Quantcast

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles

HELIUM 4

La revue mensuelle de la fusion pour les nuls


Version papier


N°1- Nov 2011

   HELIUM-4.png

 

 

 

 

 

 

 

 

N°2 Déc 2011

H2

 

N°3 Jan/Fev 2012

Helium-copie-1.JPG

Recherche

Profil

  • La fusion pour les nuls
  • Pôle emploi ou la fusion anpe assedic pour les nuls
  • Association
Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 20:56

Sarkozy annonce le recrutement de 1840 agents à Pôle Emploi


CHÂTELLERAULT (AFP) — Pôle emploi va recruter 1.840 agents supplémentaires pour faire face à l'alourdissement des tâches provoqué par la forte remontée du chômage ces derniers mois, a annoncé Nicolas Sarkozy mardi lors d'un déplacement à Châtellerault.

"Il va y avoir 1.840 emplois supplémentaires pour faire face à la crise et à l'alourdissement des tâches. C'est une décision que je viens de prendre", a déclaré M. Sarkozy en visitant l'agence Pôle emploi de Châtellerault.

Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez avait promis avant la fin du mois une décision sur l'éventuelle augmentation des effectifs de l'organisme rassemblant les ex-ANPE et Assedic afin de faire face à la forte hausse du nombre de demandeurs d'emplois.

Cinq syndicats (SNU, CFDT, CGT, FO, Snap) de Pôle emploi avaient exigé le 19 février de la direction "un plan d'action précis" pour répondre à la "dégradation des conditions de travail" provoquée par la crise.

"Nous sommes à un conseiller pour 85 demandeurs d'emplois en moyenne, mais parfois à un conseiller pour 120, 130 ou 200 demandeurs d'emplois", avait indiqué le directeur général de Pôle emploi Christian Charpy à la presse le 11 mars dernier, ajoutant que l'objectif restait "un conseiller pour 60 demandeurs d'emploi".

Fin février, Pôle emploi comptait 44.675 employés, dont 29.838 anciens agents de l'ANPE et 14.837 ex-salariés des Assedic.

Le chef de l'Etat a annoncé ces recrutements alors qu'il visitait une agence Pôle emploi de Châtellerault (Vienne).
Le chef de l'Etat a annoncé ces recrutements alors qu'il visitait une agence Pôle emploi de Châtellerault (Vienne).
Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires
Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 23:46


État de siège à Châtellerault pour la visite présidentielle

(La Nouvelle République du 30 mars 2009)      
           



Châtellerault ville morte ? La journée de demain s'annonce rude pour les habitants de la ville. Et rien n'est fait pour leur faciliter la tâche dans leurs déplacements alors que des mesures de sécurité exceptionnelles seront en vigueur pour la venue du cortège présidentiel sur trois sites. Une manifestation est également prévue, à partir de 9 h. Autrement dit, circulation risque de rimer avec paralysie.
La préfecture joue le black-out total et refuse de livrer les informations pratiques qui permettraient aux habitants d'éviter de tomber dans la nasse des différents barrages. « C'est une raison de sécurité. On ne communique pas sur le trajet présidentiel et on ne donne pas non plus d'indications sur les trajets à suivre », explique la préfecture.
Le dispositif mis en place pourrait atteindre jusqu'à 1.500 policiers, gendarmes, CRS et gendarmes mobiles, selon certaines sources. « Vu le contexte, c'est sûr que c'est un déplacement à risque », explique un familier du dispositif. « Ce qui se met en place, c'est un véritable blocus. Ça va être bouclé partout, Châtellerault sera hermétique. Un service de cette ampleur, on n'en a jamais monté dans la Vienne. L'objectif c'est de faire un vrai cordon sanitaire. »
Le président de la République devrait atterrir vers 10 h 30 à l'aéroport de Poitiers-Biard, placé sous la surveillance de la gendarmerie. A bord de sa voiture blindée le cortège formé par le président et trois ministres et secrétaires d'État doit théoriquement rallier Châtellerault par la route.
Une manifestation y est annoncée avec un rassemblement prévu à 9 h. Le programme officiel de la visite présidentielle débute en centre-ville avec deux visites à 11 h 20 et 12 h 05 à la CAF et au Pôle emploi. A 12 h 30, direction le parc des expositions. Six mille invitations ont été lancées par la préfecture pour une table ronde sur la crise. La capacité de la salle présidentielle étant limitée à 1.200 places assises, un écran plasma est prévu pour les invités déroutés vers une autre salle. La bousculade de cette folle journée doit prendre fin vers 15 h avec le vol de retour du président.

Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires
Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 22:07

Tentative de suicide lundi 30 mars à Villeneuve d'Ascq, dans les locaux de la Direction Régionale du Pôle emploi Nord Pas de Calais. Le collègue a été hospitalisé. Ses jours ne sont pas en danger. Une réunion exceptionnelle du CHSCT a été programmée.


Rappel de la déclaration unanime du CNHSCT le 25 mars 2009:

"La mise en place chaotique de Pôle emploi, ajoute un traitement dégradant des personnels, du haut encadrant aujourd’hui, aux employés demain.
[ ... ]
  La Direction est à l’origine de la désorganisation créée par la mise en place de Pôle emploi et ne tient  aucun compte de nos alertes.
Pourtant, les drames et les faits graves sur les lieux de travail et dans la vie personnelle, le recours aux arrêts de travail pour se protéger de l’intensification sont des preuves du mal vivre de l’ensemble des agents."


Le texte intégral de la déclaration du CNHSCT: link



Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 00:40

De Rethel à Chatellerault,
Nicolas Sarkozy a la banane !



Photo P. Thyzon (réalisée sans trucage)

Selon des sources généralement bien informées, Nicolas Sarkozy visiterait mardi 31 mars 2009 le Pôle Emploi de Chatellerault, accompagné de Brice Hortefeux, Laurent Wauquiez, Martin Hirsch et Christian Charpy.

Accompagné d'un tel équipage, le Chef de l'Etat annoncera probablement son nouveau "plan d'urgence" pour l'emploi, incluant notamment des effectifs supplémentaires pour Pôle emploi.


 
Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires
Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 00:35
L'AFPA touchée par la tornade: Le transfert de 900 salariés au Pôle emploi sera examiné au conseil des ministres du 22 avril.


La loi du 13 février 2008 link prévoyait le rattachement « éventuel » des services d’orientation de l’AFPA à la nouvelle institution Pôle emploi, sous réserve d’un rapport qui devait être réalisé dans l’année suivant la promulgation de la loi.


"Article 12 


Dans un délai de douze mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur les modalités du transfert éventuel à l'institution mentionnée à l'article L. 311-7 du code du travail des personnels de l'Association pour la formation professionnelle des adultes chargés de l'orientation professionnelle des demandeurs d'emploi".

 

A notre connaissance ce rapport n’a jamais vu le jour, et mi-janvier le gouvernement a annoncé unilatéralement le principe de l’intégration des services d'orientation de l’AFPA vers le Pôle emploi (voir notre article du 15 janvier 2009 link).

 

Depuis ce jour on était le brouillard. Gouvernement et Direction ont imposé un black-out total. La Direction Générale a proposé au CA de l'AFPA de réfléchir à partir de  « 5 scénarios possibles » qui vont de l’absence de transfert avec développement de nouvelles activités (scénario 1) à la mise en place d’une hypothétique structure commune Pôle
Emploi /AFPA (scénario 5) en passant par des modalités de transfert total (2) ou partiels (3 et 4) de l’Orientation…
Mais chacun était bien conscient que cette présentation en 5 scénarios ne servait qu’à amuser la galerie, pendant que les véritables décisions se prenaient ailleurs.

