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HELIUM 4

La revue mensuelle de la fusion pour les nuls


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N°1- Nov 2011

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N°2 Déc 2011

H2

 

N°3 Jan/Fev 2012

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Samedi 24 novembre 2012 6 24 /11 /Nov /2012 18:21

Plus d'un million de sanctions contre les chômeurs de longue durée indemnisés en Allemagne

Hartz-IV.JPG

 

Arrêt su Images Par Gilles Klein le 20/11/2012


Plus d'un million de sanctions ont été prises contre des chômeurs de longue durée indemnisés en Allemagne pour ne pas avoir respecté les contraintes de ce statut, note la presse allemande.


"Nouveau record de sanctions pour les Hartz IV"

L'information est à la Une de Süddeutsche Zeitung sous la photo d'Obama en Birmanie, c'est la première fois que le nombre de sanctions contre des chômeurs atteint un tel chiffre, plus d'un million en un an selon les statistiques officielles.

Le titre du quotidien fait allusion aux chômeurs concernés par la loi dite Hartz IV, la quatrième votée lors de la réforme très libérale du marché du travail adoptée par le chancelier social-démocrate (de gauche) Gerhard Schröder en 2004. Elle est entrée en application en janvier 2005.

Cette loi porte le nom de son inspirateur, Peter Hartz, qui fut directeur du personnel de Volkswagen et a dirigé la commission qui a élaboré ce projet.

La durée d'indemnisation normale des chômeurs a alors été réduite à douze mois. Au delà, les chômeurs touchent une indemnité nettement plus basse (371 euros) et doivent accepter tous les emplois proposés, y compris les travaux d'utilité publique à 1 euro de l'heure.

Ceux qui refusent ou ne ne répondent pas aux convocations ont vu, précise leSüddeutsche Zeitung, leur indemnité diminuée d'en moyenne 106 euros par mois.

 

Selon l'administration, le nombre de personnes recevant des prestations de chômage de base (SGB II) s'élevait à 4 346 000 en octobre dernier.

 

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Samedi 24 novembre 2012 6 24 /11 /Nov /2012 11:19

 


 
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Vendredi 23 novembre 2012 5 23 /11 /Nov /2012 23:34

De 70 à 350 chômeurs à suivre pour les conseillers Pôle Emploi

PE2015.JPG

afp logo   22 novembre 2012

Ces chiffres seront basés sur le suivi différencié, qui offre un traitement différent selon le profil du demandeur d'emploi.

Les conseillers Pôle emploi accompagneront entre 70 et 350 demandeurs d’emploi, selon les trois modes de suivi «différencié» prévu à compter de début 2013, a-t-on appris jeudi auprès d’un syndicat et de la direction.

 

Clé de voûte de la réorganisation de Pôle emploi, le «suivi différencié» des chômeurs doit permettre de concentrer les efforts sur ceux qui en ont le plus besoin. La direction de Pôle emploi a confirmé à l’AFP les «fourchettes indicatives» de portefeuilles, communiquées mardi en comité central d’entreprise et rapportées jeudi par le journal Le Monde.

Jusqu’ici, seule était connue la taille maximale du portefeuille pour l’accompagnement «renforcé» des chômeurs les plus éloignés de l’emploi: 70 personnes par conseiller. A raison de 2 585 agents (entre 2 et 3 par agence), environ 180 000 demandeurs d’emploi seront donc concernés.

Dans l’accompagnement «guidé», pour ceux «qui nécessitent d'être appuyés» dans leur recherche d’emploi, le portefeuille irait de 100 à 150 demandeurs d’emploi.

«Mais 7% de ces portefeuilles pourraient dépasser 150 personnes», rapporte Dominique Nugues de l’Unsa. «Il pourra y avoir à l’instant «t» des portefeuilles supérieurs au pic indicatif compte-tenu des variations saisonnières importantes dans certains bassins d’emploi», confirme la direction.

La majorité des demandeurs d’emploi seront répartis sur ces deux modes d’accompagnement, a indiqué Pôle emploi.

