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La revue mensuelle de la fusion pour les nuls


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N°1- Nov 2011

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N°2 Déc 2011

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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 19:34

ENA Combien d'énarques dans ton portefeuille ?

 

Polytechniciens, énarques... et malgré tout chômeurs

Le Monde 4 janvier 2012

Il y a un an, Philippe, stratège en financement et gestion des risques du bilan, disposait "du salaire de quelqu'un qui peut faire gagner plusieurs dizaines de millions d'euros à une société, certaines années". Aujourd'hui, il a supprimé les sorties et voit plus petit pour la location de vacances. Ce jeune quinquagénaire lesté de diplômes (Essec et DEA d'économie et finances à Dauphine) a connu entre-temps une OPA sur son entreprise, une nouvelle équipe dirigeante qui voulait du sang neuf. Remercié. Depuis janvier 2011, il cherche du travail. "Dans la situation actuelle, j'anticipe le fait que cela puisse durer ..."

Avec leur diplôme de Polytechnique, de l'ENA, de l'Ecole centrale, des Ponts ou des Mines, d'HEC, de l'Essec, de l'ESCP, ils se croyaient à l'abri. Erreur. Quand le chômage touche 2,8 millions de personnes, ces ingénieurs et commerciaux de haut vol, postés aux commandes des entreprises, ne sont plus totalement épargnés. On ne les dit pas "chômeurs ", cela va de soi. Trop dévalorisant. Mais "hors poste", "en transition de carrière", "en évolution professionnelle", en "rebond" ou "repositionnement"... Les écoles qui ont fait d'eux l'élite économique, quand elles daignent s'exprimer sur le sujet, manient les litotes précitées. Et minimisent, histoire de défendre la valeur du diplôme. Toutes ont pourtant mis en place des ateliers de recherche d'emploi.


"JE SUIS INQUIET POUR 2012"


A Centrale-carrières, "le chômage n'est pas un problème en ce moment. Les postes qu'occupent nos diplômés sont très liés à l'investissement, qui n'a pas été arrêté". A l'association des anciens d'HEC, Alain Nebout "communique très peu sur les services d'aide que développe l'école pour les diplômés hors poste ". Avant de consentir: "Je vois des gens dans ce cas... Ce n'est pas évident de rebondir dans une situation morose." Même l'ENA s'avoue concernée, à petite échelle. "Les anciens élèves passés dans le secteur privé sont un peu plus nombreux qu'auparavant à être hors poste, et à venir nous voir au Service carrières."

Dans ces pôles carrières des grandes écoles, comme dans les cabinets d'outplacement (de reclassement) spécialement consacrés aux dirigeants, chacun retient son souffle. Oui, la crise affecte déjà les ultra-diplômés - surtout dans les secteurs de la finance et des assurances. Mais pas encore dans les proportions de 2002-2004, après l'éclatement de la bulle Internet, ni dans celles de 2009. Oui, tout se fige dans l'attente de la présidentielle et des effets de la crise financière . "Comme tous les responsables d'associations de grandes écoles, nous confie celui d'HEC, je suis inquiet pour 2012, après le retournement important de cet été. Il y a toujours une année de décalage avec le démarrage de la crise..."


7 À 10 MOIS POUR RETROUVER UN EMPLOI


Combien sont-ils, ces polytechniciens, centraliens, diplômés d'HEC et consorts au chômage ? Une goutte statistique, sans doute, dans l'océan des grands diplômés. Mais le fait même qu'ils soient plusieurs centaines (selon les professionnels du reclassement), qu'ils mettent désormais 7 à 10 mois pour retrouver un emploi lorsqu'ils sont bien accompagnés, pas loin d'un an et demi sinon, est révélateur. Le cabinet d'outplacement L'Espace dirigeants suit actuellement 73 ultra-diplômés. Dirigeants et partenaires, un concurrent, une centaine "dont cette année deux ou trois énarques". Une autre centaine fréquente le réseau d'entraide Daubigny. Dans le réseau Oudinot, ils sont plus nombreux encore.

