sur la question." Et paf pour les syndicats ! Attention, pour le patron de Pôle emploi, les mots ont un sens et les questions sémantiques ne sont pas secondaires. Malheur à ceux qui compareront Pôle emploi à une entreprise ou qualifieront les chômeurs et les entreprises de "clients". Non, ils forment le "public" de l'agence. Quant aux conseillers - qui auront "plus de marges de manœuvres mais pas d'autonomie", nuance - dédiés au contrôle, une expérimentation va bien être lancée mais hors de question, à ce stade ou plus tard, de parler d'un "bataillon de contrôleurs"...

 

Marc Landré

 

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Par La fusion pour les nuls
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Commentaires

Jean Bassères n'est pas un proche de Michel Sapin, il a été recommandé et nommé par Nicolas Sarkozy au moment de la fusion ANPE-ASSEDIC
Commentaire n°1 posté par claude59orchies le 06/07/2012 à 15h09
Saluons la présence d'un nouveau vrai patron à la tête du SPE depuis Gerard VANDERPOTTE, pour ceux qui l'ont connu et apprécié
Commentaire n°2 posté par Cambacérès le 06/07/2012 à 15h22
Je note qu'on ne parlera plus de clients.
Un motif de moins pour s'écharper à coup d'invectives grossières et injurieuses sur ce blog....... avec un peu de chance!
Commentaire n°3 posté par baghera le 06/07/2012 à 16h05
C'est vrai, la nouvelle consigne c'est de ne plus parler de clients. Cela va être difficile à avaler pour mon REP, mon DAPE, mon DT et mon DR qui ont toujours défendu bec et ongles cette appellation. Et cela rend caduc tous les groupes de travail bidon de la direction autour de la définition du métier de "conseiller clientèle". Mais je ne m'inquiète pas trop pour eux: ils ont tant de fois retourné leur veste pour se faire bien voir, qu'ils défendront bec et ongles la semaine prochaine que l'appellation de client est inapropriée dans un service public.
Commentaire n°4 posté par narcisse le 06/07/2012 à 16h32
A Cambaceres

Comparer Bassères à Vanderpotte, c'est comme si on comparait BHL à Jean Paul Sartre !
Commentaire n°5 posté par Simone le 06/07/2012 à 16h38
Je note que les conseillers n'auront pas plus d'autonomie qu'aujourd'hui. Au moins c'est clair: on nous prépare des REP garde-chiourmes, eux même supervisés par toute une hiérarchie intoxiquée par les chiffres.
Commentaire n°6 posté par jememarre le 06/07/2012 à 16h43
"Il est faux de croire que tous les conseillers sont au bord de l'épuisement, indique-t-il, sur la base de ses déplacements hebdomadaires sur le terrain. Il existe des risques psychosociaux mais arrêtons de dire que Pôle emploi est au bord de l'explosion. Je ne nie pas qu'il y a des problèmes. Les résultats de la grande consultation interne que nous avons menée sont très clairs et plus mesurés que ce que certains disaient."

=> Apparemment, il ne fait pas la même interprétation que nous concernant les résultats de la consultation interne!! Comme c'est étonnant!

