Partager l'article ! Chômage, Ô désespoir !: Dessin publié sur le site de nos amis ventscontraires.net ...
La revue mensuelle de la fusion pour les nuls
Dessin publié sur le site de nos amis ventscontraires.net
Alternatives Economiques 4 janvier 2012 (Carole Tuchszirer)
La crise a bousculé les priorités fixées à Pôle emploi. C'est le constat qui s'impose à la lecture de la dernière convention conclue entre l'Etat, l'Unédic et Pôle emploi pour la période 2012-2014, qui définit la feuille de route confiée à Jean Bassères, nouveau directeur de l'opérateur public.
L'heure est à la rationalisation et au redéploiement des ressources vers l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Le suivi mensuel prévu avec chaque demandeur d'emploi est supprimé. Il est désormais réservé aux chômeurs les plus en difficulté. En fait, il conviendra désormais de faire mieux, mais à moyens constants. Mieux pour les jeunes et les seniors en leur évitant le chômage de longue durée. Mieux pour permettre aux chômeurs d'accéder à des formations synonymes d'accès à l'emploi. Mieux pour les indemniser rapidement et les focaliser sur la recherche d'emploi. Mieux pour que Pôle emploi collabore plus activement avec les autres acteurs présents localement (Etat, partenaires sociaux, collectivités territoriales).
A ce titre, on notera cependant la faible référence aux allocataires du revenu de solidarité active (RSA), qui dépendent des départements mais dont l'accompagnement vers l'emploi est l'affaire de Pôle emploi. Les évaluations récentes ont pourtant pointé l'insuffisance de l'offre de service pour ce public. Cela n'augure rien de bon dans les relations entre Pôle emploi et les conseils généraux.
Autres acteurs à faire les frais de ce recentrage : les entreprises. Selon la précédente convention, la relation entreprise devait faire l'objet d'une intermédiation active et ne plus être considérée comme un sous-produit de la lutte contre le chômage. Dans le nouveau texte, il n'est plus fait mention de la " part de marché de Pôle emploi " (proportion des offres déposées à Pôle emploi parmi l'ensemble des offres d'emploi) pour apprécier ses résultats, alors que cet indicateur était autrefois adulé. En conséquence, le temps que les agents consacreront à prospecter les entreprises en vue de recueillir leurs offres d'emploi devrait baisser, de même que celui dédié à la mise en relation des entreprises avec les demandeurs d'emploi. Car dans cette convention, les chômeurs sont invités, plus que par le passé, à contacter directement les entreprises, qui préalablement auront pris soin de déposer leurs offres de façon nominative, c'est-à-dire avec leurs coordonnées complètes.
Cette voie, qui est plutôt celle de la désintermédiation, est-elle la meilleure pour lutter contre l'exclusion des demandeurs d'emploi les moins autonomes ? On peut en douter. Car pour favoriser l'embauche de publics fragiles, il importe que Pôle emploi puisse accroître sa part de marché sur l'ensemble des offres. Et qu'il puisse, par le biais d'une intermédiation active, et avec l'aide éventuelle de contrats aidés, inciter l'entreprise à recruter des profils qu'elle aurait spontanément écartés pour des raisons discutables et donc négociables.
Le SMP est une épreuve constante, recevoir des D.E ayant un profil professionnel fourni et avec qui il est possible d'entretenir une conversation, de fixer des objectifs qui seront mis en oeuvre et tenus, d'avoir une perspective de reclassement, me permets de "supporter" l'ensemble des composants de mon portefeuille. Si à partir de maintenant il ne reste plus que les SMP 20, 30 et +, à qui tout a été prescrit (réalisé ou pas d'ailleurs, ils n'en sont guère inquiétés !), qu'allons nous devenir ! Quel désespoir d'aller bosser avec ce seul objectif, puisqu'on nous dispensera à terme de la prospection (déjà tellement réduite !) et de la collecte d'offres que les entreprises iront déposer ailleurs !!!
Mais qu'arrive t-il à notre belle institution ! Vide, une coquille vide !
C'est allucinant et désespérant. Il faudrait faire exactement le contraire : accélérer le retour à l'emploi des personnes les plus proches de l'emploi. Cela permettrait de satisfaire plus rapidement les offres difficiles à pourvoir (métiers en tension). Les entreprises y gagneraient ainsi que l'Unedic ...