De drôles de chômeurs aux costume et langage tirés à quatre épingles, qui citent trop de chiffres ("On ne se refait pas"), vous disent quoi lire ou écrire sur le sujet, auto-analysent leur situation au regard de la conjoncture financière... et requièrent l'anonymat absolu. "Nous sommes en fragilité", disent-ils. Hervé, 46 ans, diplôme de Polytechnique et thèse d'informatique aux Etats-Unis, sorti sur plan social après 19 ans dans le même grand groupe industriel, pensait "retrouver immédiatement, ou au maximum en six mois". Il cherche très activement depuis un an. "J'ai été surpris." Comme Charles, 50 ans, centralien et diplômé en management d'une université américaine, passé par "cinq entreprises en 25 ans". "Entre deux, j'ai parfois connu des trous de quelques mois, mais pas l'équivalent d'aujourd'hui." Nathalie, polytechnicienne de 36 ans, est "pour la première fois en attente ", depuis mars, après une rupture conventionnelle cachant un licenciement économique. Elle oeuvrait depuis onze ans dans le financement de projets. "J'ai des inquiétudes. Depuis que je suis partie, la crise s'est aggravée." Christophe, 47 ans, Polytechnique et Sup-aero, cherche depuis six mois, viré par sa société en difficulté : "Ça secoue un peu. Je n'imaginais pas connaître le chômage." Exactement les mêmes termes de Gauthier, 43 ans, HEC, qui ajoute "pas facile à vivre" et "inquiétude extrême".


LE CHOC DU LICENCIEMENT


Des blocs de confiance soudain fissurés. Tout leur avait toujours réussi. Milieux familiaux souvent aisés, parcours scolaires brillants, premier poste trouvé sans chercher , carrières fluides... Jusqu'au choc du licenciement. Ils travaillaient 13 heures par jour, et, d'un coup, tout s'arrête. Voilà venu le temps du "doute", d'un "changement de perception, de la société et de soi-même". Parfois radical, quand on est, comme Charles, "produit de la méritocratie à la française, premier de la classe, élevé dans l'idée que la compétence et le travail sont récompensés". "Dans le monde de l'entreprise, sait-il désormais, ce sont les malins, les intrigants qui gagnent. Il ne faut pas avoir confiance : quand elle n'a plus besoin de vous, elle vous lâche brutalement."

Le temps, aussi, où ces ex-salariés à six chiffres (dans les 100 000 euros annuels), même généreusement indemnisés par leur ex-entreprise et au plafond des indemnités chômage (6 000 euros), réduisent les heures de femmes de ménage. Tout en ayant conscience qu'il serait de mauvais aloi de se plaidre ... "Au tiers du revenu précédent, cela ne peut pas durer très longtemps, compte Philippe, dont les quatre enfants fréquentent l'école privée. Tout cela mine l'ambiance familiale. C'est un peu "No future". L'un de mes fils, à qui je disais de travailler , m'a répondu : "Tu as vu où ton diplôme t'a mené, toi ?" " La vie sociale, bien sûr, s'en ressent. Charles va "toujours dans les galas où l'on peut rencontrer des gens intéressants pour la recherche". Mais évite les dîners. "La commisération, les commentaires soi-disant aidants. En fait, on met les gens mal à l'aise, ils projettent sur nous leurs propres peurs."


EXCELLENTS ÉTUDIANTS, MAUVAIS CHOMEURS


Paradoxalement, ces têtes bien faites présentent quelques handicaps dans la position de demandeurs d'emploi. Pour la plupart, ils n'ont jamais cherché. Ne savent donc pas se "vendre" - les ingénieurs surtout. Ils ont de trop grosses prétentions salariales pour les PME. Font peur à ceux qui les embauchent ("Ne va-t-il pas m'évincer ?"). En poste, ils ont négligé d'entretenir un réseau. "Ils sont pris au dépourvu, résume Loïc Bertrand, à la tête de Dirigeants et partenaires. Ils vivaient dans la croyance que leur diplôme les protégeait. Et ils sont souvent restés de longues années dans un seul grand groupe.""Ils sont très peu en empathie, en écoute de l'autre, ce dont ils ont pourtant besoin dans leur recherche, complète son confrère de L'Espace dirigeants. En France, on dirige sans écouter ses équipes."

