Partager l'article ! Le bug informatique de Pôle emploi dans tous les média.: Toute la presse s'intéresse aujourd'hui au bug informatique de la semaine dernière ...
La revue mensuelle de la fusion pour les nuls
Toute la presse s'intéresse aujourd'hui au bug informatique de la semaine dernière
Le Parisien 23 mai 2012
Tout a été fait pour que « l’affaire » ne s’ébruite pas, mais on a bel et bien frôlé la crise de nerfs collective dans les agences de Pôle emploi i : la semaine dernière, le système informatique de la plupart des agences de cette vaste maison (48000 agents) est purement et simplement… tombé en panne! Ce bug généralisé, qui a affecté toute la France lundi 14, a continué à perturber de nombreux sites le lendemain, mardi 15.
« A dire vrai, on n’avait jamais connu un problème d’une telle ampleur », reconnaît Emmanuel Redon, la porte-parole du syndicat SUD.
Confrontés à des écrans désespérément noirs, certains conseillers de Pôle emploi n’ont donc pas été en mesure de travailler deux journées d’affilée. « En région
parisienne, certaines agences ont même fermé à 15h15 le lundi, puisque tout était bloqué », confirme Sylvie Locher, du SNU-FSU.
Quant aux principaux intéressés, les demandeurs d’emploi… ceux qui étaient convoqués pour un entretien dans le cadre de leur suivi mensuel n’ont pu être reçus.
Et des retards ne pourront sûrement pas être évités, dans les jours qui viennent, dans le traitement des nouvelles inscriptions comme, plus gênant encore, des indemnisations. « Notre objectif
reste que cette panne n’ait pas d’impact sur les demandeurs d’emploi », assure-t-on toutefois au siège de Pôle emploi. Les agents pourraient ainsi être amenés à effectuer des heures
supplémentaires, notamment afin de traiter en urgence les demandes d’indemnisation restées en souffrance — rien qu’en mars, 16600 personnes se sont inscrites.
« Plusieurs causes différentes », selon Pôle emploi, sont à l’origine de ce chaos informatique : la semaine dernière, tout d’abord, des tests ont été menés sur
les applications informatiques du service public de l’emploi afin de les améliorer. Dans le même temps, de nouveaux logiciels ont été déployés, ce qui a conduit à la « surchauffe » du réseau.
Depuis, la situation est rentrée dans l’ordre. Reste que, sur le terrain, les ratés informatiques se multiplient. En Champagne-Ardenne, hier encore, les agents se sont ainsi émus des problèmes
techniques auxquels ils étaient confrontés. « Cela n’a rien à voir avec la panne de la semaine dernière », assure-t-on cette fois à Pôle emploi.
« Dans notre agence, le système Aude, qui gère les demandeurs d’emploi, et Dune, qui s’occupe des offres proposées par les entreprises, plantent au moins une ou
deux fois par jour, chaque jour de la semaine. De préférence le matin à 11 heures et l’après-midi vers 15h30, soit au moment des pics d’activité, ce qui est très pénible », confirme une
conseillère parisienne.
A en croire les agents, ces problèmes en cascade se sont en fait multipliés depuis la fusion des systèmes informatiques de l’ANPE et des Assedic — ces deux
entités ont fusionné en 2009 afin de donner naissance à Pôle emploi. « L’indemnisation, l’inscription, le suivi des quelque 2,9 millions de chômeurs… tout est désormais géré par le même serveur,
très lourd, d’où toutes les difficultés que nous rencontrons », estime Emmanuel Redon, de SUD. A l’heure où le chômage ne cesse d’augmenter, les agents se seraient bien passés de cette
contrariété-là.
juste des cyber-incompétents qui bouffent et grignotent le système à travers un nombre croissant de pièces rapportées plus en plus problématiques qui auront fait de l'informatique commune un véritable bidonville informatique
A vouloir faire marier des dispositifs aussi heureux de fusionner que le personnel par des opérateurs plus ou moins correctement rémunérés, et sans doute trop nombreux, on est arrivé à la thrombose.
Le scandale GEODE n'a pas suffi comme leçon ?
Il permettait de créer un numéro unique dit identifiant GÉODE, et permettait de générer des dossiers sans que les personnes soit inscrite comme demandeur d'emploi.
Notre DGASI ferait pas mal de venir voir en agence ce qu'il se passe. Sur les 1515 salariés de ce service, nous devrions bien trouver quelques chefs de service pour faire ce vis ma vie, qu'en pensez vous ?
en effet plutôt que des dépenses nouvelles, on aurait pu reprendre et achever une architecture bien avancée.
Pour s'en convaincre le " Mettre en œuvre de la performance comparée notamment entre agences pour offrir des éléments de comparaison des résultats pertinents"
elle pourrait donenr des idées à certains, sur le modèle de ce qu'est le "service public de l'orientation"