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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 12:22

 

chomeurs

 

La Grande-Bretagne envisage le travail gratuit des chômeurs

 

Le Figaro  8 novembre 2010

Le gouvernement britannique présentera cette semaine son nouveau plan anti-chômage.

 Deux semaines après avoir dévoilé un plan de rigueur sans précédent, le gouvernement britannique s'apprête à prendre des mesures musclées pour lutter contre le chômage. Ce nouveau dispositif sera présenté cette semaine par le ministre britannique du Travail, Iain Duncan Smith. L'objectif affiché du ministre est ambitieux : réduire la facture des allocations, qui coûtent chaque année 190 milliards de livres sterling (220 milliards d'euros), et «casser le cycle de la dépendance».

Iain Duncan Smith décrit ce nouveau plan anti-chômage comme un «contrat» qu'il entend passer avec les 1,4 million de chômeurs de longue durée qui touchent des allocations hebdomadaires de 65 livres sterling (75 euros). Ces derniers se verraient contraints d'effectuer 30 heures par semaine de travail bénévole, donc non rémunéré, comme le ramassage d'ordures, le balayage des rues ou l'entretien des parcs et jardins. Et ce, pendant quatre semaines. En échange, le gouvernement compte garantir au bénévole un nouveau «crédit universel» qui remplacerait les catégories d'allocations existantes. Si le demandeur d'emploi ne se présentait pas à son poste, en revanche, il perdrait ses allocations pendant au moins trois mois.

Redonner aux chômeurs une «routine de travail»

«Il s'agit simplement de redonner aux chômeurs une routine de travail, ce qui rendra leur profil bien plus intéressant pour un employeur qui cherche à pourvoir un poste», explique une source proche du ministère britannique du Travail au Guardian. Par ailleurs, des sanctions comme la suppression des allocations existent déjà pour les bénéficiaires qui refuseraient de participer à une formation ou de se rendre à des entretiens d'embauche.

Pour autant, le nouveau plan de la coalition britannique suscite la «controverse» outre-Manche, indique le journal. La députée travailliste Anne Begg a estimé que ces périodes de travail bénévole priverait les chômeurs d'un temps précieux pour la recherche d'emploi. «Le problème, c'est justement de trouver un travail», a-t-elle déclaré. Harriet Harman, une autre députée travailliste, a déclaré que les réformes étaient sans doute nécessaires, tout en jugeant les projets du gouvernement «inéquitables».

Il y a tout juste deux semaines, la Grande-Bretagne a annoncé les coupes budgétaires les plus radicales de l'histoire moderne du Royaume-Uni. Le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, a confirmé l'objectif annoncé en juin pour la réduction des dépenses publiques, alors fixé à quelque 83 milliards de livres (95 milliards d'euros) d'ici à 2015. A cet horizon, la Grande-Bretagne va supprimer 490.000 emplois publics , pour «éviter la faillite» et «s'éloigner du précipice»

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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 23:17

 

L'inspection Générale des Finances va comparer les effectifs de Pôle emploi à ceux des autres organismes européens

 

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Dépêche AEF  22 septembre 2010

  

Bercy demande à l'IGF de réaliser un "benchmark européen" sur les effectifs du Service Public de l'Emploi

 

 Analyser « la manière dont certains pays européens ont cherché à optimiser leur propre système de placement et d'indemnisation des demandeurs d'emploi » et ont fait évoluer les effectifs et les pratiques de leur SPE (service public de l'emploi) « pour faire face à la dégradation de l'emploi constatée depuis un an ». C'est l'objet d'une mission confiée par le

ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi et le secrétariat d'État chargé de l'emploi à l'IGF (Inspection générale des finances).

 

Un rapport visant à réaliser un «benchmark européen sur les effectifs du service public de l'emploi » devrait ainsi être rendu au plus tard à la fin du mois de novembre 2010. « Au delà de la question des effectifs, cette mission comparative doit 'in fine' donner au gouvernement des éléments lui permettant de mieux apprécier ce que Pôle emploi doit faire par lui-même et qu'il doit confier à d'autres opérateurs », souligne Bercy dans la lettre de mission de l'IGF datée du 18 juin 2010. « Le débat sur la 'bonne taille' de l'opérateur principal de placement est récurrent », rappelle le ministère, qui s'interroge sur « le caractère approprié du niveau des effectifs » de Pôle emploi. Bercy souligne que les effectifs du SPE ont "augmenté constamment et indépendamment de la conjoncture au cours des dix dernières années (si l'on intègre les effectifs de l'ensemble Assédic-ANPE précédant la fusion) » et que la loi du 13 février 2008 réformant le SPE « a conduit à la création d'un opérateur doté d'un budget de 4,5 milliards d'euros et employant plus de 45 000 salariés ». Selon les chiffres du budget 2010 révisé de Pôle emploi, l'opérateur emploie 47 222 ETP (équivalents temps-plein). La question des effectifs est un point de désaccord récurrent entre la direction générale de Pôle emploi et les organisations syndicales qui dénoncent « un manque flagrant » de personnels.