A contrario, la grande école d'origine leur apporte sur un plateau des offres d'emploi (via notamment le site Manageurs. com, réservé à ces diplômés). De belles opportunités de réseautage avec d'anciens camarades haut placés. Leur milieu social leur ouvre bien d'autres réseaux : cercles, associations d'écoles privées prestigieuses, franc-maçonnerie... Surtout, l'entreprise qui les a licenciés s'est souvent dédouanée en leur offrant les services d'un cabinet d'outplacement. A voir évoluer ces "hors poste" dans les bureaux parisiens cossus de L'Espace dirigeants, échanger aimablement un café à la main, avant de s'installer dans un canapé pour lire la presse économique, on perçoit l'effet thérapeutique de ces structures qui justifient à elles seules de quitter le matin la maison en costume. Bilan de compétences, construction d'un projet professionnel réaliste, coaching... Les dirigeants en quête de rebond s'y rassurent et s'y transforment en experts ès-réseautage.


LA "STRATÉGIE DE L'ESCALIER"


Les petites annonces pour managers, les candidatures spontanées, ne donnent rien, les chasseurs de têtes préfèrent débaucher les professionnels en poste... Pour être informé le plus tôt possible d'un emploi à pouvoir , évitant ainsi la mise en concurrence, rien de tel que le réseautage. Et là, le diplôme retrouve tout son sens. Quand Hervé écrit à un "cher camarade" avec l'adresse Internet que lui fournit à vie Polytechnique, il a "deux tiers de chances de décrocher un rendez-vous, contre un tiers habituellement".

Impressionnants, l'énergie, le professionnalisme que ces ex-cadres dirigeants mettent dans leur recherche d'emploi. Hervé, sur son iPad, nous montre la base de données sophistiquée qu'il a développée afin d'animer son réseau, de garder mémoire de qui il a vu, quand, de ce qui s'est dit, des contacts fournis, de quand et comment il a remercié, de qui il doit relancer  "Si je revenais à mon ancien poste, j'y serais bien meilleur qu'avant. Cette recherche m'a enrichi, m'a ouvert les yeux sur le monde de l'innovation technologique." Car Hervé est devenu membre d'une association de business angels, qui évaluent les projets de start-up. Il a aussi créé une société de conseil pour poovoir présenter une carte professionnelle en entretien, question d'image, et décrocher des missions. Qui se renouvelleront peut-être, déboucheront, qui sait, sur un CDD, un temps partiel...

La "stratégie de l'escalier", comme disent les spécialistes de l'outplacement. A 50 ans et plus, le CDI devient illusoire. Il est plutôt question de dispenser du conseil en indépendant ou de se muer en "manager de transition" placé temporairement par un cabinet. Olivier de Conihout, qui a cofondé L'Espace dirigeants après avoir été un temps sur le carreau malgré son diplôme de Polytechnique, porte depuis peu aux élèves de l'école ce discours nouveau : "Vous pouvez vous trouvez au chômage, préparez-vous à changer, entretenez votre réseau." Le chômage comme élément constitutif de toute carrière. Y compris de polytechnicien.

Pascale Krémer

 

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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 18:55

"Il faut embaucher à Pôle emploi"

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Chérèque plaide pour le chômage partiel

AFP  9 janvier 2011


François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a plaidé aujourd'hui pour le développement du chômage partiel en particulier dans les PME et des embauches à Pôle emploi pour mieux accompagner les demandeurs d'emploi. François Chérèque a assuré sur RTL vouloir obtenir des "résultats" lors du sommet social du 18 janvier. Le leader de la CFDT a insisté sur trois points: le chômage partiel, l'accompagnement des jeunes et le renforcement de Pôle emploi.

