Partager l'article ! Un actif sur dix est au chômage.: Le taux de chômage atteint le seuil symbolique de 10 % Les Echos 05/03/10 Selon les statistiq ...
La revue mensuelle de la fusion pour les nuls
A dix jours du premier tour des élections régionales, le gouvernement n'avait pas besoin de ça. L'Insee est venu hier noircir un peu plus le tableau de la situation de l'emploi l'an dernier. Les statistiques mensuelles de Pôle emploi donnaient le sentiment d'un ralentissement de la dégradation en fin d'année. Mais le taux de chômage au sens du BIT a, lui, de nouveau fortement progressé au quatrième trimestre, portant sa hausse sur un an à 1,8 point, a annoncé l'institut statistique. Il est au final revenu à son niveau de 1999. En métropole, le taux est monté à 9,6 % en moyenne au quatrième trimestre de 2009, soit plus de 2,7 millions de personnes, en hausse de 0,5 point par rapport au troisième trimestre. Si l'on intègre les départements d'outre-mer, le taux de chômage a atteint le seuil symbolique de 10 %, en hausse là encore de 0,5 point par rapport au trimestre précédent. La nouvelle est d'autant plus mauvaise que, dans sa dernière note de conjoncture, mi-décembre, l'Insee prévoyait que la France ne franchirait cette barre des 10 % qu'en juin prochain.
Elle intervient après une stabilisation du taux de chômage au troisième trimestre, confirmée hier par l'Insee. Une stabilisation que le gouvernement avait mise en relation avec ses mesures sur l'emploi et le plan de relance.
Cette fois-ci, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, ont indiqué sobrement dans un communiqué qu'ils « prennent note de cette progression du chômage au sens du BIT ». Alors que le PS a demandé l'adoption d'un « plan de relance massif et d'une véritable politique d'aide aux chômeurs », les deux responsables gouvernementaux ont cependant cherché à relativiser l'ampleur de la hausse, soulignant que, « au deuxième semestre 2009, la progression trimestrielle du chômage a été en moyenne trois fois plus faible qu'au début de 2009, un rythme cohérent avec la décélération du nombre d'inscrits à Pôle emploi ». Ils « observent aussi avec satisfaction la hausse du taux d'emploi des seniors au quatrième trimestre ».
Le rapport entre les personnes en emploi et la population totale des 55-64 ans (hors les effets démographiques), appelé « taux d'emploi sous-jacent » des 55-64 ans, est passé de 40,9 % au troisième trimestre à 41,3 % au quatrième. Cette évolution s'inscrit dans la lignée de la hausse régulière de l'indicateur depuis la mi-2004, où il s'élevait à 35,8 %. Le taux de chômage des personnes de 50 ans et plus n'en a pas moins progressé, passant de 6,2 % à 6,7 % en métropole, en hausse de 0,5 point, comme celui des 25-49 ans, passé à 8,7 % au quatrième trimestre. Les jeunes ont été les moins touchés par la poussée de fin d'année, leur taux de chômage n'ayant augmenté « que » de 0,3 point, mais il est quasiment trois fois plus élevé en valeur absolue, à 24 %. Enfin, le chômage partiel, fin 2009, est resté au même niveau qu'au troisième trimestre, concernant 144.000 personnes.
Découvrez l'évolution du nombre de chômeurs et le taux de chômage trimestriel en France métropolitaine depuis 2006 (au sens du BIT).
Comme l'économie française n'est pas en très bonne santé et que les déficits publiques sont importants, je propose, par ailleurs, que nous inspirions de l'exemple grec : baissons les salaires de tout les salariés et liquidons complétement et définitivement les services publics ainsi que les aides sociales qui pèsent sur les opportunités de profits des actionnaires. Car c'est bien connu les profits des uns sont les emplois des autres (?).
plus sérieusement, il me semble que le divorce entre les élites nationales et européennes et les peuples est plus que consommé, cela va mal se terminé tout ça, je le crains...
LEMONDE.FR | 04.03.10 | 20h11 • Mis à jour le 05.03.10 | 10h31
"Bruno Palier, chercheur au centre d'études européennes de Sciences Po, est spécialiste des systèmes sociaux européens. Selon lui, le principal problème de l'économie des pays d'Europe du Sud est que l'Etat n'y favorise pas assez l'emploi. Et la France fait face au même défi.
Les situations budgétaires difficiles de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne qui ont conduit ces pays à prendre des mesures de rigueur sont-elles dues à des dépenses sociales trop importantes ?
Bruno Palier : Je ne pense pas que les systèmes sociaux soient responsables de la situation dans laquelle ces pays se trouvent aujourd'hui. Le niveau de leurs dépenses sociales est en effet bien souvent inférieur à celui des autres pays européens. Leur principal problème est qu'il n'y a pas assez de personnes qui travaillent. Le taux d'emploi des femmes et des seniors y est trop faible.