Les demandeurs d’emploi jugés autonomes, en accompagnement «suivi», les conseillers devraient suivre 200 à 350 personnes.

Au total, «20 000 agents auront en charge un portefeuille de demandeurs d’emploi en 2013 contre 18 000 à fin juin» (la moitié se consacrant exclusivement aux entretiens), affirme la direction.

Actuellement, les conseillers gèrent en moyenne 161 demandeurs d’emploi, plus de 500 000 chômeurs étant par ailleurs suivis par des opérateurs privés.

L’accompagnement différencié des demandeurs d’emploi, qui rompt avec l’objectif précédent de suivi mensuel personnalisé, jamais atteint, sera progressivement mis en oeuvre à partir de janvier. Il s’accompagnera d’une large autonomie des conseillers, à qui il incombe tout d’abord de définir le mode de suivi adapté pour chaque personne.

Les syndicats se sont majoritairement opposés mardi à ces nouvelles modalités, qui nécessiteraient selon eux un renfort de moyens. Fin septembre, Pôle emploi recensait plus de 3,3 millions de demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) dans la France entière. Les projections de portefeuille se basent sur les seules catégories A et B (ayant travaillé moins de 78 heures au cours du mois), éligibles au nouveau mode de suivi, soit 3,6 millions de personnes en métropole.

Les «fourchettes» sont issues «de projections basées sur un travail de terrain dans toutes les régions», précise la direction.

(AFP)

 

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Jeudi 22 novembre 2012 4 22 /11 /Nov /2012 16:38

Suivi des chômeurs: les moyens manquent pour les syndicats de Pôle emploi

Quand les poules auront des dents

 

afp logo   21 novembre 2012


Les syndicats de Pôle emploi se sont majoritairement opposés mardi en comité central d'entreprise aux nouvelles modalités d'accompagnement des chômeurs prévues début 2013 nécessitant selon eux un renfort de moyens, a-t-on appris mercredi de sources syndicales.

 

Consultés sur les "nouveaux modes de suivi et d'accompagnement" et l'Entretien d'inscription et de diagnostic (EID), 6 syndicats (FO, Snu, CGT, Sud, Snap et CFTC) ont voté contre et les 3 autres se sont abstenus (CFDT, CFE-CGC et Unsa).

Clé de voûte de la réorganisation de Pôle emploi, le "suivi différencié" des chômeurs doit permettre de concentrer les efforts sur ceux qui en ont le plus besoin, selon le plan stratégique approuvé en juin par le Conseil d'administration mais repoussé en comité central.

Le recrutement en cours de 2.000 CDI décidé par le gouvernement au début de l'été "est un signe positif mais le compte n'y est pas. Les effectifs manquent pour mettre en oeuvre" le nouvel accompagnement, explique Pascal Nezan, représentant CFDT, d'accord avec le principe du nouveau suivi.

Alors que pour la CFDT, il faudrait "5.000 agents de plus au total", "10.000 seraient nécessaires", renchérit Fabien Milon (FO).

L'autonomie plus grande qui sera laissée aux conseillers satisfait la plupart des syndicats mais "comment pourraient-ils utiliser cette marge de manoeuvre avec un manque aussi criant de moyens", estime M. Milon en pointant du doigt "le risque d'accroître la pression du résultat sur les conseillers".

FO renvoie au récent rapport sur les crédits "Travail et emploi" du projet de budget 2013. Le député PS Jean-Patrick Gille y souligne qu'un "alignement sur les capacités d'accompagnement de l'Allemagne ou du Royaume-Uni nécessiterait le recrutement de 20.000 équivalents temps plein supplémentaires".

M. Gille préconise aussi de personnaliser davantage le suivi des demandeurs d'emploi, répartir autrement les effectifs pour renforcer les postes d'accompagnement et mieux coordonner l'action de Pôle emploi avec les acteurs économiques locaux.

