Partager l'article ! Baisse du nombre de demandeurs d'emploi, mais hausse du chômage de longue durée.: Quatrième mois d'affilée de rec ...
La revue mensuelle de la fusion pour les nuls
Le Figaro (Marc Landré) 1er juin 2011
La belle série continue pour Xavier Bertrand qui, six mois après être revenu au ministère du Travail, enregistre un quatrième mois consécutif de baisse du nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi. Une performance qui n'était pas arrivée depuis décembre 2007. Selon les données publiées mercredi soir par Pôle emploi, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a reculé de 10.900 en avril, portant à 53.400 le reflux enregistré depuis début 2011. Soit, à 1600 près, le total du nombre de demandeurs d'emploi en moins prévu par Pôle emploi pour l'ensemble de cette année. Sur un an, la variation est stable, affichant une hausse de 0,2%, très éloignée des +25% enregistrés il y a deux ans. Fin avril, on comptabilisait 2,67 millions de chômeurs n'exerçant aucune activité.
Pour la quatrième fois depuis octobre, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits dans les catégories A, B et C a également reculé, de 6300 sur un mois, pour atteindre 4,04 millions de personnes. Dit autrement, si le nombre de chômeurs sans aucun emploi (catégorie A) a baissé, celui des demandeurs d'emploi en activité réduite (catégories B et C) a augmenté mais dans une proportion moindre (+4600). C'est la conséquence d'une reprise qui passe essentiellement par le développement de petits boulots et d'emplois à temps partiel, débouché le plus fréquemment offert aux demandeurs d'emploi.
«Je ne peux que me réjouir que le chômage à temps complet baisse mais c'est au prix d'une hausse de la précarité et du chômage à temps partiel», commente François Chérèque, pour lequel cette nouvelle donne a des conséquences importantes. «Les jeunes qui alternent périodes de chômage et de précarité au début de leur vie professionnelle vont en subir les répercussions pendant des années: ils auront un retard difficile à rattraper en termes de salaire, de déroulé de carrière ou même de droits à la retraite», redoute le secrétaire général de la CFDT. Si le nombre de chômeurs recensés en catégorie A, B et C n'augmente plus que de 3,3% sur un an (contre des progressions proches de 20% il y a encore deux ans), la hausse de ceux qui travaillent plus de 78 heures dans le mois frôle en revanche 13% sur la même période.
Le reste des données d'avril est conforme aux tendances observées ces derniers mois. Le nombre des inscrits de moins de 25 ans en catégorie A, B et C continue de reculer (-0,5% sur un mois et -4% sur un an) tandis que celui des plus de 50 ans ne cesse à l'inverse de progresser (+0,9% par rapport à mars et +14,1% sur douze mois). L'horizon ne s'éclaircit pas non plus pour le 1,53 million de chômeurs de longue durée (sans emploi depuis plus d'un an) dont le nombre enfle encore de 0,1% sur un mois et de 11% sur un an. Il est particulièrement sombre pour les inscrits depuis plus de trois ans, qui sont 18,4% de plus qu'il y a un an à pointer à Pôle emploi. Il faut remonter à janvier 2000 pour retrouver un tel niveau. Quant à l'ancienneté moyenne au chômage, elle progresse de deux jours, à 450 jours.
...et le chômage s'affaisse
Magic XB!
Ne chapynaillons pas sur les chiffres, radiations etc....
C'est aussi la catégorie qui a le moins besoin de Pôle-Emploi car souvent pas indemnisés et maîtrisant parfaitement internet et pole-emploi.fr, passant sans être inscrit nulle part à la mission locale du coin pour un besoin ponctuel de CV ou de lettre de motivation.
Quel intérêt de se créer des contraintes, des rendez-vous de smp et d'actualisation, pour se voir proposer des missions d'interim à un niveau inférieur à ses qualifications?
J'aurais 20/22 ans et un BTS en poche, je ne resterai pas longtemps à Pôle-Emploi et si on me radiait pour x raisons, je ne perdrai pas de temps à me réinscrire...
Interrogez les jeunes sur les avantages d'être inscrit, notamment en termes de couverture sociale et de cotisations retraite, ils n'ont aucune idée de ce que ça représente et c'est souvent le cadte de leur soucis....
Alors ce n'est peut-être qu'une impression, mais je pense réellement qu'un grand nombre de jeunes sont toujours au chômage ou en stage divers, mais plus inscrits à Pôle-Emploi.
Ca ne fait peut-être pas tout mais ça minimise encore le chiffre "cocoricoté" par le ministère dans les média!
Quant à l'enquête emploi publiée hier, les indicateurs ont été à nouveau modifiés...
"On n'a que des mauvaises nouvelles. Mais le plus inquiétant pour les Etats-Unis, ce serait que le marché de l'emploi n'arrive pas du tout à se redresser. Cela a plus d'importance que les problèmes de la Grèce, qui sont déjà bien anticipés par les marchés", a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital Markets.
Selon le cabinet ADP, le secteur privé américain a créé 38.000 emplois de plus qu'il en a détruit en mai. Même si le solde reste positif, il est presque cinq fois moindre que le mois précédent, alors que les économistes s'attendaient à une baisse très modeste.
Cette étude "est très mauvaise" et "montre un net ralentissement des créations d'emplois, après six mois de forte progression", a souligné Nicholas Tenev, de Barclays Capital.
Le rapport ADP est toujours très suivi, car il est publié deux jours avant la diffusion des statistiques officielles du chômage.
Les chiffres du chômage des jeunes : les mensonges de Xavier Bertrand
http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2011/06/04/les-chiffres-du-chomage-des-jeunes-les-mensonges-de-xavier-bertrand/#more-1222
et
Légère baisse du chômage en France métropolitaine ou stabilité en France au premier trimestre 2011 ?
http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2011/06/01/legere-baisse-du-chomage-en-france-metropolitaine-ou-stabilite-en-france-au-premier-trimestre-2011/#more-1221
“S’agissant des jeunes, je rappelle que l’analyse du chômage effectuée par Pôle emploi n’intègre pas tous ceux qui sont pris en compte par le logiciel Parcours 3 des missions locales.
Dès lors, le nombre de jeunes demandeurs d’emploi se trouve systématiquement sous-estimé,(...............)
Or, ayant réalisé, à l’échelle locale, des dédoublements de listes, j’ai pu constater que 70 % des jeunes de niveau V, par exemple, ne sont pas inscrits.
En fait, les personnes les plus éloignées de l’emploi, et donc les moins indemnisables, sont celles qui sont le moins souvent inscrites.
Nous sommes donc confrontés à une sous-estimation systématique du chômage des jeunes.”
Je pense que c’est clair, surtout venant d’une personne ayant siégé au Conseil d’Administration de Pôle-Emploi!