Ce problème est d'ailleurs exactement le même pour la France. Il montre un manque de capacité des autorités à créer des activités pour créer des emplois. Et comme il n'y a pas assez d'activité économique, il n'y a pas assez d'entrées d'impôts pour financer les dépenses publiques.
Mais on accuse souvent les systèmes sociaux d'Europe du Sud de favoriser les plus âgés, au détriment de l'innovation et de l'activité...
Bruno Palier : Il est vrai que l'Espagne ou l'Italie consacrent 60 % de leurs dépenses sociales pour les retraites, contre 45 % en France. Ces pays dépensent par conséquent beaucoup moins pour les politiques d'emploi ou familiales. En outre, la situation est encore aggravée par la démographie de ces pays qui doivent faire face à une très faible fécondité.
Mais si la France a un taux de fécondité élevée, elle doit trouver le moyen de donner des emplois à ses jeunes. Dans ce sens, le modèle français est plus proche de celui de l'Europe du Sud que de celui de la Suède. La situation de la France n'est donc pas meilleure que celle de la Grèce. Les prochains mois risquent de le prouver.
Le principal problème reste le même dans toute l'Europe du Sud, France comprise : il faut donner du travail pour financer les dépenses sociales. Ces pays sont dans l'incapacité de développer une stratégie technologique fondée sur le high-tech et les services pour développer l'avenir. Nos modèles sociaux indemnisent plus qu'ils ne préparent l'avenir. On le voit bien quand Nicolas Sarkozy s'engage à sauver des industries du XXe siècle qui ne créent plus d'emplois, comme l'automobile.
Les manifestations en Grèce et au Portugal montrent que les peuples ne sont pas prêts à accepter de sacrifier leurs acquis sociaux.
Bruno Palier : Je ne suis pas sûr que les Français soient beaucoup plus prêts à accepter de réformer leur système social, comme semble l'annoncer le début du débat sur l'avenir des retraites. Je suis assez étonné de la façon dont on juge les pays d'Europe du Sud depuis le début de la crise qu'ils rencontrent, alors que nous sommes très proches de leur situation."
ce n'est pas parce que les personnes ne se "boustent" pas qu'elles sont toujours au chômage !! sur les 200 DE en actifs que j'ai dans mon portefeuille (je suis à temps partiel sinn j'en aurais 300) 90% accepteraient volontiers un travail.... S'IL Y EN AVAIT !!! ce n'est pas en proposant des offres de merde (2 heures de ménages de 6 à 8 heures du matin) à un maman seule avec 2 gosses qu'elle s'en sortira !!
le problème est que dans mon bassin d'emploi il n'y a rien... et vous pouvez toujours me dire que vous allez transformer un ouvrier metallurgiste de 50 ans en téléconseiller performant pourvu qu'il fasse une formation...
à part les chantiers d'insertion et les contrats aidés, j'ai pas grand chose à proposer et c'est l'organisation économique qui est responsable par les DE il faut arrêter de délirer
mes DE viennent presque tous au SMP (ceux que j'arrive à voir car je n'ai pas souvent plus de 2 plages (demi-journées) par mois pour les voir, repartent je pense avec une plus-value de l'entretien et se bougent souvent beaucoup mais ce n'est pas cela qui fait retrouver du boulot malheureusement
prime de rentabilité du SMP : il faut mieux que vous alliez bosser chez les sous-traitants interim qui trouvent des petites missions merdiques aux gens pour toucher leur prime (certains d'autres font bien leur boulot...mais bon) que de rester à pole emploi yoyo : allez vite vite chez adecco ou manpower vous serez mieux à votre place !!
je suis plutôt partisan de la rémunération de la performance collective qui garantit un partage de la valeur ajoutée et la solidarité entre les agents économiques.
le libéralisme se fonde sur un phantasme de structure parfaite (le marché) de rémunérations des contributions individuelles (ils appellent ça la rémunération de la productivité marginale) liée à la mise en concurrence sans entrave des individus. le problème du marché c'est qu'il est par nature instable parce qu'il parie sur l'égoïsme. on arrive facilement dans un tel système à la guerre de tous contre tous.
Or, sans collaboration entre les agents économiques il est impossible de faire société.
Si tu vas au bout de ta logique, tu peux même abandonner le salariat (qui implique collaboration et protection contractuelle) et entrer directement sur le marché comme agent économique autonome (tu seras alors sans contrat car les contrats sont facteurs de rigidité selon la théorie economique néo-classique) et sans rémunération fixe (puisque que tu seras rémunérer uniquement à ta performance individuelle).
Si tu es prêt à tout, vas-y lance-toi, le marché est actuellement riche d'opportunités pour les prédateurs.
Individuel ou collectif il faut choisir...je choisis la défense du collectif contre l'appétit vorace du prédateur.
tu n'as pas l'air très au courant de ce qui se passe France !. mais bon cela dit anne2 a raison : on te laisse avec tes jugements et tes certitudes de quelqu'un qui a un emploi et qui juge "de haut"ceux qui n'en n'ont pas...
Et merde, voila que YOYO rapplique!!!!
Au secours!!!!!!!