 

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Jeudi 22 novembre 2012 4 22 /11 /Nov /2012 00:00

Les conseillers de Pôle emploi pourront suivre jusqu'à 350 chômeurs

portefeuilles-D-.JPGLe Monde 21 novembre 2012

 

 

Sans bruit, Pôle emploi prépare un grand chambardement pour janvier. A partir du 1er janvier, tous les demandeurs d'emploi vont être classés en trois catégories en fonction de leur éloignement de l'emploi. Et plus ou moins suivis, en conséquence. En comité central d'entreprise (CCE), lundi 19 et mardi 20 novembre, la direction a explicité aux syndicats de l'organisme comment allait s'opérer ce changement.

DE 70 À 350 DEMANDEURS D'EMPLOI PAR CONSEILLER


Les chômeurs les plus en difficulté – environ 180 000 – pourront bénéficier d'un "suivi renforcé" avec des conseillers qui ne compteront pas plus de 70 demandeurs d'emploi dans leur portefeuille. Entre 2 et 3 conseillers par agence se chargeront de ce suivi renforcé, selon plusieurs sources syndicales jointes par Le Monde.

Le reste des chômeurs se répartiront entre un "suivi guidé", où les conseillers suivront chacun entre 100 et 150 demandeurs d'emploi, et un suivi simple, avec des portefeuilles qui iront de 200 jusqu'à 350 demandeurs d'emploi. "Il s'agit d'une fourchette indicative, qui pourra varier d'un bassin à l'autre et en fonction des saisons", explique-t-on à la direction de l'organisme.

Actuellement, un conseiller suit en moyenne 165 chômeurs, avec de grandes variations d'une agence à l'autre. Chaque demandeur d'emploi est censé bénéficier d'un suivi mensuel personnalisé, mais ce dernier n'a jamais pu être effectif faute de moyens. La direction de Pôle emploi espère qu'avec sa nouvelle méthode de suivi, les conseillers puissent consacrer leurs efforts à ceux qui en ont le plus besoin. Les 2 000 CDI supplémentaires promis à Pôle emploi par le gouvernement s'occuperont exclusivement du suivi renforcé.


 TOTALE DISCRÉTION


Dans les prochaines semaines, tous les conseillers Pôle emploi de France devraient se plonger dans leur portefeuille de demandeurs d'emploi pour tenter de déterminer dans quelle catégorie les chômeurs qu'ils suivent pourront atterrir.. "La direction nous a dit qu'elle allait laisser une grande marge de manœuvre aux conseillers de chaque agence pour  faire ce choix. Tout dépendra aussi de la situation du territoire. Sur certains, il y aura plus besoin que d'autres de suivis renforcés", affirme Dominique Nugues, délégué de l'UNSA Pôle emploi. En sachant que le suivi renforcé ne pourra pas concerner plus de 2 585 conseillers et que le suivi simple se fera en grande partie par Internet, la majorité des chômeurs devraient toutefois être orientés vers la catégorie intermédiaire.

Ce bouleversement se fait jusqu'ici dans une totale discrétion pour les demandeurs d'emploi. Pôle emploi communique très peu, expliquant que tout doit se faire de manière progressive. "Il ne s'agit pas de créer des attentes que nous ne serions pas en mesure d'atteindre dès le 1er janvier", justifie-t-on à la direction. Les demandeurs d'emploi devraient donc être informés individuellement au fil de l'eau du suivi dont ils pourront bénéficier.

Consultés à l'issue du CCE, la majorité des syndicats de personnels se sont opposés à cette nouvelle modalité de suivi. "Donner beaucoup plus de marge de manœuvre aux conseillers pour réaliser l'accompagnement des demandeurs d'emploi est une bonne chose, mais on va avoir du mal à mettre en œuvre le suivi différencié, avec le manque de postes actuel", explique Christian Fallet, délégué CFDT, qui s'est abstenu.

"Les demandeurs d'emploi devront être reçus physiquement au moins une fois tous les quatre mois. Avec 350 demandeurs d'emploi dans son portefeuille, cela fera tout de même plus de 70 rendez-vous par mois, tout en gardant le contact avec les 280 autres", abonde M. Nugues. "La segmentation des publics n'est qu'une gestion de la pénurie. Un million d'inscrits n'ont pas travaillé depuis plus de deux ans, et 350 000 chômeurs de plus devraient arriver en 2013", plaide de son côté Jean-Charles Steyger du SNU, qui a voté contre.