 

Puis brusquement le processus s'accélère, et le 25 mars le Bureau de l'AFPA annonce un calendrier précis sur le transfert à Pôle emploi:

 

Communiqué des syndicats
CGT, CFDT, CGT-FO, SUD-Solidaires et CFTC de l’AFPA


Lors du Bureau de l’AFPA, réuni à titre exceptionnel ce mercredi 25 mars 2009, des annonces ont été faites d’un calendrier précis de transfert à Pôle-emploi de 900 salariés sur les 1 200 de la ligne orientation.

Le projet de loi relatif à la formation professionnelle est en cours d’écriture. Il contiendra un ou des articles concernant le transfert de l’orientation. Il sera examiné par le Conseil des Ministres le 22 avril et soumis au débat et au vote du Parlement dans les semaines qui suivent. Il devra être voté avant l’été.
Le transfert pourrait être effectif le 1er janvier 2010.

Le Bureau a refusé de donner un avis sur ces décisions.

Par ailleurs, un Comité central d’entreprise extraordinaire est convoqué le 8 avril pour une information-consultation sur les modalités de transfert. Et l’Assemblée générale de l’AFPA est convoquée le 9 avril.

Les syndicats CGT, CFDT, CGT-FO, SUD-Solidaires et CFTC considèrent cette décision comme inacceptable et injustifiable. Elle est lourde de conséquences particulièrement dramatiques pour les usagers, pour les salariés et pour l’AFPA. Elle ouvre la voie au démantèlement rapide et à la privatisation de l’AFPA, avec les conséquences prévisibles sur l’emploi. Elle doit être tout de suite combattue.

Dans l’immédiat les syndicats CGT, CFDT, CGT-FO, SUD-Solidaires et CFTC décident de faire du 8 avril une journée de lutte de l’ensemble du personnel :
- délégations importantes au Siège ce jour-là (et non plus à la Bourse du Travail de Paris)
- expressions du personnel organisées en Assemblée générale
- envoi massif de fax de protestation (N° du CCE : 01-48-70-38-04)

Montreuil, le 26 mars 2009

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 


http://pagesperso-orange.fr/otmi.afpacholet/logaAfpaNet.gifBienvenue à Estelle Psychotrop dans le comité de rédaction de "La fusion pour les nuls" !  

 


Estelle, une "peut-être-bientôt-ex-afpa de Pôle emploi", a accepté de collaborer avec notre site pour suivre ce dossier important. Elle recherche des collègues des services d’orientation,  pour glaner des informations permettant de percer un peu le brouillard qui entoure cette affaire. Si vous êtes intéressé(e), envoyez un message à lafusionpourlesnuls@orange.fr avec la mention « A l'attention de Estelle Psychotrop »
Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 08:20


Pôle emploi : appel d'offres à des cabinets privés pour placer 320.000 chômeurs


Pôle emploi vient de publier un appel d'offres aux opérateurs privés pour le placement en deux ans de 320.000 demandeurs d'emploi, notamment de certains licenciés économiques, a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué.
 

Cet appel d'offres, "organisé par région ou bassin d'emploi", se décompose en deux "lots" visant à "la prise en charge intensive et le placement" de 170.000 personnes éloignées de l'emploi (lot 1) et à "l'accompagnement et le retour à l'emploi" de 150.000 licenciés économiques (lot 2).

Prévu pour deux années à compter du 1er juillet 2009, ce marché sera reconductible pour une année supplémentaire, a précisé l'organisme issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic.

Le 11 mars, le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy, avait déclaré à la presse que l'appel d'offres viserait à ce que "100.000 à 120.000 demandeurs d'emploi" soient suivis chaque année par des opérateurs privés de placement, contre 40.000 personnes actuellement.

Le suivi des demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisée (CRP) devrait ainsi être partagé à "50/50" entre Pôle emploi et les opérateurs privés, avait-il précisé.

"Les opérateurs privés de placement ne sont pas un sujet tabou au sein de Pôle emploi", avait souligné M. Charpy.