Dans les PME en difficulté, parfois "au bord de la faillite, il faut aider les salariés par du chômage partiel", a-t-il dit, en rappelant le slogan de la CFDT "former plutôt que licencier". Il a aussi demandé au gouvernement de "mettre les moyens" sur l'accompagnement des jeunes vers l'emploi.

Pour accompagner les chômeurs, "il faut embaucher à Pôle emploi", a encore dit François Chérèque. Il a rappelé qu'au moment de la création de Pôle emploi, il était prévu qu'un agent "suive 60 personnes". Or actuellement, c'est un agent pour "110", a-t-il dit. Pour financer de telles mesures, François Chérèque a invité le gouvernement à renoncer au financement des heures supplémentaires qui coûtent 4 milliards d'euros.

Nicolas Sarkozy "est en train de changer sur la taxe Tobin,  je lui propose de se reconvertir aussi à aider les chômeurs plutôt qu'encourager les heures supplémentaires".
Interrogé sur la TVA sociale, il a estimé qu'elle allait "peser sur les bas salaires et classes moyennes". La CFDT, a-t-il rappelé, est "favorable à un transfert" de certaines charges du travail sur la CSG, "plus efficace et plus juste" que la TVA.

 

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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 18:00

La formation des nouveaux entrants à Pôle emploi

formation_entreprise-copie-1.jpg

 

Le graphique ci-dessous, dont la fusion pour les nuls s'est procuré une copie, présente la conception que se fait la Direction Générale de la formation initiale à Pôle emploi. Il est intéressant à analyser, en ce qui montre le temps supposé d'acquisition de telle ou telle compétence ( exemple: 3 jours pour être opérationnel à l'accueil ! ), et l'enchainement des modules (par exemple: l'indemnisation ou l'acompagnement spécifique sont  conçus comme deuxième niveau de formation)

 

Nouveaux entrants

 

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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 15:15

1186962-1542004Un arrêt de la Cour d'Appel de Paris condamne Pôle emploi à transférer la totalité de la gestion des ASC aux Comités d'Etablissements, qui disposent désormais d'une dotation égale à 2,5% de la masse salariale

 

 

Conclusion de l'Arrêt du 5 janvier 2012:

 

"PAR CES MOTIFS
Par décision réputée contradictoire ,
Dit recevables les interventions volontaires des comités d’établissement de Bretagne et de
Lorraine ,
Infirme le jugement déféré ,
Statuant à nouveau et y ajoutant ,
annule les dispositions des paragraphes 2 , 4 et 5 de l'article 44 de la convention collective
nationale de Pole Emploi du 21 novembre 2009 en ce qu'elles prévoient :
- que la dotation complémentaire de 1,3 % de la masse salariale est versée à une commission nationale de gestion des activités sociales et culturelles , instituée au niveau national ,
- que les modalités de la gestion de cette dotation complémentaire font l'objet de l'accord du
22 janvier 2010 ,
- que la direction générale contrôle la régularité de l'utilisation des subventions allouées,
Dit que la dotation devant être allouée aux comités d'établissement de l' établissement public Pôle Emploi s'élève en conséquence à un pourcentage total de 2,5 % de la masse salariale de l' établissement public Pôle Emploi ,
Condamne l' établissement public Pôle Emploi à verser au syndicat SNU-TEFI ainsi qu'à
chacun des deux comités d'établissement de Bretagne et de Lorraine , la somme de 800 Euros
à ce titre ;
Déboute les parties de toute demande plus ample ou contraire ,
Condamne l' établissement public Pôle Emploi aux entiers dépens de première instance et
d'appel dont distraction au profit de la SCP Mireille Garnier , avoué dans les conditions de
l'article 699 du code de procédure civile .
 