Bref, on n'a pas fini d'en baver... et il m'a tout l'air d'être le parfait killer...
Commentaire n°7 posté par azerty le 06/07/2012 à 17h01
Enfin bon entre plus de "marges de manoeuvre" et de "l'autonomie"... Perso moi aujourd'hui peu m'importe.. avant tout qu'il m'explique mon métier ? accompagner des demandeurs d'emploi et aider des entreprises à recruter ... ou passer 2 demi journée en pst à expliquer au public que pour les absences à rendez vous ils doivent envoyer un courrier et autres conneries chronophages de cet acabit ??? Personnellement je n'ai jamais demandé d'autonomie mais des instructions claires, des orientations précises, un appui dans les moyens, des logiciels qui fonctionnent, des mesures qui ne sont pas des usines à gaz, moins d'administratifs inutiles, etc...
Commentaire n°8 posté par anti pasta le 06/07/2012 à 17h46
et je reviens sur lea différence entre 6700 et 15 0000 agents qui font de l'accompagnement. Le vrai chiffre est de 6700... C'est de l'équivalent temps plein. Mon actiivté de suivi est au mieux 33% du temps, le reste c'est du SE, de l'acceuil, de la pst, la réunion de service hebdomadaire, etc... Bref... Comme je le dis aux demandeurs d'emploi qui sont sous mon nom:"J'ai au pire 10 minutes à vous consacrer tout les deux mois... Donc démerdez vous"
Commentaire n°9 posté par anti pasta le 06/07/2012 à 17h49
Ce qui me tue le plus c'est que la gauche arrivée au pouvoir laisse se mettre en place un plan directement issu du gouvernement précédent,une organisation pourrie et une course aux chiffres à rendre schizophrene.Objectif:du resultat,du placement!!! un marché un travail des plus mauvais ne laisant de la place qu'aux plus forts.Faut qu'on m'explique là.Qu'il ait une grande gueule le Basseres,soit.Mais les organisations syndicales ne sont pas inexistantes....sauf quand elles acquiescent et signent la mort d'un service public.
Commentaire n°10 posté par armand le 06/07/2012 à 17h56
Réjouissant le commentaire de Simone évoquant Jean Paul Sartre
Il ferait beau voir que l'on pût seulement songer à une aussi invraisemblable comparaison
Commentaire n°11 posté par Cambacérès le 06/07/2012 à 19h04
La "gauche au pouvoir" ?,ah bon.. quelle gauche ?? Sapin a jugé la fusion sarkozyenne éxcellente, les grands principes de cette horreur le font kiffer.. pas question donc de DISSOUDRE ce monstre, ce qui serait pourtant la seule solution viable pour redevenir un service public Humain.. Non, on continue l'abattage, avec certes plus de moyens, de gommes et de crayons, et évidement aucune autonomie accordée aux trouepaux de conseillers... mais la majorité du troupeau aime son berger et suit ses préceptes.. Ils ont optés..et puis après ??
Commentaire n°12 posté par nitchevo le 06/07/2012 à 19h05
Je voudrais que le planning soit le reflet réel de nos activités, que les usines à gaz chronophages soient abandonnées (en pst on va bientôt passer plus de temps à tout codifier qu'à répondre, cf. la nouveauté Fiche Escalade) qu'on arrête de faire perdre du temps aux conseillers et aux DE (cf. la daube de GOA), je voudrais qu'on revienne de temps en temps aux échanges de pratique au lieu de chercher à caser des réunions de service avec un public "unique" dont la moitié n'a rien à fiche de ce qui se dit durant la moitié de la réunion et vice et versa.

Bref, je voudrais que tout en vivant ensemble on puisse chacun faire le métier qui est le nôtre. Je ne revendique ni temps libre ni "autonomie" mais qu'on nous laisse bosser.

