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Chiffres du chômage

Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 09:41

 

Bonne nouvelle: il n'y a plus que 4,25 millions de personnes inscrites au Pôle emploi

chomage2.jpg

 

Reflux du nombre de demandeurs d'emploi en France en octobre

 

AFP par Isabelle CORTES  26 novembre 2010

 

Le nombre de demandeurs d'emploi a reflué en octobre, avec pour la première fois depuis le printemps 2008 une baisse pour les principales catégories, une tendance "encourageante" aux yeux du gouvernement, malgré la montée du chômage de longue durée et des seniors.

Avec un recul de 20.300 inscrits (-0,8%) n'ayant pas du tout travaillé (catégorie A) en métropole, à 2,67 millions, le nombre de demandeurs d'emploi a connu "sa plus forte baisse" dans cette catégorie "depuis février 2008", a immédiatement souligné le ministre du Travail et de l'Emploi Xavier Bertrand.

En incluant les personnes ayant exercé une activité réduite (catégories A, B, C), le nombre d'inscrits à Pôle emploi s'est replié de 13.700 (-0,3%) à 3,99 millions. Avec les Dom, 4,25 millions de personnes figuraient sur les listes.

C'est la première baisse depuis mai 2008 pour l'ensemble de ces trois catégories.

Sur un an, le nombre d'inscrits est cependant resté en hausse pour les personnes n'ayant pas travaillé (+1,8%) et pour l'ensemble des demandeurs d'emploi, y compris avec une activité réduite (+5%).

Pour M. Bertrand, la "très forte réduction du nombre de demandeurs d'emploi est très encourageante pour l'évolution du marché du travail".

"Même s'il faut rester prudent -les mois peuvent se suivre et ne pas se ressembler-, j'y vois le signe d'une inflexion que je souhaite durable. Sur 18 mois, j'ai une obligation de résultat: que le chômage recule", a-t-il déclaré par ailleurs au Figaro.

Pour atteindre son objectif, le gouvernement compte concentrer ses efforts sur les jeunes, les salariés peu qualifiés et les victimes de licenciements économiques, en misant notamment sur les contrats de formation en alternance et sur les dispositifs de reclassement des licenciés comme le CTP.

Après s'être envolé brutalement sous l'effet de la récession entamée en 2008 et aggravée en 2009, le nombre de jeunes inscrits à Pôle emploi a continué à diminuer en octobre (-2,1% sans activité, -1,8% y compris en activité réduite). Les statistiques d'octobre sont de "bonnes nouvelles" mais la "cicatrice de la crise est encore visible", avec la montée persistante du chômage des seniors et du chômage de longue durée, a déclaré à l'AFP la présidente du Conseil d'Orientation pour l'Emploi (COE), Marie-Claire Carrère-Gée.

Au-delà des évolutions mensuelles, "la tendance est à une augmentation beaucoup moins significative du chômage qu'auparavant", a-t-elle noté.

Pour les 50 ans et plus, la hausse du nombre d'inscrits s'est en effet prolongée (+1% en A, +1,2% en A, B, C). Elle a même dépassé les 15% en un an.

Quant au nombre de personnes en quête d'un emploi depuis au moins un an, il a progressé de 0,8% sur un mois et bondi de 23,1% sur un an à 1,48 million (y compris en activité réduite), représentant plus du tiers du total des inscrits.

De fait, "les chômeurs les plus anciens ont souvent plus de mal à retrouver un emploi", selon le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy.

En octobre, les entrées sur les listes de Pôle emploi ont augmenté notamment pour licenciements économiques, mais baissé pour les fins de CDD ou d'intérim.

En même temps, les sorties des listes pour "défaut d'actualisation" de la situation mensuelle ont bondi de 17%, ce qui rend les données "un peu délicates à interpréter" aux yeux de la présidente du COE.

Les radiations administratives ont augmenté de 5,5%. "Le taux de radiation par rapport au nombre de chômeurs inscrits est stable depuis plusieurs années", a assuré M. Charpy, jugeant possible des "erreurs" pour "2 ou 3% des dossiers".

