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La revue mensuelle de la fusion pour les nuls


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Dimanche 24 juin 2012 7 24 /06 /Juin /2012 22:59

Pourquoi les candidats battus aux législatives ne viendront pas pointer au Pôle emploi

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L'allocation chômage spécifique pour les députés non réélus : un coût de 630 000 euros en 2007

politique.net  21 juin 2012

 

Que se passe-t-il quand un député sortant n'est pas réélu ? Quand le député vient de la fonction publique, il lui suffit de réintégrer son administration d'origine. Mais pour ceux qui viennent du privé, le retour à l'emploi n'est pas automatique. Il existe donc une allocation chômage spécifique, gérée par l'Assemblée nationale et le Sénat. Mais ce dispositif, qui a coûté 630 000 euros en 2007, manque cruellement de transparence selon Mediapart.

Une Allocation d'Aide de Retour à l'Emploi créée en 1982

Pour les députés non réélus qui ne dépendent pas du Pôle emploi, les parlementaires ont créé en 1982 l'Allocation d'aide au retour à l'emploi (AARE). Selon Mediapart, impossible de savoir précisément combien coûte cette mesure, la somme variant en fonction de l'âge, du métier et du nombre de députés qui n'ont pas retrouvé d'emplois. Le site d'information y va tout de même de son estimation : "après les élections législatives de juin 2007, une trentaine de députés avaient joui de l'AARE (pour un montant global d'environ 630 000 euros). Début 2008, ils n'étaient plus que quinze (300 000 euros en tout). Puis quatre début 2009. Et deux en 2010". Et Mediapart de préciser : "En théorie, un député peut toucher l'AARE pendant trois ans. L'allocation est dégressive : équivalente à 100 % de l'indemnité parlementaire les six premiers mois (soit 5 514 euros), elle passe à 70 % au deuxième semestre, à 50 % au troisième, à 40 % au quatrième, à 30 % au cinquième, enfin à 20 % pendant les six derniers mois (soit 1 102 euros)".
Ce sont les députés qui autofinancent l'AARE avec "une cotisation de 27 euros payée par chaque député tous les mois (0,5 % de leur indemnité nette, quand les salariés du privé cotisent 2,4 % de leur salaire brut)". Mais c'est seulement depuis 2007 que le versement de cette cotisation est soumise à une "recherche effective d'emploi". Et les contrôles sont inexistants, à la différence de Pôle emploi qui radie plus vite que son ombre.

Certains bénéficient d'allocation chômage exceptionnelle

Pire : les règles d'attribution de ces aides sont floues. Au Sénat, le système est identique. Mais depuis que les anciens ministres retrouvent leur siège de sénateur automatiquement, le Sénat s'est montré très conciliant avec les suppléants obligés de quitter du jour au lendemain le palais du Luxembourg. Trois sénateurs étaient dans ce cas-là en 2010 : ils ont dû abandonner leur poste au profit de Hubert Falco, Valérie Létard et Jean-Marie Bockel, tous trois venant d'être débarqués du gouvernement Fillon. Un dispositif particulier d'allocation chômage exceptionnelle aurait donc été mis en place pour les trois suppléants : "150 % du “salaire” de sénateur les trois premiers semestres, puis 100 % au quatrième, 70 % au cinquième, 50 % au sixième et dernier semestre". Une information que le Sénat n'a pas confirmé... ni infirmé. Autement-dit, la transparence, ce n'est pas pour tout de suite.

 

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Par La fusion pour les nuls
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Commentaires

après les soi-disant révélations sur le dossier ARF, la démagogie habituelle sur les députés battus?

Cette sollicitude pour l'UMP est nouvelle ici, non?
Commentaire n°1 posté par Cambacérès le 25/06/2012 à 07h07
Démagogie je ne sais pas, dénonciation de privilèges par contre c'est sûr!

Pourquoi des citoyens favorisés par ailleurs par un réseau de relations capable de leur retrouver un job sur un simple coup de fil ou 2 bénéficieraient-ils d'un régime chômage dérogatoire et privilégié?
Pourquoi l'ouvrier ou l'employé de 50 ans qui n'a dans ses ralations personne susceptible de l'embaucher et dont l'usine ferme dans une région plus ou moins sinistrée doit-il se satisfaire du lot commun?