Comme d'habitude, les "priorités" fixées par nos Enarques ne sont pas les bonnes. Les résultats de cette feuille de route seront catastrophiques et très couteux
Résultat tout le monde est mécontent de PE et se demande à quoi ça sert.
Les TPE n'ont souvent ni le temps ni les moyens humains de faire une présélection de candidats et ils sont ravis qu'on le fasse pour eux, scrongneugneu ! si on met toutes les offres en A, ça voudrait dire qu'on devient de simples opérateurs de saisie ? C'est marcher sur la tête !
Si on veut que les gens retrouvent du boulot, faut aller chercher les offres à la source, pas attendre que ça tombe tout cuit ! Ce que ça m'agace ! dire que ces gens-là sont payés pour penser à des trucs pareils, ça me fait mal au bide !
Ce qui signifie pour les agents :
Plus d’action sociale et les demandes en cours ne seront pas traitées ;
Les prêts engagés vont devoir être restitués/soldés pour la clôture des comptes de la CNGASC
Plus de dotation nationale pour les agents
Les agents n’auront pas leurs 170 euros pour 2012 donc
- pas de chèques vacances en 2012
- pas de chèques cadeaux en 2012
Plus d’aide à la scolarité pour les enfants handicapés
Plus de dotation nationale pour les enfants :
- les agents n’auront pas 360 euros de dotation pour chacun de leurs enfants, (en chèques vacances ou en remboursement des différentes participations offertes pour les vacances, loisirs ou garde d’enfants)
- pas de prêt pour l’amélioration à l’habitat
La dotation nationale qui permettait toutes ces actions disparaît : il semblerait que le SNU qui a juridiquement contesté l'existence de la CNGASC, ait obtenu qu’elle n’ait plus de dotation.
C'est un mauvais rêve là ? Quelqu'un peut me dire ce qu'il en est exactement ? Un syndicat ne doit-il pas oeuvrer pour le bien des salariés ? Si c'est vrai, on marche sur la
tête ! Dégoûtée je suis. La crise et pas de vacances, vive 2012. Manquerait plus que Nicolas passe. Et que la Cgt fasse annuler l'accord seniors parce qu'ils n'ont pas été convoqués pour la signature ! moi je ne suis pas syndiquée et pas prête de l'être.
condamnable juridiquement.
Donc si pour toi vaut mieux un texte pourrave et condamnable qui ne profite qu'aux seuls séniors agents privés. Alors oui, ne te syndique jamais et surtout pas à la CGT !
Où est l'égalité ?
Par ces temps de crise, cela va entraîner des guerres intestines.
La fusion, c'est fait on y est dedans. Ne vaudrait-il mieux pas essayer d'améliorer le quotidien plutôt que de demander un retour en arrière ?
Le plan senior, faudrait demander à ceux qui l'ont s'ils n'en veulent plus...
Le public avez vous banni ceux qui ont opté pour des raisons financières ? Peut-être vu que du coup moi je cotoie 2 syndicats cgt (les ex et les ex) qui ne s'entendent pas. Je les cite parce que je les vois.
Pas parce que c'est la cgt, Inutile de vous en prendre aux agents. Anpe et Assedic ça a toujours été la guerre de toute façon et ça ne finira jamais ou quand il n'y en aura plus. Ce que je vois c'est que je n'aurai plus de chèque vacances et que je resterai chez moi. Pendant que le CE aura du fric bloqué qui dort !
Pour les autres les "malheureux" ex Rac on été submergés par la culture syndicale de l'autre versant et toutes ses conséquences (on s'en rend bien compte aujourd'hui).
Certes ces unions ne sont pas parfaites compte tenu de 2 cultures différentes, la paritaire ex RAC et fonction publique ex ANPE. Mais tant bien que mal sur l'essentiel ça se rejoint (destruction du service public, EID, conditions de travail, etc.).
On peut très bien comprendre les accrocs de ci de là. La culture ex RAC a permis de décrocher des acquis non négligeables d'avant la fusion( ASC, 14 mois et demi, RTT saccagée aujourd'hui, etc etc.). Au passage, les optants bénéficient largement, au prix de l'abandon de leur statut, de l'acquis financier dans lequel ils n'on rien à voir en matière de luttes (eh oui c'est pas tombé du ciel).