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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 01:00

on y court Hausse du nombre de demandeurs d'emploi pour le deuxième mois consécutif

 

Le Monde / AFP

26 octobre 2010

 

Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté en septembre pour le deuxième mois consécutif et après deux mois de baisse, selon les données publiées mardi 26 octobre par le ministère de l'économie et Pôle emploi.

4 600 personnes supplémentaires n'ont eu aucune activité (catégorie A), ce qui porte le nombre de demandeurs d'emploi de cette catégorie à 2,697 millions personnes. En incluant les personnes qui ont eu "une activité réduite" (catégories B et C), ce sont 28 300 personnes supplémentaires qui étaient à la recherche d'un emploi en septembre, portant leur nombre à 3,999 millions de personnes.

La progression du nombre des demandeurs d'emploi à la recherche de tout type de contrat, n'ayant pas du tout travaillé dans le mois est donc de 0,2 % sur le mois de septembre, après une hausse de 0,6 % en août et de 3,9 % par rapport à septembre 2009, malgré un léger recul en juillet (- 0,5 % en juillet). En incluant les personnes ayant exercé une activité réduite, courte ou longue, le nombre de demandeurs d'emploi tenus de faire des "actes positifs de recherche" a crû de + 0,7 % sur le mois, soit une hausse sur un an de 6,5 %.

Si l'on y ajoute les demandeurs d'emploi en stage, en formation, ou en maladie et ceux en contrats aidés, 4,622 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi fin septembre en France métropolitaine. Avec les DOM, 4,249 millions de personnes sont demandeurs d'emploi (y compris avec activité réduite) en France à fin septembre.

Le nombre d'inscrits a en revanche reculé en septembre chez les moins de 25 ans, de 1,1 % pour ceux n'ayant eu aucune activité (444 400 personnes) probablement en raison de la fin des grandes vacances, propices aux jobs d'été. Il a aussi décliné de 1,1 % en incluant les jeunes ayant eu une activité réduite (630 000).

 

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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 20:01

1298604533.jpg Christine Lagarde toujours optimiste malgré la hausse du chômage

 

Après deux mois de baisse, le chômage a de nouveau progressé en août

 

Les Echos  27 septembre 2010

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté de 15.900, effaçant la baisse enregistrée en juillet. Le gouvernement estime que cela « n'interrompt pas la tendance à la stabilisation du marché du travail depuis le début de l'année ».

Après le chaud, le froid. Le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé dans le mois a de nouveau augmenté en août, après deux mois de baisse d'affilée. Selon les statistiques publiées vendredi par la Dares (ministère du Travail), il a progressé de 15.900 (+ 0,6 %), pour revenir à 2.692.500. Cette hausse, qui fait plus qu'effacer la diminution de juillet (- 14.400), douche les espoirs d'un retournement de tendance rapide.

Le nombre de chômeurs tenus de faire des actes positifs d'emploi (catégories A, B et C) a lui aussi augmenté : + 0,2 %, correspondant à + 7.100. C'est un peu moins que pour la seule catégorie A, mais cela est dû pour une bonne part à la poursuite de la forte montée en puissance des emplois aidés.

chomage Fort des bonnes perspectives de croissance, le gouvernement espère bien que ces mauvais chiffres d'août ne sont qu'un accident de parcours. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a souligné, vendredi dans un communiqué, que la hausse d'août n' « interrompt pas la tendance à la stabilisation du marché du travail depuis le début de l'année ». Comme si elle anticipait une demande de nouvelles mesures de politique de l'emploi, avec le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, elle a aussi pris soin de rappeler les dispositions déjà prises pour lutter contre le chômage (alternance, RSA jeunes…), insistant sur la baisse du chômage chez les jeunes « depuis son pic de mai 2009 ».

Licenciements en repli

Sur le mois dernier, le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans s'est cependant remis à progresser légèrement, à + 0,3 %. Cela dit, c'est moins que la moyenne. Au contraire des seniors, dont l'emploi est au coeur du conflit sur les retraites. Le nombre de chômeurs de 50 ans et plus a en effet augmenté de 1 % en août. Il faut à cet égard noter la progression de la rubrique « autres cas » dans les motifs d'inscription à Pôle emploi, de + 0,4 % sur un mois et de +11,5 % sur un an. Ce poste recouvre notamment les ruptures conventionnelles, dont l'augmentation doit être mise en relation avec celle du chômage des seniors : une récente note de la direction de Pôle emploi a en effet montré un pic d'inscriptions à la suite d'une rupture conventionnelle entre 55 et 60 ans.