L'appel d'offres est lancé avant que l'Ecole d'économie de Paris ne livre en juin un rapport d'évaluation sur l'accompagnement par le privé. Un rapport intermédiaire d'évaluation en 2008 avait souligné les performances de l'ANPE quand elle met les moyens.

L'accompagnement de chômeurs par des cabinets de placement privés, expérimenté depuis 2005 par l'assurance chômage (Unedic) et amplifié depuis, reste controversé, en raison de résultats contrastés et d'un coût plus élevé que le service public.
 

 le 27 mars 2009


Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires
Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 18:09


Pôle emploi devrait obtenir 1.800 postes supplémentaires

[ Les Echos du 27/03/09  ]



Pôle emploi réclamait près de 3.000 embauches pour faire face à ses nouvelles missions et à l'afflux de chômeurs. Il devrait en obtenir un peu plus de 1.800 (équivalents temps plein).

En janvier 100.400 chômeurs de plus, 79.900 en février, chaque mois donne un argument de plus à Christian Charpy, le directeur de Pôle emploi, pour obtenir des effectifs supplémentaires. La question est sur la table depuis plusieurs semaines. Le 19 février, le conseil d'administration où siègent les partenaires sociaux, avait exigé en urgence « un plan d'action précis » pour répondre à la « situation difficile » provoquée par l'afflux de chômeurs. Le 3 mars dernier, en déplacement à Dijon, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, s'était déclaré prêt « à mettre des effectifs en plus ». Depuis, il a affirmé à plusieurs reprises que la décision interviendrait d'ici à la fin mars.

L'Elysée aurait tranché cette semaine. Pôle emploi réclamait un peu moins de 3.000 postes. Il devrait en obtenir un peu plus de 1.800 (équivalents temps plein). Les quelque 860 emplois destinés à lui permettre d'assurer les missions de suivi des chômeurs bénéficiant d'un contrat de transition professionnelle ou d'une convention de reclassement personnalisé n'ont pas fait débat. En revanche, seule la moitié des 2.000 postes environ demandés pour faire face à l'afflux de chômeurs auraient été accordée.

Une petite vague d'embauches

Les postes supplémentaires viendront compléter une première (petite) vague d'embauches - 200 emplois - au dernier trimestre de 2008 pour faire face à l'afflux de chômeurs. Ils s'ajouteront aux 400 CDD programmés initialement pour remplacer les agents de l'ex-ANPE en formation sur les règles d'indemnisation et les agents de l'ex-Unedic en formation sur le placement des chômeurs. Par ailleurs, d'ici à la fin du premier semestre, quelque 800 personnes vont être embauchées en anticipation d'une bonne partie des 1.000 à 1.200 départs en retraite qui vont s'étaler sur 2009. A la fin février, Pôle emploi employait 44.675 personnes dont 29.838 ex-agents de l'ANPE et 14.837 ex-agents des Assedics.

L. DE C., Les Echos
Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 29 commentaires
Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 23:22
Permis de démolir

(Démolition totale)

Lettre ouverte des agents de l’antenne pôle emploi de Villejuif (94) à M. Bernard CHAMBRE, DRD Est Francilien et M. Raymond LAGRE, Directeur Régional Pôle Emploi Ile de France


Nous, agents de l’antenne pôle emploi de Villejuif (ex-Assedic), avons pris connaissance du projet du nouveau site de Villejuif, dont les plans ont été présentés par le chef d’antenne lors de la réunion du 20 mars 2009, en présence d’à peine la moitié de l’effectif.

Nous nous inquiétons de ce qui est prévu et des conditions de travail qui nous sont réservées :

- aucun bureau ne serait attitré (hormis celui du directeur d’agence).

- tous les bureaux seraient ouverts sur hall (sans portes), ne garantissant pas aux demandeurs d’emploi la confidentialité nécessaire permettant de traiter leurs dossiers dans des conditions sereines et d’assurer un accueil de qualité.