Si je me réjouis de voir que BASSERES n'apprécie en rien le terme CLIENT, je regrette qu'il ne prenne pas la réelle mesure de l'urgence de la classification des métiers
Commentaire n°13 posté par Paul Hochon le 06/07/2012 à 20h15
ah c'est beau les intellos qui se gaussent de leurs propres mots te de leurs comparaisons....mais en attendant
la fusion n' ajamais été remise en cause par qui que ce soit et il va falloir faire avec
Bassreres a effectivement mis en place quelques mois avant les elections, il avait bossé avec sapin et il a mené la fusion des impots et des trésoreries alors pole emploi.....
clients = pole emploi est AUSSI une assurance chomage et perso je suis CLIENT de mon assurance habitation, assurance santé (mutuelle et cpam) , voiture....donc qui est ou non clients de pole emploi ceux qui payent ou les autres ? Et à qui devons nous le meillleur service ? Des mots creux ou précurseurs de ce qui peut arriver Pole Emploi garde les USAGERS et les autres les CLIENTS ?
Pour le reste vous attendiez quoi ? Un miracle regardez donc les perspectives économiques et mettez des sous de coté vous en aurez besoin.
Commentaire n°14 posté par pavédanslamare le 06/07/2012 à 20h34
Un grand psychologique humaniste nommé Karl ROGER,utilise le terme client pour décrire les personnes qu'il accompagnent et pourtant ses théories sont fondées sur la Valorisation Inconditionnel Positif....
Valorisons nos D.E en leurs accordant du temps pour les accompagner,de l'écoute ,en leurs portant un intérêt au lieu de chercher un nom adapter public-privé!!!!!!
Ils ne savent m^me plus qui fait quoi et qui est qui au sein du pôle emploi,c'est optimal lorsque que l'on perd confiance en soi après le perte d'un emploi sans parler des DELD et DETLD....
Commentaire n°15 posté par biboule le 06/07/2012 à 21h06
A biboule: Tu veux probablement parler de Carl Rogers ? C'est plutôt une approche centrée sur la personne. Le terme de "client" est effectivement un terme employé dans la psychologie humaniste américaine, mais nous sommes en Amérique où le mot "humaniste" n'a pas le même sens qu'en France, ni le mot "client" qu'on pourrait plutôt traduire par "patient" ou "personne".
A pavédanslamare: tu te trompes: tu n'est pas client de ta CPAM. Tu peux être client de AXA mais pas la Sécu qui est une assurance sociale obligatoire fondée sur la répartition (et non la capitalisation). C'est comme si on disait que les retraités sont les clients de la CARSAT (ex-CRAM). C'est absurde. C'est pourquoi les allocataires ne sont pas clients de l'UNEDIC et les chômeurs pas clients de Pôle emploi. Parler de clients pour l'assurance maladie, l'assurance chômage ou l'assurance vieillesse, c'est retourner avant la guerre et le Conseil National de la Résistance. Ou retourner en Amérique où l'assurance maladie (même à la sauce Obama)est effectivement une assurance privée, non obligatoire, par capitalisation.
Commentaire n°16 posté par Karl MARX le 06/07/2012 à 21h45
Il y a longtemps que je vous lit. La plupart du temps j’interviens sur ce blog sous un pseudo. Pour une fois je répondrais sérieusement. Ce que mon DG ou M Landré déclare m'importe peu. Encore plus mes collègues. Chaque jour je voie des demandeurs d'emplois qui me demandent ce que je peux faire pour leur permettre de trouver un emploi... Le reste (les problèmes de planning de mon REP, les états d'âme de ma DALE, les théories fumeuses des syndicats... j'adore le snu [ironie] L'usa est comique...La CFDT c'est synonime de MEDEF ? ) importe peu... Pour les entreprise c'est pareil... Régulièrement je suis au contact d'entreprise qui me disent j'ai un poste.. Qui avez vous à me proposer...
Aujourd'hui je note que la ligne managérial m'est d'aucune utilité.. La réglementation est un vrai meli melo... Les logiciels ne sont pas fiables... Plutot que de partir des besoins des entreprises on part des besoins en statistiques de mon DG...
Bref... La clé d'entré devrait être les besoins du demandeur et les besoins de l'entreprise mais au final, collègues, *rep, DALE, DG, syndicats, tout le monde s'en moque...
Commentaire n°17 posté par antoine le 06/07/2012 à 21h51
belle analyse Antoine..merci
Commentaire n°18 posté par biboule le 06/07/2012 à 22h38
@ Karl Marx la centration sur personne ,tu ferais bien l"appliquer un peu au lieu de center sur toi avec tes idéo....
Car allocataire,bénéficiaire,assuré ect....
mettre les personnes accompagnés dans des cases bien fermés ça c'est bien notre système d'administration par contre sans traduction....
mais désolée je n'adhère absolument pas!
ouvres toi et le monde s'ouvrira à toi!
Commentaire n°19 posté par biboule le 07/07/2012 à 00h12
Et les innombrables arrêts de travail parce que nous craquons!!!!!!
http://www.francesoir.fr/actualite/justice/france-telecom-mis-en-examen-comme-personne-morale-242105.html

Politique managériale harcelante à FRANCE TELECOM:

Un rapport de l'Inspection du travail mettant en cause la gestion du personnel et une plainte de Sud avaient conduit à une information judiciaire en avril 2010. La CFDT, la CFE-CGC/Unsa, la CFTC , la CGT, et FO s'étaient constituées partie civile.
En 2008 et 2009, le nombre des suicides de salariés s'est établi à 35, selon direction et syndicats. Engagée dans des restructurations, l'entreprise avait supprimé 22.000 postes entre 2006 et 2008 et procédé à 10.000 changements de métier.