Par ailleurs, le nombre de chômeurs de longue durée poursuit, lui aussi, sa hausse : 1.442.900 demandeurs d'emploi (catégories A, B et C) étaient inscrits depuis plus d'un an en août, en hausse de 0,5 % sur un mois et de 26,7 % sur un an.

Tout n'est cependant pas négatif. D'abord, les sorties du chômage ont continué à progresser, même si c'est moins qu'en juillet (+ 0,9 %). Et plus encore que les reprises d'emploi, c'est la chute des entrées en stage qui en a limité la hausse (- 13,9 % sur un mois alors qu'il s'agit de données corrigées des variations saisonnières). En outre, août a été marqué par une forte baisse du nombre d'inscriptions au chômage à la suite d'un licenciement économique, dans la lignée de la baisse constatée des plans sociaux (- 8 % sur un mois et -38,2 % sur un an). En outre, les radiations administratives ont baissé de 5,7 % et n'ont donc pas joué un effet contracyclique. Enfin, le nombre de chômeurs bénéficiant du RSA a continué à progresser, atteignant 558.900, soit + 3,5 % sur un mois et + 13 % sur un an.

LEÏLA DE COMARMOND, Les Echos
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 19:37

1298604533.jpgPolémique entre le gouvernement et l'opposition sur la signification des chiffres du chômage 

 

Chômage : quatre vérités que Lagarde ne vous dira pas

 

Pierre Larrouturou et Djamila Sonzogni sur Eco89 le 30 août 2010

 

 

Depuis quelques jours, Christine Lagarde est dans tous les médias pour se féliciter des bons chiffres du chômage. Hélas, si l'on s'intéresse vraiment à la vie des salarié(e)s (actifs ou au chômage) et si l'on regarde de près les chiffres du ministère du Travail, on constate qu'il n'y a aucune raison de se féliciter des évolutions en cours :

1Le nombre total des inscrit(e)s n'a jamais été aussi élevé

Ils sont 4 574 000 inscrit(e)s, sans compter 300 000 chômeurs de plus de 58 ans dispensés de recherche d'emploi et 217 000 chômeurs dans les départements d'outre-mer. En deux ans, le nombre total de chômeurs a augmenté de 1 150 000. C'est du jamais vu dans notre pays.

Evolution du nombre d'inscrits à Pôle emploi depuis juillet 2006

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Le « flux » des nouveaux arrivants est toujours aussi impressionnant

Pas moins de 505 000 hommes et femmes se sont inscrits au chômage en juillet, et 505 000 en un mois, c'est absolument catastrophique !

D'où vient l'impression d'accalmie qui permet à Chiristine Lagarde de parler d'une « stabilisation du chômage » ? Pourquoi la courbe qui récapitule le « stock » de chômeurs ne monte-t-elle pas de façon verticale ?

Parce que, dans le même temps, 495 000 personnes ont quitté Pôle emploi. Mais sur ces 495 000 sorties, il n'y en a que 104 000 qui déclarent avoir retrouvé un emploi. Il y a un flou pour 100 000 d'entre eux, mais le ministère lui-même admet que « moins de 40% de ceux qui quittent Pôle emploi retrouvent un emploi ».

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La majorité de ceux qui quittent Pôle Emploi sont en fin de droits

Ils ont été licenciés il y a un an ou deux et n'ont plus droit aux indemnités. Ils sont dans la précarité la plus totale : ils vont survivre -ou sousvivre- avec le RMI-RSA… ou n'auront droit à aucune allocation si leur conjoint a un revenu correct. En deux ans, le revenu du couple a été divisé par deux, mais leur problème n'apparaît dans aucune statistique.