Est-ce un constat partisan ou peut-on être d'accord sur le fond de la question qu'on soit de gauche ou de droite?
Commentaire n°2 posté par baghera le 25/06/2012 à 09h13
ils oublient simplement de préciser que de cette AARE sont déduites les autres ressources.

c'est à dire que si le député est par ailleurs maire de sa commune, son indemnité de maire sera déduite de son AARE.

il est donc rare que les députés perçoivent l'intégralité de leur allocation (quelle que soit la tranche de dégressivité dans laquelle ils sont)
Commentaire n°3 posté par chomage le 25/06/2012 à 11h24
Eh oui citoyens, la députation est devenue une rente de situation pour beaucoup. Certes précaire, mais compte tenu des réseaux construits lors de la mandature, il est difficile de considérer un "ex" en tant que chômeur.

Cela dit, il en est de même pour la députation européenne mieux payée pour aller, pour la plupart, pianoter à Bruxelles (oui-non-abstention) tandis que la commission européenne non élue a les quasi pleins pouvoirs.

L'assemblée nationale ne légifère plus que sur les 20% de textes que lui laisse la commission européenne, et bien entendu sur des questions d'ordre plutôt secondaire en matière socio- économique, ou plutôt "micro" (la commission se charge du "macro").

Services publics, orientations économiques (fluidité des marchés, déréglementations, etc.) tout passe à la moulinette bruxelloise. Les services publics de l'emploi ou ce qu'il en reste ne sont que des SEIG (services économiques d’intérêt général)soumis à la "concurrence libre et non faussée".

Ne vous demandez pas pourquoi d'entrée de jeu, lors de la fusion, il a été proposé de changer les statuts des salariés du pôle emploi venant de l'ex ANPE. Ça a très bien fonctionné avec le près de 90% qui ont sauté le pas et flingué (inconsciemment peut-être...pour un peu de fric certainement...comme beaucoup de députés aujourd'hui...) le service public de l'emploi.


Finalement tout est lié.

La situation étant ce qu'elle est, il n'est cependant pas trop tard pour se bouger et changer la donne...
Commentaire n°4 posté par fleur le 25/06/2012 à 17h17
fleur a dit "pour un peu de fric certainement..."
allez hop, on recommence... en moins de 6 mois j'ai pris 35% sur ma fiche de paie, alors le "un peu de fric" il a malgré tout changé mon quotidien et celui de ma famille.
c'est bien gentil les beaux principes, mais à ce jour je n'ai croisé aucun collègue, quelle que soit son origine prof., syndiqué ou non, qui émette le moindre sentiment envers cette mort annoncée du SPE, et pourtant j'en vois du monde !

je n'ai rien contre ceux qui ont optés ou pas, à vrai dire peu m'importe, sauf peut être pour mes collègues de bureau ex-indem qui restent tjrs professionnels mais qui font un peu la soupe à la grimace car les ex-anpe dont je suis leur ont tout bouffé ou presque, mais c'est l'jeu ma pauv' Lucette.
je n'aime pas le pognon plus que ça mais que celui qui n'en veut pas me le donne, je n'aurai pas de scrupules. je n'ai vu que les hypocrites qui disent ne pas travailler pour l'argent.

Les donneurs de leçon, quand ils n'arrivent pas à me faire rire lors de leur prêche apocalyptique, me font profondément chier.
et désolé d'avoir les pieds sur terre et la tête pas dans les étoiles.
Commentaire n°5 posté par wwwhttp le 25/06/2012 à 21h14
Ne sois pas désolé. Tu es à ta place sur terre, proche du ruisseau. Pour être dans les étoiles, il faut le mériter et en être capable.

Ton incapacité réside dans ton impossibilité à t'élever et à ne voir que des donneurs de leçon dès lors qu'un voile est soulevé afin d'éventuellement améliorer les choses, y compris pour toi et ta famille, sans pour cela devoir courir après une servitude profonde en guise de lavage de cerveau et d'inertie vitale.

Pourquoi donc avoir attendu la fusion pour gagner plus s'il ne s'agissait que de cela. Il fut un temps où l'assédic embauchait. Mais la difficulté professionnelle était autre...
Commentaire n°6 posté par fleur le 25/06/2012 à 23h31
huummm, je vois que ça fleure bon le respect et la compréhension. Après, certains vont s'étonner ou être désespérés qu'il n'y ait que 7,5% de syndiqués en France...
Ce n'est pas avec un tel discours dans lequel je ne vois que prétention et mépris que les choses changeront.

Tes étoiles, tu peux les garder. Ton voile, je n'en vois pas le moindre fil. Je suis aujourd'hui très bien dans ma boue (ma terre et mon ruisseau mélangés, ça fait bien de la boue, non ?), à vouloir rendre le meilleur service à mes clients (usagers me diras-tu...) et non pas me braquer contre une direction orwellienne.
Si vouloir bien faire son métier en toute conscience, en ayant choisi sa situation après avoir examiné ce qui est proposé est être servile, alors je le suis. Sans honte.