LE GREFFIER            LE PRESIDENT

 

L'arrêt de la Cour d'Appel: Cour Appel Paris 05 01 2012 Cour Appel Paris 05 01 2012

 

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 20:07

Une nouvelle étude confirme la supériorité de Pôle emploi sur les officines privées

pole position

Placement: avantage pour Pôle emploi sur les opérateurs privés


afp logo

 

  6 janvier 2012


Les chômeurs les plus éloignés de l'emploi accompagnés par Pôle emploi sont plus nombreux à avoir trouvé un travail huit mois plus tard, que ceux aidés par des prestataires privés, selon une enquête Pôle emploi-ministère de l'Emploi publiée vendredi.

43% des bénéficiaires en 2009 et 2010 de la prestation "Cap vers l'entreprise" (CVE) mise sur pied par l'opérateur public étaient employés ou avaient créé leur entreprise huit mois plus tard.

Ils n'étaient que 38% parmi ceux ayant bénéficié de la prestation "Trajectoire emploi" mise en oeuvre par des opérateurs privés de placement (OPP) auxquels Pôle emploi a eu recours à partir de septembre 2009 pour l'accompagnement renforcé de certains demandeurs d'emploi en difficulté d'insertion.

Mais l'étude note qu'une différence de profil "pourrait expliquer une partie de l'écart", les demandeurs d'emploi accompagnés par les opérateurs privés ayant des niveaux de formation plus faibles, ou ayant été plus souvent ou plus longtemps au chômage.

Plus de 180.000 demandeurs d'emploi ont été orientés vers le privé entre septembre 2009 et juin 2011 et 49.000 vers des CVE.

Pôle emploi et le ministère de l'emploi ont lancé fin 2010 une évaluation pour mesurer l'efficacité des deux dispositifs, à partir d'une enquête téléphonique auprès de deux cohortes de demandeurs d'emploi entrés dans l'un ou l'autre des dispositifs en novembre 2009 et mars 2010. 2.341 personnes ont répondu pour la première cohorte, 2.540 pour la seconde.

Les bénéficiaires de CVE ont en outre plus souvent des emplois durables (28% contre 23%).

 

L'enquête de la DARES:  DARES analyses OPP Janv2012 DARES analyses OPP Janv2012

 

Sur cette question, l'analyse de Michel Abhervé

 

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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 18:16

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Dessin publié sur le site de nos amis  ventscontraires.net

 

 

Pôle emploi ou la quadrature du cercle

Alternatives Economiques  4 janvier 2012  (Carole Tuchszirer)

 

 

La crise a bousculé les priorités fixées à Pôle emploi. C'est le constat qui s'impose à la lecture de la dernière convention conclue entre l'Etat, l'Unédic et Pôle emploi pour la période 2012-2014, qui définit la feuille de route confiée à Jean Bassères, nouveau directeur de l'opérateur public.

L'heure est à la rationalisation et au redéploiement des ressources vers l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Le suivi mensuel prévu avec chaque demandeur d'emploi est supprimé. Il est désormais réservé aux chômeurs les plus en difficulté. En fait, il conviendra désormais de faire mieux, mais à moyens constants. Mieux pour les jeunes et les seniors en leur évitant le chômage de longue durée. Mieux pour permettre aux chômeurs d'accéder à des formations synonymes d'accès à l'emploi. Mieux pour les indemniser rapidement et les focaliser sur la recherche d'emploi. Mieux pour que Pôle emploi collabore plus activement avec les autres acteurs présents localement (Etat, partenaires sociaux, collectivités territoriales).

A ce titre, on notera cependant la faible référence aux allocataires du revenu de solidarité active (RSA), qui dépendent des départements mais dont l'accompagnement vers l'emploi est l'affaire de Pôle emploi. Les évaluations récentes ont pourtant pointé l'insuffisance de l'offre de service pour ce public. Cela n'augure rien de bon dans les relations entre Pôle emploi et les conseils généraux.