"C'est la première fois qu'une entreprise est mise en examen en tant que personne morale pour harcèlement moral", a assuré Sylvie Topaloff, l'une des avocates de SUD dans cette affaire. "Ce n'est pas l'acte individuel d'une personne à l'encontre d'une autre (qui est en jeu), c'est une politique managériale qui est considérée comme harcelante", a-t-elle ajouté.

Le groupe a "mis en oeuvre des méthodes de gestion du personnel qui ont eu pour effet de fragiliser psychologiquement les salariés et de porter atteinte à leur santé physique et mentale", écrivait l'inspection du travail dans son rapport en 2010.

Dans une lettre à Sud-PTT, l'inspectrice du travail Sylvie Cattala avait rapporté que la direction avait été "alertée à de nombreuses reprises" entre 2005 et 2009 sur l'existence de "risques psycho-sociaux pouvant être graves".
Actu France-Soir (Avec AFP)
Commentaire n°20 posté par ralponpon le 07/07/2012 à 00h15
@ANTOINE : tu nous dis "Il y a longtemps que je vous lit. La plupart du temps j’interviens sur ce blog sous un pseudo. Pour une fois je répondrais sérieusement"

Parce que jusqu'à maintenant tu t'amusais à dire n'importe quoi avec à chaque fois des pseudos différents??? Drôle de jeu !!!
Commentaire n°21 posté par Paul Hochon le 07/07/2012 à 09h19
DG,DR,DT,chargés de mission,AEP,conseillers : restons unis autour de notre seul et unique but, aider les chercheurs d'emploi à decrocher un job pour vivre.
Commentaire n°22 posté par rage le 07/07/2012 à 10h09
Concernant "marges de manoeuvre", "autonomie", rôle des managers et notamment REPs, tout le monde ne met pas la même signification là-dedans.

Je vous livre ci-après un extrait des pages 39/40/41 du plan 2015 que nous a révélé La Fusion.
Le point 1. fait dire: "Ah pas mal, "ils" ont pris conscience des problèmes".
Mais dès le point 2. la réflexion devient: "Aïe, c'est pas vraiment ce qu'on pouvait en attendre, la réponse c'est plutôt flicage et soumission: le chef décide comment je dois travailler et le chef a toujours raison, d'autant plus qu'il a mon avenir entre ses mains".
Parce-qu'il y aura toujours des managers ouverts et compétents qui diront "OK, essaie ce que tu proposes et prouve-moi que tu as raison" et d'autres persuadés d'avoir la science infuse qui diront "J'ai raison parce-que je suis le chef alors tu fais comme je dis. Point-barre".


"1. Assouplir la gestion des plannings.

La nomenclature des activités sera simplifiée et resserrée autour de quelques domaines d’activités-clés (accueil-prise en charge, placement, aide au recrutement, gestion des droits, management).

La refonte de planification des travaux poursuivra les objectifs suivants :
- Repositionner les managers sur l’animation d’équipe et moins sur un suivi trop administratif et une gestion chronophage des plannings en allégeant les charges d’élaboration des plannings.
- Traduire dans l’organisation du travail et la planification des activités la mise en place de l’accueil en équipe.
- Tirer les conséquences des nouvelles marges de manoeuvre données aux conseillers dans le suivi et l’accompagnement.
- Mieux prendre en compte les différentes activités inhérentes à la gestion de portefeuilles (analyse, préparation et suivi d’entretiens).