Pour avoir attendu la fusion ? Ce n'est pas une chose que j'attendais, il faut commencer par comprendre ça. Avant, ce que je faisais me plaisait et j'y trouvais mon compte. L'Anpe ne payait pas cher mais je n'étais pas malheureux. Je l'ai dit, je ne cours pas après l'argent. Mais le jour où j'ai pu continuer mon métier et en même temps gagner plus, je ne me suis pas gêné.

Et après m'avoir clairement expliqué que je ne suis qu'un con doublé d'un disciple de Panurge, j'attends la suite avec impatience. J'aime qu'on parle de moi. Les gueux en ont si peu l'habitude.
Commentaire n°7 posté par wwwhttp le 26/06/2012 à 05h55
@ wwwhttp

"je n'ai vu que les hypocrites qui disent ne pas travailler pour l'argent."

Quelle analyse fais-tu des 5000 statuts 2003 qui ont refusé d'opter, refusé de prendre 20% ou 30% de fric en plus mais continuent de faire leur boulot comme si de rien n'était?

Penses tu que leur motivation 1ère pour travailler soit le fric et que leur hypocrisie aille jusqu'à préférer se serrer la ceinture?

Ceci n'enlève rien au fait que c'est ton droit le plus strict de privilégier l'aspect financier et pour ma part je n'émets aucune critique sur ton choix d'avoir opté.

Mais ne justifie pas ce choix derrière des arguments du type "dans ma situation tout le monde aurait fait pareil, ceux qui disent le contraire sont des menteurs, des jaloux ou des hypocrites".

Il faut de tout pour faire un monde, des pragmatiques comme des idéalistes, alors à chaque camp de respecter les convictions de l'autre.
Commentaire n°8 posté par baghera le 26/06/2012 à 10h00
Mes 5000 collègues ? je dirai déjà qu'ils n'ont pas refusé d'opter mais ont choisi de rester en statut 2003. La différence peut sembler dérisoire mais je trouve qu'elle a son importance. En optant, je savais ce que je quittais. Les 5000 savent ce qu'ils ont gardé. Chacun son choix, aussi respectable d'un côté que de l'autre.

Quand je dis "je n'ai vu que les hypocrites qui disent ne pas travailler pour l'argent", je n'ai jamais dit "travailler QUE pour l'argent". Il faut lire ce qui est écrit et ne pas interpréter. C'est pourtant pas compliqué...
Qui a dit à part toi que la motivation 1ere est l'argent ? qui dit que mes collègues non optants sont des hypocrites ? certainement pas moi, j'ai juste tenté d'expliquer avec des mots simples que celui qui dit ne pas travailler en échange d'une rémunération est lui un hypocrite et c'est tout. Après, vu qu'on a eu le choix, libre à chacun d'avoir pu choisir le montant de cette rémunération.
j'en profite pour glisser un lien intéressant sur un des travaux de Jacques Limoges, après on aime ou pas => http://www.crccanada.org/crc/files/Strat%C3%A9gie_de_communication_No.11_Limoges740_1.pdf

et quant à justifier mon choix, je n'ai aucun compte à rendre. j'ai parlé de mon choix, pas de celui des autres. je n'ai avancé aucun argument du genre que tu évoques (ou alors j'ai de la merde dans les yeux, en plus d'en avoir collée à mes sabots boueux... vas-y, relis bien...)

"alors à chaque camp de respecter les convictions de l'autre."... LOL !!!! ça, c'est drôle !!

à te lire
Commentaire n°9 posté par wwwhttp le 26/06/2012 à 21h39
Merci de ton explication de texte, effectivement je n'avais pas compris les choses de cette façon.

Ceci dit j'ai bien peur de ne pas avoir compris davantage l'explication que le texte que lui-même!

Mais ce n'est pas grave si au moins ça t'a permis de vider ta bile à bon compte et te rendre heureux c'est l'essentiel!

Je te laisse juste méditer sur cet exemple "d'hypocrite" qui dit ne pas travailler pour de l'argent:
La fille de mes voisins, 32 ans, à plaqué son job d'infirmière au CHU pour aller travailler dans un dispensaire (local, pas une ONG) du Nord du TOGO. Pas payée, juste nourrie et dans un coin un lit de camp avec une armoire comme on le voit sur les photos montrées par ses parents.
Lesquels parents qui se désespèrent parce-qu'elle est opérationnelle 24h/24 là-bas sans être payée et que malgré ça quand ils veulent lui envoyer de l'argent elle leur renvoie leurs mandats avec des petits mots style "je n'ai pas besoin de cet argent pour être heureuse sinon j'aurais gardé mon boulot au CHU".