Voir des pans entiers d'acquis voler en éclats est difficile à digérer pour un versant de la CGT et les personnels affiliés, et pour l'autre versant une lutte de fond légitime semble indispensable. La conjonction de ces "deux CGT" ne pouvait pas se faire aisément.
Le SNU, inconnu du privé, s'est fait connaitre au travers de cette fusion. C'est un fiasco que ressente bon nombre de collègues. Pour les autres, ni le fond ni la forme ne laissent augurer la mobilisation tellement indispensable en lieu et place des larmoiements habituels.
Il faudra bien à un moment donné se bouger.
La Direction de Pôle Emploi et quelques syndicats « maison »
condamnés par la justice.
La cour d’appel de Paris a tranché le différent qui oppose, depuis 2 ans, le SNU et la Direction de Pôle
Emploi.
La CNGASC, instituée par la convention collective, est illégale et son financement est illégal.
Rappelons que cette commission était présidée par la Direction, contrôlée par la Direction et
fonctionnait de manière totalement opaque depuis janvier 2010 : Aucun compte rendu de gestion n’a
d’ailleurs été fourni au personnel sur ses 22 millions de budget annuel.
C’est ce fonctionnement totalement illégal qui a été sanctionné par la cour d’appel de Paris, dans un
jugement très détaillé que vous pouvez retrouver dans son intégralité sur notre site SNU :
www.snutefifsu.org
Quelques syndicats complices de la Direction tentent de vous faire croire que, dans cette action, les
personnels de Pôle Emploi seraient lésés :
Ces fausses allégations tentent de vous prendre pour des imbéciles !
Car ces mêmes syndicats oublient de préciser que les 22 millions affectés hier à la CNGASC sont
aujourd’hui transférés, directement, aux 29 CE de Pôle Emploi.
Hier, les prestations de la CNGASC étaient versées par votre CE, demain votre CE continuera, s’il le
souhaite, le versement de ces prestations. Il pourra même les améliorer substantiellement !
En effet, suite à ce jugement et grâce au soutien des CE de Bretagne et de Lorraine qui ont décidé de
s’associer à l’action du SNU, chaque Comité d’Etablissement est en droit de réclamer à la Direction de
Pôle Emploi les subventions versées à tort à la CNGASC en 2010 et 2011, soit plus de 44 millions d’euros,
pour l’ensemble des CE.
Encore faut-il que l’ensemble des CE exigent leur dû auprès des Directions Régionales !!!!!!!!!!!
Le SNU y veillera et dénoncera toute tentative d’obstruction de la part de la Direction
comme de la part des syndicats complaisants.
pour ce qui est du jugement de la cngasc je pense qu'il faut laisser le temps de voir la reconstruction qui sera possible, car les syndicats qui crient au loup maintenant et tentent de faire croire que toute subvention est finie sont ces mêmes qui depuis la création de la cngasc ont supprimé de nombreuses prestations, les mêmes qui sous pretexte de simplifier les choses, c'est comme cela que ça a été annoncé, ont eliminé tous les palliers...
Grace à eux que maintenant avec un salaire de conseiller, on est passé d'une prestation enfant approchant les 1000 euros par an d'aide à 360 euros, la même somme que pour le DG (ah non soyons honnete, il y a 20 ou 40 euros de différence quand on a un gros salaire c'est ça ?)
depuis sa création, la cngasc ça a été baisse de prestations, baisse d'équité sous pretexte de mettre tout le monde avec la même égalité de somme, gestion des syndicat sans aucune représentativité des élections... Bref, il est surement plus que necessaire de tenter autre chose
et quelque soit ce qu'on en pense, le simple fait que FO se soit mis au procès AVEC la direction, au lieu de se contenter de ne pas suivre l'action juridique me pose problème
Ceci étant, tu avoueras que c'était fastoche.
Pour le reste...
Nous sortir des salades du style, " la cgt est pas contente car elle était pas invitée à là grâce sauterie, du coup elle boude et fait exprès de déranger ces messieurs-dames du tribunal", là c'est du lourd !