  

« ENVISAGER LES ÉVOLUTIONS FUTURES »

 

Afin d' « envisager les évolutions futures, il est souhaitable de mettre en place un 'benchmark' avec les services publics de l'emploi de nos principaux partenaires européens, notamment le Royaume-Uni et l'Allemagne », poursuit la lettre de mission. Pour comparer les effectifs dédiés au service de placement en France et dans ces deux pays, l'IGF devra « tenir compte des effets de périmètre, des modalités d'organisation (recours à la sous-traitance), de l'implication des collectivités locales, des organismes gérés par les partenaires sociaux… ».

 

Une « attention particulière sera portée à la manière dont les différents SPE se sont organisés pour faire face à la dégradation de l'emploi constatée depuis un an : évolution récente des effectifs, statut des agents, recours à la soustraitance quantitative et qualitative, et à leur plus ou moins grande capacité d'adapter les effectifs à l'évolution de la conjoncture, à la hausse comme à la baisse », ajoute Bercy. Le ministère insiste sur la « complexité et la diversité des missions » de Pôle emploi, qui, outre la co-traitance avec les missions locales ou le réseau des Cap emploi, recourt de « manière croissante » à des prestataires extérieurs et aux OPP (opérateurs privés de placement).

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Dépêche n° 137787 © Copyright AEF - 1998/2010 - 50553_

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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 20:18

Suisse1 Suisse: L'avenir de l'assurance chômage dans les urnes ce dimanche 

 

tsrinfo.ch  24 septembre 2010

 
Les Suisses sont appelés aux urnes dimanche pour se prononcer sur la 4e révision de la loi sur l'assurance chômage. Le projet, qui relève les cotisations salariales et taille dans les prestations, doit stabiliser les finances. Il est combattu par un référendum de la gauche et des syndicats.
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Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 21:26

 

desempleo-en-espana-thumb-200x150-113006 Pôle emploi de l'autre côté de la Bidassoa*

 

Espagne: plus de 20% de la population active touchée par le chômage 

Le blogfinance.com 30 juillet 2010

L'Espagne n'en finit pas de s'enfoncer dans la crise. L'institut national de la statistique espagnol vient de publier le chiffre du chômage au 30 juin, un chiffre catastrophique de 20.09%. Un Espagnol sur cinq en âge de travailler pointerait donc au Pôle Emploi local...

José Luis Rodriguez Zapatero, chef du gouvernement socialiste avait pourtant estimé qu'à la fin du premier trimestre "le taux de chômage était arrivé à son niveau le plus élevé"  et qu'une décrue s'amorcerait au cours de l'année 2010.

Au 31 mars, le taux de chômage s'établissait à 20.05% de la population active. Un chiffre déjà très élevé mais à mettre en rapport avec l'histoire récente. En 2007, le taux de chômage est à 7.95%. Dès 2008, début de la crise financière, il s'envole à 17.4% (31 décembre). Un an plus tard, fin 2009, le chiffre est à 19.6%.

A l'heure actuelle, le nombre de personnes sans emploi serait de 4,645 millions, soit ue augmentation de 32.800 personnes par rapport au premier trimestre 2010, et 508.000 de plus qu'un an plus tôt. Il faudrait revenir en 1997 pour retrouver un tel taux d'inactivité 

La question que l'on peut légitimement se poser est comment 20% d'une population active d'un pays industrialisé peut demeurer sans emploi. La réponse est sans doute à trouver du côté de l'économie grise, une autre spécialité nationale, qui permet d'amortir les crises sociales sur le moyen terme. Reste que si les Espagnols arrivent bon an mal an à survivre dans ces conditions, l'état espagnol fait lui logiquement face à une situation insurmontable, avec une explosion des coûts sociaux et une diminution drastique de ses revenus : il ne faut pas s'étonner dès lors qu'il demande à ses citoyens de faire de gros sacrifices. Une leçon à méditer de ce côté de la Bidassoa, assurément.

 

* : La Bidassoa est un fleuve du Pays basque, frontalier entre la France et l'Espagne.

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