Autres acteurs à faire les frais de ce recentrage : les entreprises. Selon la précédente convention, la relation entreprise devait faire l'objet d'une intermédiation active et ne plus être considérée comme un sous-produit de la lutte contre le chômage. Dans le nouveau texte, il n'est plus fait mention de la " part de marché de Pôle emploi " (proportion des offres déposées à Pôle emploi parmi l'ensemble des offres d'emploi) pour apprécier ses résultats, alors que cet indicateur était autrefois adulé. En conséquence, le temps que les agents consacreront à prospecter les entreprises en vue de recueillir leurs offres d'emploi devrait baisser, de même que celui dédié à la mise en relation des entreprises avec les demandeurs d'emploi. Car dans cette convention, les chômeurs sont invités, plus que par le passé, à contacter directement les entreprises, qui préalablement auront pris soin de déposer leurs offres de façon nominative, c'est-à-dire avec leurs coordonnées complètes.

Cette voie, qui est plutôt celle de la désintermédiation, est-elle la meilleure pour lutter contre l'exclusion des demandeurs d'emploi les moins autonomes ? On peut en douter. Car pour favoriser l'embauche de publics fragiles, il importe que Pôle emploi puisse accroître sa part de marché sur l'ensemble des offres. Et qu'il puisse, par le biais d'une intermédiation active, et avec l'aide éventuelle de contrats aidés, inciter l'entreprise à recruter des profils qu'elle aurait spontanément écartés pour des raisons discutables et donc négociables.


Carole Tuchszirer, chercheure au Centre d'études de l'emploi
Alternatives Economiques n° 309 - janvier 2012

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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 00:22

La hausse du chômage remet Pôle emploi sous tension

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Les Echos  3 janvier 2012

La hausse du chômage se traduit par une flambée des inscriptions à Pôle emploi. Désormais, ce sont 115 chômeurs qui sont suivis en moyenne par chaque conseiller. Un nouveau record. La situation devrait encore se dégrader dans les prochains mois.

C'est une histoire de vases communicants à hauts risques. Qui dit hausse du chômage dit hausse des inscriptions à Pôle emploi. L'enjeu pour l'opérateur public est de taille : éviter que se reproduise la même catastrophe qu'en 2008, où la conjonction du lancement de la fusion entre l'ANPE et les Assedic avec la crise avait provoqué quelques couacs dans le traitement des demandes d'indemnisation. Il est décuplé par la pression politique de la très prochaine élection présidentielle.

La tâche est pourtant aujourd'hui encore plus grande qu'il y a trois ans pour l'opérateur. En septembre dernier, les entrées sont revenues à leur niveau de septembre 2010, à 700.000 (pic de rentrée). La situation s'est calmée en octobre et novembre, mais n'a pas atteint un niveau record pour ces mois d'automne, augurant d'un changement d'échelle. Ainsi, selon les statistiques publiées la semaine dernière, en données brutes, Pôle emploi a enregistré 563.000 entrées rien qu'en novembre, à peine 10.000 de moins qu'en octobre. Ce chiffre est supérieur de près de 110.000 à celui de novembre 2008. La correction des données saisonnières montre une tendance encore plus inquiétante avec un pic jamais égalé depuis la refonte de la nomenclature des catégories de chômeurs le mois dernier, à 519.000 entrées à Pôle emploi.

Pour l'instant, l'opérateur public est catégorique. Il affirme que la situation est maîtrisée : « Nous n'avons pas accumulé de retard sur les dossiers ; on a tiré les leçons de 2009, à chaque fois qu'on sent monter des difficultés dans une région, on met des organisations en place », indique-t-on. Pôle emploi note également une poussée des appels d'inscription mais dans un contexte de stabilité globale de l'activité téléphonique du 3949.

270101_0201820867759_web.jpg Pas d'effectifs supplémentaires

La difficulté s'annonce surtout sur le suivi des demandeurs d'emploi. Le nombre de chômeurs suivis en moyenne par conseiller a atteint en novembre le niveau inquiétant de 115 contre 105 fin 2010 et 85 fin 2008. Et le mouvement n'est pas près de s'arrêter.