L'Insee estime que 400 000 ménages vont être confrontés cette année à cette situation : voir leurs revenus divisés par deux ! Mais ils ne sont plus comptés comme chômeurs, et Christine Lagarde ou Eric Woerth ne les croisent pas dans les dîners en ville…

4

Les CDD de moins de un mois représentent plus de 60% des embauches

Quant à celles et ceux qui retrouvent un emploi (il y en a quand même, heureusement), ils doivent de plus en plus se contenter d'emplois très précaires : l'Acoss, qui reçoit toutes les déclarations d'embauche, a publié en juillet une étude sur les embauches au deuxième trimestre.

Répartition des déclarations d'embauche au cours du 2e trimestre 2010

En résumé : jamais le chômage n'a atteint un tel niveau et jamais le marché du travail n'a connu une telle précarité.

 

 

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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 00:03

 

mission_locale_1-a15d4.jpg Le nombre de jeunes faisant l'expérience du chômage longue durée a explosé

 

De Claudine RENAUD (AFP)  le 26 août 2010

 

Malgré une relative décrue des inscriptions à Pôle emploi ces derniers mois, les moins de 25 ans payent un lourd tribut à la crise qui a fait grimper en flèche le nombre de jeunes faisant l'expérience du chômage de longue durée et pointant depuis plus d'un an.

Selon des chiffres obtenus auprès du ministère de l'Emploi, le nombre de moins de 25 ans inscrits sur les listes de Pôle emploi depuis plus d'un an n'est pas loin d'avoir doublé depuis 2008 (+72% en juin comparé à juin 2008).

Au 30 juin 2010, 114.100 jeunes étaient en recherche active d'emploi depuis plus d'un an (catégories A, B ou C) contre 66.100 fin juin 2008.

Le chômage de longue durée concerne près d'un jeune demandeur d'emploi sur cinq (17,8%) comme lors de la récession de 2003, et même s'ils sortent plus rapidement des listes, les jeunes ont subi une poussée du chômage de longue durée supérieure à la moyenne.

L'expérience du chômage de longue durée peut générer pour ces jeunes, outre des difficultés matérielles, une grave souffrance, selon une étude du réseau des Missions locales sur "La santé mentale des jeunes en insertion".

Réalisée avant la crise, l'étude montre que 26% des jeunes des Missions locales sont en souffrance psychique, 7% ont un état dépressif avéré, et leur risque de suicide est quatre fois plus élevé que pour les jeunes actifs.

"L'incertitude face à l'avenir" mais aussi "l'absence de statut social - être ni actif ni étudiant mais en insertion" caractérisent ces jeunes et contribuent à leur "fragilité psychologique".

Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez estime "avoir réussi à éviter le syndrome de la génération sacrifiée" en débloquant plus de 500 millions d'euros d'aides aux entreprises recrutant des apprentis.

Mais les chiffres du ministère de l'Emploi montrent que la situation s'est seulement stabilisée.

Il y a eu 285.000 contrats d'apprentissage sur la période cible mi-2009 à mi-2010 (au lieu de 320.000 attendus) et 143.000 recrutements en contrat de professionnalisation (la barre était fixée à 170.000).

Dans une lettre au secrétaire d'Etat, le syndicat FO a jugé la situation "dramatique" et demandé une réunion rapide gouvernement-syndicats-patronat.

"Si la situation s'améliore légèrement pour les jeunes diplômés et les cadres, elle reste extrêmement problématique pour les moins qualifiés", a aussi observé jeudi la CFTC.

L'envolée du chômage de longue durée parmi les jeunes touche "presque tous les pays" selon le Bureau international du Travail (BIT), en particulier l'Espagne et les Etats-Unis, mais aussi les pays en développement ou émergents.

Cela affecte le système scolaire car "si les débouchés en terme d'emplois restent faibles, beaucoup de jeunes gens peuvent estimer avoir peu d'intérêt à poursuivre leurs études ou une formation", selon le BIT, qui craint une déqualification.

Aux Etats-Unis, les dirigeants de la Réserve fédérale s'inquiètent ouvertement depuis des mois des conséquences de la récession sur les jeunes.

Ils mettent en avant des études selon lesquelles ceux qui commencent leur carrière par une période de chômage ou pendant une période économique difficile tendent à être moins bien payés au bout de plusieurs années, à diplôme ou formation équivalente, que ceux arrivés sur le marché du travail en période d'expansion.