Jean-Baptiste Chastand

 

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Mardi 20 novembre 2012 2 20 /11 /Nov /2012 12:04

shadoks2.jpg

 

 Données issues d’une enquête RH menée auprès des régions en mars 2012

 

Référentiel métier Relation de Services
Etat des lieux

 

 

Activités

 

Equivalents Temps Plein

Traitement en back-office ou plate-forme mutualisée
des dossiers

2800 ETP

Accueil-information du DE et E (accueil DE et E
en plate-forme)


2 600 ETP
(dont 50% en CDD)

Intermédiation (y compris accompagnement renforcé
et MRS)


16 700 ETP

Gestion des droits

4 800 ETP
(dont 2800 ETP mettent
 en œuvre l’EID)

Relation entreprise (forces de prospection, relations
avec les grands comptes)

 


380 ETP

Intermédiation et Gestion des droits

3 200 ETP
+1500 ETP formés en 2012
(très forte hétérogénéité
entre les régions)

Orientation professionnelle spécialisée

625 ETP

 

Recouvrement et contentieux


650 ETP

Référent réglementaire et applicatif

 

190 ETP

 

Source: "Document de travail non diffusable"

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Lundi 19 novembre 2012 1 19 /11 /Nov /2012 19:40

 

picture_bernard_michel_ANPE_small.JPG Michel Bernard condamné pour irrégularités dans la gestion du chantier informatique GEODE

Michel-Bernard1-copie-1.jpg

 

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Michel-Bernard2.jpg

 

L'arrêt de la cour de discipline budgétaire et financière

 

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Dimanche 18 novembre 2012 7 18 /11 /Nov /2012 19:17

 

Dominique-Dord.JPG

Photo archives LFPLN: Le député Dominique Dord (écharpe tricolore) en mission

 

  Article précédent:  Les députés se penchent sur Pôle emploi.

 

Aujourd'hui sur le site de l'Assemblée Nationale:


  Missions d'information et d'évaluation de la commission des affaires sociales

TRAVAUX EN COURS

Missions d'information

  • Pôle emploi et le service public de l’emploi

    Au cours de sa réunion du 7 novembre 2012, la Commission a désigné les membres de la mission d’information et nommé M. Dominique Dord, Président et Mme Monique Iborra, Rapporteure.

    Membres de la mission d'information : M. Pierre Aylagas, Mme Gisèle Biémouret, M. Jean-Patrick Gille, Mmes Joëlle Huillier, Chaynesse Khirouni, Luce Pane, M. Christophe Sirugue, Mme Véronique Louwagie et MM. Bernard Perrut, Francis Vercamer, Christophe Cavard, Jean-Noël Carpentier

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Proposition de LFPLN:


Si nous êtes dans la circonscription de l'un-e de ces députés (Pyrénées Orientales, Gers,  Indre et Loire, Isère, Meurthe et Moselle, Seine Maritime, Saône et Loire, Orne,  Rhône, Nord, Gard, Val d’Oise ), vous pouvez demander un RV à votre élu pour témoigner sur votre travail à Pôle emploi. Nous diffuserons votre entretien sur le blog.

 

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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 16:37

Plus de 70 pour cent des travailleurs n’ont pas de protection chômage

image-humour-drole-copie-1.jpg Organisation internationale du Travail (OIT)  14 novembre 2012

La récente crise économique mondiale a brutalement rappelé l’intérêt que présente l’assurance chômage. Mais, en réalité, moins de la moitié des presque 200 pays suivis par l’OIT dispense ce type de protection.

 

Des programmes d’assurance chômage existent dans 72 pays sur les 198 suivis par l’OIT, la plupart d’entre eux étant de pays à moyen et hauts revenus.

La proportion de chômeurs sans accès à l’assurance chômage est encore plus forte (86 pour cent) si l’on comptabilise ceux qui n’ont pas cotisé assez longtemps pour avoir droit à des allocations chômage, de nombreux dispositifs d’assurance chômage reposant sur des cotisations.