- les agents seraient contraints de changer de bureau tous les jours en fonction de l’activité à laquelle ils seraient affectés.

- aucun meuble ne serait à disposition afin de pouvoir classer ses notes ou ses documents de formation permettant d’exercer correctement son métier.

Bien qu’à l’état de projet, cette organisation a été présentée aux responsables d’antennes, sans avis préalable des Instances Représentatives du Personnel.

Nous nous alarmons de la situation qu’elle pourrait entraîner et notamment des répercussions directes sur les conditions d’accueil des demandeurs d’emploi qui nous sollicitent encore davantage en cette période de crise économique.

Nous avons également noté les propos du chef d’antenne selon lesquels il faudrait « oublier les conditions "privilégiées" dans lesquelles nous travaillons depuis plusieurs années ».

Ces propos sont inacceptables et nous réclamons :

Le respect de nos conditions de travail existantes et en particulier le maintien dans les nouveaux sites, d’un bureau personnel attitré pour chaque agent, garantissant ainsi la polyvalence nécessaire à l’exercice de notre métier (traitement des demandes d’allocations, accueil physique, téléphonique,…etc.…), et assurant un service de qualité aux demandeurs d’emploi

Légitimement, nous partageons les inquiétudes de nos collègues des autres antennes d’Ile de France, à qui l’on réserve le même sort, et attendons que la Direction modifie les conditions de mise en place des nouveaux sites mixtes.


Nous adressons copie de notre courrier à l’ensemble des organisations syndicales, ainsi qu’aux représentants du personnel.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Déclaration commune des 9 syndicats de Pôle emploi au CNHSCT:link

Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 22:52

En pleine fusion, Pôle emploi affronte l'envolée du chômage





Correspondant du Figaro à Lyon, Frédéric Poignard le 26/03/2009

 

Chômeurs et agents reconnaissent que le regroupement Assedic-ANPE est une idée «de bon sens» pour faciliter les démarches et le suivi des demandeurs d'emploi. Mais le diable est dans les détails : formation, informatique ou serveur téléphonique.



Agence Pôle emploi Vivier-Merle, dans le IIIe arrondissement de Lyon. C'est l'un des premiers sites où la fusion ANPE-Assedic, officialisée en décembre, est entrée dans les faits. Comme partout, il faut en même temps y mettre en œuvre la nouvelle organisation et faire face à l'afflux inédit de chômeurs, que les statistiques ont encore confirmé hier, avec près de 80 000 demandeurs d'emploi supplémentaires en février.

Ici, les agents ex-ANPE et ex-Assedic travaillent dans le même lieu (1 000 m2 de locaux neufs), et les tâches des uns et des autres sont peu à peu unifiées. C'est déjà le cas à l'accueil. Un plus pour les chômeurs, comme Albert qui vient de déposer un dossier d'inscription : «C'est le bon sens. Je ne comprends pas pourquoi on nous a baladés si longtemps entre ANPE et Assedic.» Le délai d'instruction du dossier d'indemnisation est de trois semaines et les demandeurs d'emploi sont reçus en 9 jours. Une nouvelle étape est en train d'être franchie : les chômeurs non indemnisables sont confiés à un interlocuteur unique, se chargeant à la fois de l'indemnisation et de la recherche de l'emploi - cette simplification et ce gain de temps sont la justification même de la fusion. La règle sera généralisée avant l'été, espère Myriam Cholvy, directrice de l'agence. Chaque semaine, commente-t-elle, «on s'adapte, on rééquilibre le rôle des agents. Et il ne faut pas lâcher sur d'autres terrains comme la relation avec les entreprises qui nous donnent les offres d'emploi».

