Partager l'article ! Dijon, Béziers ... ça craint pour les Maisons de l'Emploi !: Dijon: La moitié des salariés de la Maison de l'Emploi vont ...
La revue mensuelle de la fusion pour les nuls
Dijon: La moitié des
salariés de la Maison de l'Emploi vont devoir s'inscrire au Pôle emploi
Maisons de l'emploi: licenciements et incertitudes
Mise en place en 2005, la Maison de l'emploi du bassin dijonnais va devoir se séparer de la moitié de ses effectifs d'ici la fin de l'année. En cause : une diminution drastique de la subvention de l'Etat.
C'était le 23 avril. Lors de l'inauguration, à Fauverney, de l'entrepôt FM Logistic, le travail de la Maison de l'emploi du bassin dijonnais avait été cité en exemple. « Les dirigeants de l'entreprise », souligne Michel Bachelard, le maire de Quetigny et président de la structure « ont salué notre travail « d'ensemblier » dans l'accompagnement des personnes en recherche d'emploi. » Cela n'aura pas suffi à mettre ses structures, créées en 2005, à l'abri de la remise en question.
Elle se profilait depuis l'automne et a été confirmée lors du conseil d'administration tenu le 30 avril. Avec une subvention de l'État (1,8 million d'euros) diminuée de moitié, la Maison de l'emploi du bassin dijonnais va devoir se séparer de la moitié de ses effectifs (aujourd'hui 34 salariés) d'ici la fin 2010.
Plus d'accompagnement
C'est en effet début 2011 que va entrer en vigueur le nouveau cahier des charges régissant le fonctionnement de ces structures. Celui-ci prévoit la perte d'une des missions importantes de ces maisons : l'accompagnement des chercheurs d'emploi. « À travers ce nouveau cahier des charges », souligne Michel Bachelard « l'État fixe le montant maximal de sa subvention à 1 million d'euros ». L'impact de ce changement ne s'est pas fait attendre, d'autant plus qu'il intervient alors que la convention passée entre l'État et le Grand Dijon, porteur de la Maison de l'emploi, arrive à son terme fin 2010.
Un projet est actuellement conçu avec le Pôle Emploi et la Direction du travail, afin de redéfinir un nouveau cadre de fonctionnement pour ces structures, qui sera dévoilé en octobre. Cela n'empêchera pas les licenciements. Pour le personnel de la Maison de l'emploi, la confirmation de la mauvaise nouvelle n'a pas constitué une surprise mais dans ses rangs, prévaut une certaine amertume, liée au sentiment qu'on casse un travail réel. Pour beaucoup, les Maisons de l'emploi ont un seul tort : être née avant 2007 et le changement d'orientation impulsée par Nicolas Sarkozy, notamment par le rapprochement entre l'ANPE et les Assedic. Un nouveau paysage dans lequel les Maisons de l'emploi seraient de trop.
En octobre 2007, Christine Lagarde, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, écrivait au député de Saône-et-Loire Jean-Paul Anciaux, président de la commission de labellisation des Maisons de l'emploi. Elle précisait alors que « ce dispositif (de labellisation) n'est pas abandonné mais suspendu alors que le gouvernement engage une réforme profonde du service public de l'emploi national avec la fusion de l'ANPE et le réseau opérationnel de l'Unedic ». Déjà, l'évolution actuelle se profilait.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Béziers: la Maison de l'Emploi ferme ses portes. « Un doublon avec Pôle Emploi »
Le Midi Libre 05/05/10
« C'est uniquement le bon sens qui l'a emporté, justifie la décision de retrait de la Maison de l'emploi Gilles d'Ettore, président de la communauté d'Agglomération Hérault. Je ne suis pas là pour critiquer la Maison de l'emploi mais il y avait un doublon dans les actions menées sur l'Agathois et le Piscénois avec celles du Pôle emploi depuis la fusion de l'ANPE et des Assedic. C'est une prise de décision en cohérence avec les politiques publiques. Et le président d'ajouter : il n'y a pas de problème de gestion en commun avec Béziers. Des exemples ? Le travail mené au niveau de l'aéroport ou du Scot (aménagement du territoire). Quant au long silence, 4 mois, avant d'officialiser le retrait, l'élu invoque le temps de la prise de décision en commun « et à l'unanimité
» des dix-neuf maires des communes composant l'agglo Hérault Méditerranée.
On ne peut pas dire non plus que cette mesure est purement financière, la communauté Hérault Méditerranée participant à hauteur de 46 000 € (l'agglo de Béziers, plus du double) au budget de la
Maison de l'emploi. « Nous n'avons pas encore pris de décision sur la future utilisation de ces finances » précise Gilles d'Ettore.
Lancées par Jean-Louis Borloo dans le cadre de la politique de Cohésion sociale, 50 Maisons de l'emploi, dont celle de Béziers, avaient signé des conventions avec l'Etat et obtenu des
financements européens (jusqu'en 2008). Aux mutations des entreprises et du marché de l'emploi a correspondu un recentrage des collectivités sur leurs compétences propres. Le Grand Biterrois
vient d'en faire les frais.