Comprenne qui pourra!
Commentaire n°10 posté par baghera le 28/06/2012 à 17h03
t'as compris ou pas compris ? faudrait savoir ? tes 2 premières phrases peuvent laisser perplexes !
ton infirmière, n'est ce pas son choix de partir exercer une activité tout en n'étant pas rémunérée. aurait-elle pu le faire en restant en France ? c'est juste une question, pas une affirmation.
comparons des situations comparables et n'utilisons pas des cas exceptionnels qui, sans vouloir minimiser qui que ce soit, ne peuvent s'appliquer qu'à une très petite frange de la population, voyons plus large ! Je n'ai jamais dit que tout le monde ne cherche que l'argent, ni que l'argent rendait tout le monde heureux. j'avais dit de ne pas interpréter mes propos, ça par contre je confirme que tu n'as pas compris.
quant à vider ma bile... mais bien sur... j'attends la suite de mon analyse avec impatience !
Comprenne qui sait lire.
Commentaire n°11 posté par wwwhttp le 28/06/2012 à 22h45
Allez, bien que n'étant ni psy ,ni assistante sociale, je te fais une dernière réponse pour essayer de te faire comprendre mon point de vue, sachant que de toute façon ta pensée me semble trop tortueuse pour qu'un simple béotien comme moi la comprenne.

1) "t'as compris ou pas compris ? faudrait savoir ? tes 2 premières phrases peuvent laisser perplexes!"

Mais c'est pourtant clair il me semble:
j'ai compris que que je n'avais pas bien compris puisque tu t'es senti obligé de ma faire une explication (rageuse) de texte. Mais comme en lisant l'explication j'ai compris à peu près la même chose que ce que tu pensais que je n'avais pas compris (à quelques nuances près), je me dis que je n'ai pas du plus comprendre l'explication de ce que je n'avais pas compris que le texte initial qu'apparemment je n'avais pas compris non plus.
Néanmoins je te remercie de ta sollicitude à essayer de m'expliquer que je n'avais pas compris ce que je croyais avoir compris en lisant ton commentaire.

2) "ton infirmière, n'est ce pas son choix de partir exercer une activité tout en n'étant pas rémunérée. aurait-elle pu le faire en restant en France ?"

Sans hésiter la réponse est oui, il y a de nombreux exemples passés et actuels pour le prouver, dans plein de domaines, ne serait-ce que parmi les bénévoles (attention, les vrais, pas les chômeurs indemnisés qui du coup se déclarent bénévoles et ne cherchent pas de boulot).

Par contre c'est matériellement plus difficile dans un beau pays civilisé comme le nôtre c'est sûr!
Et ça suppose un regard autre sur la vie: exit le petit confort matériel, la consommation, les vacances, la protection sociale, les perspectives de retraite, etc... Et je ne parle pas du fait d'avoir une famille! Ou alors en ayant un conjoint qui, lui (ou elle), travaille.

Moi-même j'ai vécu 13 mois il y a déjà longtemps en travaillant du lever au coucher du soleil pour une association sans être payé autrement que par quelques rares et maigres pourboires très occasionnels, abrité dans une caravane déglinguée (qui n'aurait pu rouler) mise à ma disposition et avec l'autorisation de piocher à volonté dans un frigo qui fort heureusement était rarement vide.
Et je te rassure tout de suite, pas de revenu de substitution, ni de l'anpe ni de parents fortunés ni d'un héritage ou d'un gain au loto. Et aucune demande d'aide sociale de quelque sorte que ce soit pour rester simplement cohérent avec moi-même.
Je crois bien que je n'ai jamais été aussi heureux d'aller travailler qu'à cette époque!

C'est clair que nous sommes là dans des cas extrêmes, mais en revenant à un plus juste milieu, oui il y a encore des idéalistes relativement nombreux ici-bas qui ne travaillent pas pour de l'argent ou en tout cas travaillent et se dépensent d'une quantité de travail sans rapport économique avec la quantité financière qu'ils en retirent.

Ca ne veut pas dire que ce soit mieux que de choisir de gagner plus quand on en a l'occasion, ça veut juste dire que les valeurs ne sont pas les mêmes, donc les critères de choix non plus et que ça respecte dans les 2 cas sans s'entendre taxer d'hypocrite par quelqu'un qui ne comprend pas.
Commentaire n°12 posté par baghera le 29/06/2012 à 17h20
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