Le rapprochement a été facilité par la proximité physique des deux anciennes entités, qu'un jardin intérieur sépare. «Le plus compliqué est de lier le groupe», reconnaît la directrice. «La bonne volonté des agents est cruciale», estime pour sa part Carole Cathelain, conseillère pour l'emploi et représentante FO au comité d'établissement Rhône-Alpes. La syndicaliste pointe du doigt le «manque de préparation de la fusion. On nous demande de faire un autre métier sans avoir eu de formation suffisante», regrette-t-elle. Dans son agence de Bron, en banlieue lyonnaise, système D et entraide prévalent pour répondre aux questions. «Tous les agents n'ont pas réponse à tout, selon qu'ils sont issus de l'Assedic ou de l'ANPE, constate-t-elle. Et quand un demandeur d'emploi se retrouve face à un agent qui ne peut pas lui dire pourquoi son argent est bloqué, l'agressivité monte», en particulier dans les zones sensibles.


Les syndicats réclament un «moratoire»

Au Pôle emploi Vivier-Merle, Myriam Cholvy a remédié au problème en installant des boxes d'entretien où voisinent des agents des deux anciens services. «Ils peuvent ainsi s'entraider.» La cohabitation des deux anciens systèmes informatiques demande aux agents de jongler entre deux logiciels qui imposent de… redémarrer l'ordinateur. Pour Gilles Prudhomme, de l'Unsa régionale, cette fusion est «un puzzle dont on découvre au fur et à mesure que toutes les pièces ne font pas partie du montage. Si elle avait été davantage préparée, le choc serait moins rude». La crise est venue compliquer le chantier en augmentant le nombre des demandes d'inscription au moment où les équipes sont en pleine réorganisation. Du coup, les syndicats réclament un «moratoire» sur la fusion. Les associations de chômeurs regrettent aussi de n'avoir pas été associées en amont.

Évoqués du bout des lèvres, l'alignement des grilles salariales et l'harmonisation des statuts provoquent animosités et tensions entre les deux anciennes équipes. Tout comme le numéro de téléphone unique, le 39 49, décrié pour son coût, et qui ne remplace pas toujours le contact direct entre le demandeur d'emploi et son conseiller. Mauvaise orientation, lassitude des demandeurs face à la complexité de la messagerie : Myriam Cholvy convient même que de nombreuses personnes viennent en agence pour s'assurer que leur démarche téléphonique a bien été prise en compte.

Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 08:58

Charpy : "La tendance sera mauvaise jusquà l'été"
Propos recueillis par Olivier Auguste et Marc Landré pour Le Figaro
25/03/2009 
« Le rendez-vous crucial sera la rentrée de septembre », explique Christian Charpy.
« Le rendez-vous crucial sera la rentrée de septembre », explique Christian Charpy.

Pour Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi né de la fusion de l'ANPE et des Assedic, la hausse du chômage est d'une «incroyable brutalité».

LE FIGARO - Le nombre de chômeurs grimpe encore en flèche. Cela va-t-il durer ?


Christian CHARPY - La forte augmentation de février correspond à la tendance des mois précédents. Toutes les catégories de chômeurs sont concernées, surtout les jeunes. Ce qui est nouveau, c'est le tassement des fins de CDD ou de mission d'intérim et la forte augmentation des inscriptions après un licenciement écono­mique. C'est moins l'effet des plans sociaux très médiatisés - les grands groupes ne font pas forcément beaucoup de licenciements «secs» - que des difficultés des PME. Pour la suite, les prévisions de l'Insee ne sont pas vraiment encourageantes. La tendance sera mauvaise jusqu'à l'été. Le rendez-vous crucial sera la rentrée de septembre.


La hausse du chômage ne sert-elle pas de paravent pour masquer les difficultés de la fusion ?


Le retournement est d'une incroyable brutalité, on n'a jamais vu des chiffres pareils ! Je vous signale que le pic des dossiers à traiter - presque 100 000 - a été atteint en fin d'année, avant la fusion. Depuis fin janvier, nous sommes revenus à la normale, de 50 000 à 60 000 dossiers en ins­tance, soit deux ou trois jours de traitement. Bien sûr, il aurait été plus facile pour tout le monde de faire cette fusion dans une période de stabilité ou de baisse du chômage. Mais, sans la fusion, cela aurait été plus difficile de faire face à la situation.