On comprend d'autant mieux que le nouveau directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, ait affirmé clairement l'abandon de l'objectif de revenir à 60 chômeurs suivis par conseiller en entrant en fonction, lui préférant un service public différencié selon l'éloignement à l'emploi, comme c'est prévu dans la nouvelle convention tripartite Etat-Unedic-Pôle emploi. Le suivi mensuel généralisé, souvent formel et chronophage, va vraisemblablement devoir être abandonné très vite. Toute la difficulté va être de mettre en place rapidement une autre organisation assurant un suivi réellement différencié suivant la situation du chômeur et non la tension à laquelle fait face l'agence de son bassin d'emploi, alors qu'il n'est pour l'instant pas question d'une quelconque rallonge sur les effectifs, dont la stabilité en 2012 a été acquise de haute lutte. En décembre 2010, déjà, souligne un rapport récent du Sénat, « 32,2 % des conseillers suivaient plus de 130 demandeurs d'emploi et des pointes à plus de 200 demandeurs [n'étaient] pas rares dans des bassins d'emploi sinistrés ».

LEÏLA DE COMARMOND
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Note LFPLN: cet article a fait réagir un grand nombre de lecteurs sur la calcul du nombre moyen de demandeurs d'emploi par portefeuille. Nous publions en annexe une intéressante contribution issue de la région Aquitaine, permettant d'éclairer les lecteurs non-avertis ou extérieurs à Pôle emploi: Portefeuille moyen 2012 janvier Portefeuille moyen 2012 janvier



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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 00:01

Crise, récession, explosion du chômage ...

La fusion pour les nuls vous souhaite malgré tout une  bonne année 2012

et vous offre un cadeau

Logo-parfum.jpg

Une valeur sûre, confectionnée il y a 3 ans déjà, par un fidèle lecteur pour le "concours de logos"


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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 12:00

 

pause1.jpg

Chut ! Ne pas déranger ! La Fusion est en pause.

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 16:03

Musique de Georges Brassens, Paroles de Abdel

Chanson dédicacée par Abdel à Mr Bassères

 


 
 MOURIR AU POLE EMPLOI

 

  

Mourir au Pole emploi, ce serait bien tragique

Et pourtant chaque jour nous y amène tout droit

Depuis que la fusion dont le seul objectif

Est d'économiser sur l'dos des sans emplois

Des effectifs en baisse, on refuse d'embaucher

Seuls quelques CDD qui sont même pas formés

Et la misère qui voit sa courbe augmenter

Mourrons au Pole emploi, d'accord, mais de mort lente

D'accord, mais de mort lente

  

Apres avoir fait exploser nos portefeuilles

Multiplié par dix les incivilités

On s'étonne qu'arrive l'heure des prises d'otages

Tentatives de suicide et agressivité

Le travail à la chaine hyper taylorisé

Vise à déqualifier l'ensemble de nos métiers

Et nous faire produire comme des citrons pressés

Mourrons au Pole emploi, d'accord, mais de mort lente

D'accord, mais de mort lente

 

Ah le pauvre usager, ah le pauvre conseiller

Unis par le destin de la précarité

On les culpabilise, on leur fait même porter

Le chapeau de la crise qu'ils doivent affronter

Le placement devient un objectif chiffré

Et le chomeur feignant une cible à radier

Faire baisser les chiffres, tous les moyens sont bons

Mourrons au Pole emploi, d'accord, mais de mort lente

D'accord, mais de mort lente

 

Les services à distance pour ne plus recevoir

Exclu les plus fragiles qu'on a abandonnés

Un service public qu'on décridibilise

Pour gaver plus encore tout le secteur privé

Camarades levez vous il faut encore se battre

Et puis surtout ne pas se résigner

Oui résister partout, il nous faut résister

Mourrons au Pole emploi, d'accord, mais de mort lente

D'accord, mais de mort lente

 

Abdel

 

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