Pour le BIT, qui évoque le risque de "génération perdue", "si rien n'est fait rapidement, on peut craindre que la situation de la jeunesse ne devienne insoutenable dans certains pays, constituant une menace pour la cohésion sociale".

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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 20:58

 

Vitre 21 janvier 2010Publication des chiffres du chômage: le sourire crispé du Secrétaire d'Etat à l'emploi

 

 

 

France : 46.000 chômeurs de plus sur les six premiers mois de 2010

 

Les Echos 27 juillet 2010

 

Après deux mois consécutifs de hausse, le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas travaillé du tout a toutefois baissé de 0,3 % en juin.

L'embellie est petite mais elle est d'autant plus appréciable qu'elle succède à deux mauvais mois. Selon les statistiques publiées hier par la Dares (ministère du travail), le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas travaillé du tout dans le mois (catégorie A) est revenu à 2.691.000. C'est 8.600 de moins qu'en mai, soit une baisse de 0,3 %.

Cette diminution n'a cependant pas de quoi rendre euphorique, alors que la perspective de la fin du Zéro charge pour les très petites entreprises a certainement dopé au moins un peu les embauches le mois dernier. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est donc garder de tout triomphalisme. Dans un communiqué diffusé hier, elle a affirmé «  prend(re) note avec satisfaction de cette baisse du chômage, qui confirme la stabilisation globale du marché du travail depuis le début de l'année ».

Elle n'efface cependant pas, loin s'en faut, les hausses des deux mois précédents.Il aurait fallu une baisse de 38.000 en juin pour obtenir une stabilisation du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A. Autant dire que l'Insee, qui a tablé dans sa dernière note de conjoncture, fin juin, sur une légère baisse du nombre de chômeurs au deuxième trimestre, apparaît moins réaliste que Pôle emploi, qui avait indiqué s'attendre à une rechute.

Plus globalement, le premier semestre de 2010 n'aura pas été bon en matière de chômage. On est évidemment _ et heureusement _ très loin des sommets atteints en 2009.  Au premier semestre de l'an dernier, le nombre de chômeurs de catégorie A avait augmenté de 289.400 et au second semestre, il avait progressé encore de 128.100.  L'augmentation est aussi bien plus faible que les 220.000 demandes d'emploi de plus recensées au second semestre de 2008, au démarrage de la crise. Mais entre janvier et juin, le nombre de chômeurs de catégorie A a tout de même encore crû de 45.900. 

Si l'on considère cette fois tous les chômeurs tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (catégories A, B et C), la hausse sur le semestre dépasse les 100.000. En juin, leur nombre a en effet continué de se rapprocher des 4 millions en France métropolitaine, à 3.958.500 (+0,4 %) et il dépasse désormais les 4,2 millions DOM compris.

Le fait le plus marquant en juin reste encore la progression du chômage des 50 ans et plus (voir ci-dessous). Les quinquagénaires ont continué à pâtir plus que les autres de la dégradation du marché du travail tandis que le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans, qui avait recommencé à progresser depuis mars 2010, a légèrement diminué le mois dernier. Une amélioration à mettre en relation avec le rebond des contrats en alternance (« Les Echos » du 27 juillet).

Alors que le nombre de reprises d'emploi s'est inscrit en baisse en juin, le nombre de chômeurs de longue durée a, lui, poursuivi sa hausse. Pôle emploi a recensé en juin 1.424.600 personnes inscrites depuis un an ou plus, en progression de 0,9 % sur un mois et de 29,1 % sur un an, avec un pic de progression mensuelle de 1,8 % pour les personnes inscrites depuis deux ans, soit exactement les victimes de la crise. En parallèle, le nombre de personnes indemnisées par l'Unedic a poursuivi la baisse qu'il avait entamé en avril. Un cocktail qui signe la montée en charge du problème des fins de droits, qui ont donné lieu à un accord entre l'Etat, le patronat et tous les syndicats sauf la CGT qui commencera vraiment à monter en charge qu'à la rentrée.

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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 21:27

 

hausse_chomage2_REDUIT.jpgPôle emploi: nouvelle hausse des inscrits en mai, surtout de 50 ans et plus

 

De Claude RENAUD (AFP) le 24 juin 2010

 

Le nombre d'inscrits à Pôle emploi, notamment âgés de 50 ans et plus, a encore augmenté en mai, selon des chiffres publiés jeudi, alors que les périodes de chômage restent pénalisantes dans le calcul de la retraite.

Fin mai, selon le ministère de l'Emploi, 2,699 millions de personnes étaient inscrites en catégorie A en métropole, davantage qu'en avril (+0,8% ou +22.600) et qu'en mai 2009 (+7,1%). C'est la plus forte hausse mensuelle depuis le début de l'année dans cette catégorie qui englobe les chômeurs cherchant tout type de contrat de travail et n'ayant pas travaillé dans le mois.

L'autre indicateur, la courbe des catégories A, B, C qui regroupe les demandeurs d'emploi ayant une activité réduite mais qui doivent faire des actes positifs de recherche d'emploi pour ne pas être radiés, a aussi progressé (+0,4% en un mois).

Dans cet ensemble, Pôle emploi a recensé 3,942 millions d'inscrits en métropole (+9,4% sur un an) et 4,182 millions avec les départements d'Outre-mer.

"Les effets sur l'emploi de la crise n'ont pas disparu même si depuis 2009, le marché du travail s'est stabilisé", a commenté la ministre de l'Economie et de l'emploi Christine Lagarde.

Près d'un salarié sur trois poussant la porte de Pôle emploi (28,6% en mai) est un ex-CDD ou intérimaire, des catégories particulièrement exposées à un relevé de carrière en pointillé au moment de la retraite.

Actuellement, les salariés peuvent valider pour la retraite tous les trimestres de chômage indemnisé.

Le chômage non indemnisé en revanche, qui touche les précaires mais aussi les personnes en fin de droits, les jeunes entrant dans la vie active, ou une partie des femmes qui s'arrêtent de travailler pour être au foyer, ne compte pas pour la retraite complémentaire.

Et pour la retraite de base, le chômage non indemnisé est pris en considération dans la limite d'un an, en règle générale, une durée que le gouvernement propose de porter à un an et demi dans son projet de réforme.

La moitié des demandeurs d'emploi n'est pas indemnisée par l'assurance chômage.

En mai, le nombre de demandeurs d'emploi âgés de 50 ans ou plus a augmenté davantage que les autres (+1,3% en catégorie A et +1,4% en A, B, C), au moment où le gouvernement veut faire travailler les Français jusqu'à 62 ans voire 67 ans pour avoir une retraite à taux plein.

"L'emploi des seniors va bénéficier des 33.000 accords d'entreprise et plans d'action en faveur de l'emploi des salariés âgés qui ont déjà été déposés au 1er juin", a réagi Mme Lagarde.

Le projet de réforme des retraites prévoit aussi, en dépit des difficultés budgétaires de l'Etat, d'instaurer une nouvelle aide publique ciblée, qui sera versée aux employeur recrutant des chômeur âgés de 55 ans ou plus, l'entreprise payant zéro cotisations patronales pendant un an.

Près d'un demi-million de salariés de 50 ans ou plus sont actuellement au chômage, selon l'Insee.

Ils sont davantage que les autres exposés au chômage de longue durée.

Globalement, le chômage de longue durée progresse, tout comme l'ancienneté moyenne d'inscription sur les listes toute tranche d'âge confondue.

Plus d'un demandeur d'emploi sur trois (1,4 million en métropole et plus 1,5 avec les DOM) pointe depuis un an ou plus, soit environ 30% de plus qu'en 2009.

Au total, Pôle emploi, encore loin d'apporter le service amélioré promis par le gouvernement et dont les syndicats déplore la situation "intolérable" (CFDT), doit traiter plus de 4,5 millions d'inscrits.

La faible reprise de l'activité sera insuffisante à faire baisser le chômage avant 2011, selon les prévionnistes.

Copyright © 2010 AFP.

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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 23:00

 

hausse_chomage2_REDUIT.jpgLe chômage est reparti à la hausse en avril

 

Le Monde avec AFP et Reuters  28/05/10

 

Le chômage est reparti à la hausse en avril. Selon les données publiées vendredi 28 mai, le nombre de demandeurs d'emploi (catégories A, B et C) a augmenté de 0,9 % par rapport à mars (35 200 personnes), pour atteindre 3 926 200 personnes. La catégorie A, qui comprend uniquement les personnes sans activité et en recherche active d'emploi, a augmenté de 0,6 % après une baisse de 0,2 % en mars. L'augmentation de chômeurs, toutes catégories confondues, est de 10,5 % par rapport au mois d'avril 2009.

 

Si l'on ajoute les demandeurs d'emploi en stage, en formation (dont les licenciés économiques en CTP – contrat de transition professionnelle – ou CRP – contrat de reclassement personnalisé) ou en maladie (catégorie D) et ceux en contrats aidés (catégorie E), dont le nombre a aussi crû, plus de 4,5 millions de personnes étaient inscrites au Pôle emploi fin avril. Autre point noir accentué en avril : le nombre de demandeurs d'emploi de longue durée, inscrits au Pôle emploi depuis plus d'un an, a encore progressé. Et l'ancienneté moyenne des demandeurs d'emploi toujours inscrits a augmenté.

Le mois d'avril a été "dur", mais plusieurs indicateurs comme la reprise de l'intérim et la hausse des offres d'emploi de plus de six mois collectées par le Pôle emploi laissent penser que le marché de l'emploi "se remet en mouvement", a réagi le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez . Il préfère voir dans ces chiffres "le signe d'un marché de l'emploi qui reprend". Globalement, indique-t-il, "les indicateurs montrent que, malgré tout, mois après mois, on a une tendance de fond qui est de regagner le terrain perdu".

M. Wauquiez cite en particulier la hausse des offres durables enregistrées par le Pôle emploi (+ 17,8 % sur un an en métropole et + 27,9 % pour les offres d'emplois de plus de six mois) et une progression mensuelle des demandeurs d'emploi moins forte. "On est sur une progression mensuelle de + 8 000 demandeurs d'emploi, là où la tendance de janvier à octobre 2009 était à + 41 000 en moyenne", a-t-il remarqué. Pour lui, "l'objectif reste d'atteindre une inflexion fin 2010".

 

 

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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 22:26

ACDC.jpgChômage hausse ou baisse ? (Figaro contre Monde)

 

Arrêt sur images  28/04/10

 

Les chiffres du chômage, en hausse ou en baisse ? "Le chômage en baisse pour la première fois depuis dix mois" titre Le Figaro.fr. Mais sur le Monde.fr, le titre est tout autre : "Le chômage a augmenté de 0,5 % en mars". D'où provient donc cette différence ?

 

Traiter des chiffres du chômage est chose délicate : tout dépend de quelle catégorie l'on parle... Et de ce que l'on veut mettre en valeur. Les chômeurs sont en effet classés selon leur "profil" : demandeurs d'emploi, en activité réduite, ou encore en formation. Et, d'une catégorie à l'autre, les chiffres peuvent être positifs ou négatifs. Le Monde.fr et le Figaro.fr donnent bien l'ensemble des chiffres du chômage et par Pôle emploi dans leurs articles respectifs. Mais leurs titres diffèrent. Pourquoi ?

Lorsque Le Figaro titre "Le Chômage en baisse pour la première fois depuis 10 mois", il se fonde sur la catégorie A, dite "de référence", qui rassemble les chômeurs n'ayant pas travaillé du tout au cours du mois. Celui-ci a bien reculé de 0,2% au mois de mars, soit de 6600 personnes. Effectivement, c'est la première baisse depuis juin 2009. A noter que le quotidien Figaro titre différemment, pour le même article, écrit par un journaliste de la rédaction papier, spécialiste des questions sociales, Marc Landré : "l'emploi résiste en mars grâce au traitement social du chômage". Mais là encore, il s'agit d'un choix de titre positif.

Or le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté dans toutes les catégories, sauf effectivement dans la catégorie A. Le Figaro le précise bien, ensuite, dans l'article : "L'éclaircie s'arrête là car le nombre de demandeurs d'emploi inscrits dans les quatre autres catégories augmente. Et parfois fortement: +2% en catégorie BC (+24700 chômeurs ayant travaillé plus ou moins de 78 heures dans le mois); +2,4% en catégorie D (+6.200 chômeurs en stage, formation ou maladie) et +3,8% en catégorie E (+11.400 chômeurs en contrats aidés). Pis, sur un an, les variations vont de +18,3% (catégorie BC) à +36.4% (catégorie E). Dans les autres catégories, +2% dans la catégorie BC, des chômeurs ayant travaillé plus ou moins 78 heures dans le mois, +2,4% dans la catégorie D, des chômeurs en stage, formation, ou maladie, et +3,8% dans la catégorie E, des chômeurs en contrat aidés. Le titre ne correspond donc pas complètement à la teneur de l'article.

Pour le même sujet, le Monde, qui se fonde sur une dépêche de Reuters, titre : "le Chômage a augmenté de 0,5% en mars". D'où vient alors ce chiffre ? Des catégories A, (sans emploi), et B et C (en activité de plus ou moins 78 heures dans le mois) rassemblées, soit toutes les catégories de chômeurs"tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi" (contrairement aux contrats aidés, ou aux chômeurs en formation). Ce qui donne le chiffre de 4,13 millions de personnes, soit effectivement 0,5% de plus qu'il y a un mois. Un chiffre donné également par Le Figaro, mais qui ne l'a pas choisi en titre.

Pour appuyer son titre plutôt positif, Le Figaro interviewe Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, qui juge les données de mars "extrêmement positives". Il s'agit d'une embellie forte que l'on n'avait pas connu depuis février 2008, et de la première baisse depuis juin 2009", insiste-t-il. Le Figaro lui demande (tout de même) comment se réjouir quand le chômage augmente dans toutes les catégories, (sauf A). Réponse : "Nous ne sommes qu'au début du chemin."

 

 

Par La fusion assedic-anpe pour les nuls - Publié dans : Chiffres du chômage
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 20:48


tele manipulationChiffres du chômage: la grande manipulation

Le nombre de chômeurs en hausse en janvier et décembre

Marc Landré dans Le Figaro du 24/02/10

Contrairement à ce qui avait été annoncé il y a un mois, Pôle emploi a révisé ses chiffres du mois de décembre, révélant une hausse du nombre de demandeurs d'emploi et non une baisse. En janvier, le nombre de chômeurs a progressé de 19.500.

 Nicolas Sarkozy se serait bien passé d'une telle annonce à un peu plus de deux semaines des élections régionales et en plein mouvement social chez Total. Non seulement le nombre de demandeurs d'emploi qui se sont inscrits en janvier au Pôle emploi a bondi entre + 15.900 et + 19.500 (selon les catégories considérées), mais la baisse de 18.700 personnes annoncée en catégorie A pour décembre le mois dernier a été sérieusement corrigée et s'est transformée finalement… en forte hausse. Une «quasi-stagnation», minimise ce soir le ministère de l'Emploi. Il n'empêche. Fin 2009, le nombre de demandeurs d'emploi atteignait au total 2,65 millions de personnes en catégorie A, contre 2,61 millions annoncé il y a un mois. Soit une différence, sur l'ensemble de l'année, de 34 .400 chômeurs enregistrés. En plus.

Cette double mauvaise nouvelle pour l'exécutif remet en cause les déclarations du président de la République, le 25 janvier dernier lors de son émission de télévision sur TF1. Le chef de l'État avait alors affirmé que «les Français verront le chômage reculer dans les semaines et les mois qui viennent». Certes, l'année n'est pas terminée, elle ne fait même que commencer. Mais la forte hausse de janvier et la correction surprise des chiffres de décembre jettent le trouble sur la promesse présidentielle qui avait alors beaucoup surpris à l'époque. La prévision de Nicolas Sarkozy contredisait également les projections officielles de l'Unedic qui faisait alors état d'une augmentation de 21.000 demandeurs d'emploi sur 2010.

Ironie de l'histoire, il n'y a eu aucune rupture d'embargo aujourd'hui - contrairement aux mois précédents - sur les données du mois de janvier ni même aucune fuite qui a filtré dans la presse. On comprend mieux maintenant pourquoi !

Par La fusion assedic-anpe pour les nuls - Publié dans : Chiffres du chômage
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