Avez-vous été obligé, en raison de la flambée du chômage, à certaines ambitions ?


Il y a certains sujets, comme le suivi mensuel de certains publics dès le deuxième mois d'inscription ou la plate-forme pour démarcher les offres d'emploi dans les entreprises, dont nous avons dû décaler la mise en œuvre. Car nous avons fixé trois priorités absolues : inscrire, indemniser et accompagner le plus rapidement possible les nouveaux demandeurs d'emploi. 80 % des nouveaux chômeurs sont reçus physiquement dans une agence dans les 5 jours suivant leur pré-inscription par Internet ou téléphone. Évidemment, avec 500 000 inscriptions par mois, vous trouverez toujours quelques centaines de cas où le délai a atteint 15 jours ou un mois.


Combien d'agences ont-elles déjà fusionné ? Et, au-delà du logo affiché à l'entrée, qu'est-ce que cela change ?


Le nombre de sites mixtes reste d'une centaine depuis le début de l'année, car chaque rapprochement d'agences ANPE et Assedic ne peut se faire qu'après la consultation du comité d'entreprise régional. C'est parfois long, diffi­cile, mais ces consultations seront terminées sur tout le territoire dans les prochains jours, ce qui nous permettra de relancer le mouvement. Fin septembre, 956 sites mixtes seront en place. Dans 42 % des cas, cela veut dire une implantation géographique unique. Ailleurs, il reste deux établissements, c'est moins favorable à la cohésion des équipes, mais un seul accueille le public, l'autre regroupe le back office : les chômeurs n'ont plus à se présenter dans deux lieux distincts. Dans leur grande majo­rité, les agents Assedic considèrent que l'accompagnement des chômeurs est un véritable enrichissement de leur tâche. Côté ANPE, ils sont souvent moins emballés à l'idée de calculer le montant des indemnités, mais ils comprennent très bien l'intérêt pour les chômeurs qu'une seule personne traite tout leur dossier.


Dans combien de temps le chantier de la fusion sera-t-il derrière vous ?


Vers la mi-2010. Mais d'ici neuf mois, l'essentiel sera fait en termes d'offre de services. Avant l'été, de 30 % à 35 % du personnel aura été formé : nous aurons donc plus de conseillers disponibles, et ils seront polyvalents, capables aussi bien d'inscrire les chômeurs en vue de leur indemnisation que de les accompagner vers l'emploi. À la même époque, nous aurons confié l'accompagnement de 100 000 chômeurs à des opérateurs privés. Et déjà Pôle emploi permet une plus grande simplicité des démarches et une vraie personnalisation des services pour les demandeurs d'emploi et les entreprises, également la possibilité de formations ou d'aides à la mobilité pour des chômeurs non indemnisés.


Au final, quel sera le coût de l'opération ?


Je ne peux pas vous le dire, car il dépendra de la convention collective que nous sommes en train de négocier. Mais n'oublions pas que l'indemnisation d'un chômeur, c'est, en moyenne, 1 000 euros par mois. Or nous avons plus de capacité à résister à la montée du chômage dans un Pôle emploi qui se crée que dans deux institutions séparées.


Justement, pour le gouvernement, la fusion doit permettre aux chômeurs de retrouver un travail plus vite, car leurs chances diminuent au fil du temps. Cet objectif est-il atteint ?


Comparer la durée moyenne du chômage avec ce qui existait dans les mois précédant la fusion serait absurde, tant le contexte économique a changé. Songez qu'en janvier et février, les offres d'emploi adressées à Pôle emploi ont plongé de 30 % par rapport à début 2008.

Par La fusion assedic-anpe pour les nuls
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés