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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 19:23

20 janvier :

le rêve américain de l'autre Président










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Turbulences autour de l'assurance-chômage

par Michel Noblecourt dans 





Dans le club des cinq confédérations syndicales représentatives, la CFE-CGC, porte-parole des seuls personnels de l'encadrement, est la plus petite. Lors des élections prud'homales du 3 décembre 2008, elle est arrivée, avec 8,2 % des suffrages, juste derrière la CFTC (8,7 %). Pourtant, c'est de la centrale des cadres que dépend dans une large mesure l'avenir de la nouvelle convention d'assurance-chômage, qui prendra la suite de l'actuelle, prorogée jusqu'au 15 février. Mardi 20 janvier, le comité directeur de la CFE-CGC décidera ou non de signer ce texte.


Bernard Van Cryenest, le président de la CFE-CGC, qui s'attache à préparer une fusion avec l'UNSA (6,25 % aux prud'homales), ne verrait pas d'un mauvais oeil la signature d'une convention qui crée des droits nouveaux pour les chômeurs et instaure une filière unique d'indemnisation. Mais son bureau national et une partie des fédérations, dont la sienne, celle de la métallurgie, optent pour la non-signature. Une opposition qui semble moins motivée par le contenu de la convention, bouclée par les partenaires sociaux le 24 décembre 2008, que par la volonté d'isoler une CFDT qui jusqu'au basculement des dernières prud'homales faisait la course en tête devant la CFE-CGC dans la section encadrement.

Si la centrale des cadres se rebelle et fait la grève du paraphe à l'Unedic, la CFDT se retrouvera seule signataire syndicale de cette convention. La CGT, qui, depuis la création de l'Unedic en 1958, n'a jamais signé d'accord tout en profitant de la signature des autres, a rejeté le compromis. FO, qui a cogéré pendant près de quarante ans l'assurance-chômage avec le patronat, a fait de même. La CFTC a créé la surprise en rejoignant le camp des non-signataires. Un acte qui, aux yeux de son président, JacquesVoisin, se veut un "signal d'alarme" face à l'ampleur de la crise sociale.

Avant de décider, le 8 janvier, de parapher la convention, François Chérèque avait assuré que la CFDT ne signerait pas toute seule. En sautant le pas, non sans courage, pour ratifier un texte qui "renforce les sécurités contre une aggravation de la précarité", la centrale réformiste a redit qu'"une seule signature fragiliserait la force de l'accord". Avec les régimes de retraite complémentaire, l'Unedic est un des derniers lieux du paritarisme où l'Etat n'intervient que pour agréer l'entente des partenaires sociaux.

Or, dans le camp patronal, la mésentente rôde aussi. Si la CGPME a rejoint le Medef et l'UPA dans la signature, elle l'a fait "sous réserve d'une baisse effective des cotisations au 1er juillet", à laquelle tous les syndicats sont opposés. Que peut-il se passer ? Si la CFTC et sans doute la CFE-CGC n'exercent pas leur droit d'opposition, reconnu par la loi Fillon de 2004, tout se jouera au Conseil supérieur de l'emploi. Là il suffit que deux organisations manifestent leur opposition - ce que devraient faire la CGT et FO - pour que l'Etat ne puisse pas donner son agrément.


L'Unedic risque de revivre le scénario de 2000 quand Martine Aubry, alors ministre du travail, s'était appuyée sur l'opposition des non-signataires pour refuser d'agréer une convention signée par la CFDT et la CFTC, qui instituait le plan d'aide au retour à l'emploi. Ce bras de fer entre Mme Aubry, la CFDT et le Medef avait abouti à une renégociation de la convention, agréée in fine le 4 décembre 2000. Personne n'imagine - pas même la CFDT, qui invite les non-signataires à "prendre (leurs) responsabilités" - que l'Etat puisse agréer un texte ratifié par un seul syndicat. Laurence Parisot refusant toute renégociation, il est probable que l'Etat reprendra la main. Mais le paritarisme aura du mal à s'en remettre.


Pour connaître le texte intégral de la nouvelle convention d'assurance chômage, cliquez ICI:link



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