Il s’agira de donner plus de souplesse aux managers, plus de latitude aux conseillers pour s’organiser et plus de stabilité organisationnelle à l’ensemble de l’agence.
Echéance : 2012-2013



2. Renforcer les marges de manoeuvre des managers

 Permettre aux managers de mesurer la pertinence des décisions prises par les conseillers dans le cadre de la nouvelle offre de services.
A cette fin, ils doivent disposer d’une information précise sur les actes du conseiller en termes de gestion des contacts, de prescription ou de suivi de la recherche d’emploi, grâce en particulier au déploiement d’un outil de supervision des portefeuilles.
Echéance : 2013

 Garantir à chaque responsable une meilleure maîtrise opérationnelle des moyens de fonctionnement et d’intervention :
- En renforçant le rôle de chaque manager dans la prise de décision individuelle concernant les agents placés sous sa responsabilité....(NB: le § précise qu'il s'agit de décisions RH: primes, avancement, sanctions, etc...)......."
Commentaire n°23 posté par baghera le 07/07/2012 à 10h47
Merci Baghera pour cette mise en perspective !

Sans vouloir relancer le débat entre "public-privé", je suis contente d'avoir gardé mon statut public, car ce qui est sous-tendu, ce sont des objectifs individuels (pour les primes, etc.), d'ailleurs, quand on parle d'avancement, ça ne peut s'appliquer qu'à un statut privé (coef !). Les avancements accélérés de carrière du statut public sont vraiment marginaux de toute façon.

Je plains ceux qui ont des REP avec le doigt sur la couture du pantalon qui vont se faire un plaisir de jouer au contremaître-qui-sort-son-fouet-quand-on-fait-pas-ses-chiffres...

Tout comme je peux avoir une pensée pour les REP qui n'ont pas envie de fliquer et qui vont être harcelés par les DAPE qui veulent leurs chiffres pour avoir leurs primes...

etc. jusqu'en haut de l'échelle, of course.

La pression la plus forte se faisant sur les conseillers, bien évidemment !

Bassères pense que nous sommes loin d'être épuisés, je me demande comment il peut dire une telle chose : je constate que tout le monde autour de moi est claqué, en a ras-le-bol de tous les outils qu'on nous a lancé à la gueule en très peu de temps et qui fonctionnent quand ils veulent !

Que les gros cerveaux férus de chiffres en tous genres se tartinent une journée d'accueil avec GOA en entrant TOUT, je suis sûre qu'ils en sortiront totalement lessivés, comme nous... perso, pour mon dernier accueil, j'ai voulu tester le truc, j'ai commencé à le faire et j'ai très rapidement laissé tomber, vu que le nombre de DE ne cessait d'augmenter et que ça commençait à grincer des dents !
Commentaire n°24 posté par Fifi_72 le 07/07/2012 à 14h11
Un inspecteur général de finances est moins utile à la société qu'un manutentionnaire dans une boite.
Ce corps est parasitaire par définition.

Basculé dans une structure tel que pôle emploi en tant que DG, il est certain que Bassères, ignorant du fonctionnement "normal" d'un établissement ou d'une entreprise, ne verbalisera que comme il l'a toujours fait dans le corps précédent: "comme un parasite" égocentrique, méprisant, et certain de son fait.

Pour contrer ce type d'individu, la seule bombe anti parasite qui vaille c'est la mobilisation forte et déterminée.

Sans cela, il achèvera de vous ronger (car le processus a démarré il y a 4 années). Ce personnage fait partie de la "technostructure". Il faut lui opposer la politique du refus collectif, seule voie pour échapper au pire et construire l'acceptable.
Commentaire n°25 posté par fleur le 07/07/2012 à 21h45
Je suis bien d'accord avec toi, Fleur, mais qui va oser poser son stylo pour manifester son mécontentement ?

Je ne veux pas faire de mauvais esprit, mais je suis sûre que pour que du monde se bouge il faudrait faire sauter le 13ème mois et/ou l'allocation vacances...

Je ne dis pas ça pour faire un match "public Vs privé", mais vu que les agents publics ne représentent que 12% de l'effectif...

Et puis faudrait qu'il y en ait plus qui se syndiquent et j'en connais un paquet qui s'y refusent parce qu'ils ont peur d'être étiquettés et ne pas bénéficier de promotions...

Je dis ça, j'ai pris la décision de me syndiquer quand j'ai vu débarquer les outils de flicage chiffrés et que j'ai eu des reproches par un supérieur hiérarchique... j'ai choisi SUD. Je vous invite à choisir un syndicat proche de vos idées : plus on est nombreux à le faire, plus le syndicat est fort et a un réel pouvoir de négociation avec la direction.