"Plus de 86 pour cent des quelque 40 millions de personnes qui sont sorties du marché du travail depuis 2008 se retrouvent privées d’un revenu régulier d’un jour à l’autre.»

«Ce qui veut dire que plus de 86 pour cent des quelque 40 millions de personnes qui sont sorties du marché du travail depuis 2008 se retrouvent privées d’un revenu régulier d’un jour à l’autre», déclare Florence Bonnet, spécialiste de la protection sociale à l’OIT.

Les jeunes gens sont particulièrement affectés par ce problème. S’ils deviennent chômeurs peu après être entrés sur le marché du travail, alors ils n’auront peut-être pas cotisé suffisamment longtemps à la sécurité sociale pour avoir droit aux indemnités chômage.

Seuls 16 pays distribuent un revenu de substitution aux jeunes chômeurs qui cherchent du travail pour la première fois.

D’énormes disparités régionales

La couverture d’assurance chômage varie considérablement selon les différentes régions du monde.

Elle peut atteindre jusqu’à 80 pour cent ou plus en Europe de l’Ouest, en Amérique du Nord et en Europe centrale et orientale, tandis qu’elle peut chuter à moins de 10 pour cent en Afrique.

La couverture est inférieure à 40 pour cent en Amérique latine et dans les Caraïbes, et atteint moins de 20 pour cent au Moyen-Orient et en Asie.

Ces variations reflètent les différentes proportions que représente l’emploi formel dans le total de l’emploi.

"Les indemnités chômage ont aussi facilité la recherche d’emploi pour les chômeurs.»

«Avec un niveau de développement économique plus élevé, de nombreux pays à revenu intermédiaire ont pris conscience de la nécessité d’instaurer des systèmes de protection chômage afin de faciliter les transitions économiques structurelles et de répondre aux crises», ajoute Florence Bonnet.

Elle cite la République de Corée en exemple. Le pays a mis en place une assurance chômage en 1995, peu avant la crise financière asiatique de 1997.

«Le dispositif a également aidé le pays à absorber les répercussions de la récente crise économique mondiale de manière plus systématique et efficace», précise-t-elle.

L’assurance chômage comme outil de gestion de la crise

Selon Mme Bonnet, ce n’est pas seulement en Corée du Sud que les indemnités chômage ont joué un rôle primordial pendant la crise.

«Les pays dotés d’une protection chômage et de mécanismes similaires, idéalement associés à des politiques actives du marché du travail, ont pu réagir à la crise de manière plus rapide et plus efficace que les pays sans stabilisateurs automatiques», explique-t-elle. «Les indemnités chômage ont aussi facilité la recherche d’emploi pour les chômeurs».

Dans des pays plus développés, les mécanismes de protection chômage ont aidé la plupart des travailleurs et des employeurs à s’adapter à la chute brutale de la demande, tout en contribuant à préserver les revenus et à maintenir la consommation.

L’Allemagne et l’Autriche constituent de bons exemples. Ils ont aussi facilité la reprise économique par le biais d’une combinaison de mécanismes d’assurance sociale et d’assistance sociale.

Plus récemment, les pays comme la Thaïlande et le Viet Nam ont fourni ce type de protection à certaines catégories de travailleurs – avec un impact important sur les travailleurs concernés mais plus limité en termes de relance de la demande.

Socles de protection sociale

En juin 2012, la Conférence internationale du Travail de l’OIT a adopté la recommandation n° 202 concernant les socles nationaux de protection sociale qui demande aux Etats Membres de l’OIT d’offrir, comme l’une des garanties fondamentales de sécurité sociale à tous ceux qui en ont besoin, une sécurité de base en matière de revenus. La garantie devrait couvrir au moins un seuil minimum défini au niveau national pour les personnes incapables de gagner un revenu suffisant, en particulier celles qui ne parviennent pas à trouver un emploi suffisamment rémunéré. Elle peut être délivrée par différents canaux comme l’assurance ou l’assistance chômage, ou les garanties d’emploi ou autres programmes d’emploi public.

 

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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 00:23

 

intermediation.JPG

 

Etude de l'IRES

 

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