Sans faire de prosélytisme, réfléchissez bien avant d'adhérer, regardez bien ce que les syndicats qui vous intéressent font, ce qu'ils signent (très très important).
Commentaire n°26 posté par Fifi_72 le 07/07/2012 à 22h24
"Bombe antiparasite"

Tiens tiens, intéressant ;-)

Ce Bas-serf ose évoquer l'erreur d'une "frénésie de négociation syndicale" au début de P.E !

Mort de rire (jaune)
Commentaire n°27 posté par Baygonvert le 07/07/2012 à 23h43
suffit qu'on veuille fairele ménage et çà hurle de partout!!!!
Commentaire n°28 posté par Cambacérès le 08/07/2012 à 06h28
il est temps que ca bouge à pole emploi !
je sais aussi bien que vous que les agences sont toutes differentes, les chercheurs d'emploi aussi, je connais aussi les problemes de sous effectifs, mais quand même, faut arreter les conneries.
Quand notre Directeur dit qu'il faut mesurer les resultats, c'est la moindre des choses.
Arretons de nous plaindre sans cesse ;
Arretons de croire que notre metier est si particulier (partout il y a ces problemes !!!)

Occupons nous de la seule chose qui vaille : aider nos chercheurs d'emploi à sortir de cette putain de crise, aidons-les à decrocher un job
Commentaire n°29 posté par rage le 09/07/2012 à 08h51
@ rage

je crois qu'on est tous d'accord sur l'objectif. Et je ne demande qu'à me concentrer sur ce seul objectif.
Par contre je crois que tu n'as pas le sens des réalités.

Combien de DEs inscrits dans ton agence?
Combien d'offres as-tu à leur proposer?
Combien d'offres estimées hors pôle-emploi.fr en plus pour ces DEs sur ton bassin d'emploi?

Et sauf à être sur un bassin exceptionnel,avec un taux de chômage très faible, explique nous comment tu résouds l'équation et comment tu fais pour aider tes DEs à trouver des emplois qui n'existent pas?
Commentaire n°30 posté par baghera le 09/07/2012 à 11h12
@ Biboule, il s'agit bien sûr de Carl Rogers génial psychologue qui a essentiellement travaillé avec les professionnels du "care" et du "social work". Le terme "client" est quasi synonyme de "person" pour lui mais également dans la langue anglaise où la vrai traduction de client au sens commercial est "customer", en aucun cas Rogers n'a voulu parler de client au sens commercial.
Ceci dit les travailleurs sociaux francophones ( les AS) parlent effectivement de clients mais c'est sous l'influence de Rogers précisément, et le terme n'est pas admis par tous.
Encore un mot sur Rogers, que j'admire, j'ai appris à le connaître lors de ma formation initiale ANPE en ces temps préhistoriques où elle durait...6 mois et dont je garde un excellent mais trop vieux souvenir. Il ne s'agissait pas encore à l'époque d'apprendre à mettre des croix dans des cases.
Je m'interroge beaucoup sur ce que signifie ce revirement officiel de langage à 360 degré de la part du DG. J'ai un peu l'impression que c'est une concession "qui ne mange pas de pain" au nouveau paysage politique et aux militants du service public en interne. En gros il y en a pour tout le monde dans ce discours.
Commentaire n°31 posté par krymski le 09/07/2012 à 13h47
Euh je voulais dire 180 degrés...jusqu'au prochain virage...
Commentaire n°32 posté par krymski le 09/07/2012 à 13h53
la moindre des choses, pour rétablir un vrai dialogue social est de nouer un langage commun
c'est ce que n'avait pas su ou voulu faire la direction précédente, où chaun était trop occupé aux luttes d'influence, conservation des précarrés et autres pipis aux quatre coins du territoire professionnel

la responsabilité de l'ex direction R.H. est lourde la dedans ; à quand une équipe indépendante, venue de l'extérieur et totalement coupée des appartenances ex-ANPE ou ex-ASSEDIC?
Commentaire n°33 posté par Cambacérès le 10/07/2012 à 05h12
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