HELIUM 4

La revue mensuelle de la fusion pour les nuls


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N°1- Nov 2011

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 21:35

depannage-informatique Toute la presse s'intéresse aujourd'hui au bug informatique de la semaine dernière

Panne informatique géante à Pôle emploi

Le Parisien  23 mai 2012

Paralysées par un vaste bug informatique ces derniers jours, les agences tentent de rattraper leur retard.

Tout a été fait pour que « l’affaire » ne s’ébruite pas, mais on a bel et bien frôlé la crise de nerfs collective dans les agences de Pôle emploi : la semaine dernière, le système informatique de la plupart des agences de cette vaste maison (48000 agents) est purement et simplement… tombé en panne! Ce bug généralisé, qui a affecté toute la France lundi 14, a continué à perturber de nombreux sites le lendemain, mardi 15.

« A dire vrai, on n’avait jamais connu un problème d’une telle ampleur », reconnaît Emmanuel Redon, la porte-parole du syndicat SUD.

Confrontés à des écrans désespérément noirs, certains conseillers de Pôle emploi n’ont donc pas été en mesure de travailler deux journées d’affilée. « En région parisienne, certaines agences ont même fermé à 15h15 le lundi, puisque tout était bloqué », confirme Sylvie Locher, du SNU-FSU.

Quant aux principaux intéressés, les demandeurs d’emploi… ceux qui étaient convoqués pour un entretien dans le cadre de leur suivi mensuel n’ont pu être reçus. Et des retards ne pourront sûrement pas être évités, dans les jours qui viennent, dans le traitement des nouvelles inscriptions comme, plus gênant encore, des indemnisations. « Notre objectif reste que cette panne n’ait pas d’impact sur les demandeurs d’emploi », assure-t-on toutefois au siège de Pôle emploi. Les agents pourraient ainsi être amenés à effectuer des heures supplémentaires, notamment afin de traiter en urgence les demandes d’indemnisation restées en souffrance — rien qu’en mars, 16600 personnes se sont inscrites.

« Plusieurs causes différentes », selon Pôle emploi, sont à l’origine de ce chaos informatique : la semaine dernière, tout d’abord, des tests ont été menés sur les applications informatiques du service public de l’emploi afin de les améliorer. Dans le même temps, de nouveaux logiciels ont été déployés, ce qui a conduit à la « surchauffe » du réseau. Depuis, la situation est rentrée dans l’ordre. Reste que, sur le terrain, les ratés informatiques se multiplient. En Champagne-Ardenne, hier encore, les agents se sont ainsi émus des problèmes techniques auxquels ils étaient confrontés. « Cela n’a rien à voir avec la panne de la semaine dernière », assure-t-on cette fois à Pôle emploi.

« Dans notre agence, le système Aude, qui gère les demandeurs d’emploi, et Dune, qui s’occupe des offres proposées par les entreprises, plantent au moins une ou deux fois par jour, chaque jour de la semaine. De préférence le matin à 11 heures et l’après-midi vers 15h30, soit au moment des pics d’activité, ce qui est très pénible », confirme une conseillère parisienne.

A en croire les agents, ces problèmes en cascade se sont en fait multipliés depuis la fusion des systèmes informatiques de l’ANPE et des Assedic — ces deux entités ont fusionné en 2009 afin de donner naissance à Pôle emploi. « L’indemnisation, l’inscription, le suivi des quelque 2,9 millions de chômeurs… tout est désormais géré par le même serveur, très lourd, d’où toutes les difficultés que nous rencontrons », estime Emmanuel Redon, de SUD. A l’heure où le chômage ne cesse d’augmenter, les agents se seraient bien passés de cette contrariété-là.

Un agent de Pôle emploi : «Durant deux jours, c’était rideau !»
François*, agent de Pôle emploi dans la région Champagne-Ardenne, maugrée en consultant son écran : « Là, ça recommence : il m’affiche que le fonctionnement est dégradé, ou que l’application est actuellement indisponible… » De quoi jouer avec les nerfs de ce conseiller. Mais ces péripéties informatiques ne sont rien en comparaison de ce qu’il a vécu la semaine dernière : « Durant deux jours, c’était total rideau. Rien. Impossible de se connecter à notre serveur. »

Une situation pour le moins stressante : « Au quotidien, c’est déjà parfois tendu avec les demandeurs d’emploi, mais avec ce genre de problème en plus… » Comme tous ses collègues, il n’a pas alors été en mesure de recevoir les chômeurs dans le cadre de leur suivi mensuel : « On n’avait pas accès aux informations les concernant. On a pris donc note de leur présence par écrit. » François a également pris son stylo pour enregistrer les nouveaux inscrits. « A l’ancienne », sourit-il. Avant de se renfrogner à l’idée de la journée qui se dessine devant lui : il va devoir saisir sur son ordinateur toute cette masse d’informations…

* Le prénom a été changé

 

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 23:34

 

gillesgateau.jpg Un ex-ANPE nommé directeur de cabinet de Michel Sapin

 

 

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DE L’EMPLOI,
DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET DU DIALOGUE SOCIAL


Arrêté du 18 mai 2012 portant nomination au cabinet du ministre


NOR : ETSC1223427A
Le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social,
Vu le décret du 15 mai 2012 portant nomination du Premier ministre ;
Vu le décret du 16 mai 2012 relatif à la composition du Gouvernement,
Arrête :
Art. 1er. − Sont nommés au cabinet du ministre :
Directeur du cabinet
M. Gilles Gateau.

 

 

Gilles Gateau était  directeur des compétences et de la performance sociale chez EDF. Il vient d'être nommé directeur de cabinet de Michel Sapin au ministère du Travail, de l'Emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Il a travaillé à l'ANPE puis a été conseiller technique sous Martine Aubry (1991-1993) au ministère du Travail puis sous Lionel Jospin (1997-2001) en charge de l'emploi à Matignon, avant d'occuper plusieurs fonctions de direction au sein d'EDF.

 

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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 22:21

 

 

les-collegues.jpg

 

La DG s'apprête à organiser une compétition entre les agences et à renforcer la supervision des managers sur les conseillers.


Extrait du document "confidentiel" sur le plan stratégique de Pôle emploi

 

 

" - Mettre en œuvre de la performance comparée notamment entre agences pour offrir des éléments de comparaison des résultats pertinents.


 
- Renforcer le dialogue managérial dans les relations entre conseillers et managers de proximité grâce à un développement des compétences, l’analyse des liens entre leviers d’action et résultats et le déploiement d’un outil de supervision des portefeuilles. La nouvelle offre de services repose sur un diagnostic réalisé par le conseiller, ce qui exige que le manager de proximité soit capable de mesurer la pertinence des décisions prises. A cette fin, il doit disposer d’une vision non seulement sur les actes du conseiller en termes de gestion des contacts, de prescription ou de suivi de la recherche d’emploi, mais également sur l’impact final de ces décisions en termes d’accès à l’emploi."

 

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 22:08

La DG réfléchit à la mise en place de nouveau indicateurs de "performance" sur le placement et l'accueil

deshumanisation

Objectif 2015 : Le nouveau conseiller Pôle emploi

 

Des indicateurs de performance sur le placement seront créés en s'appuyant sur les DPAE (déclarations préalables à l'embauche)

 

Extrait du "document confidentiel" sur le plan stratégique de Pôle emploi:

 

"Permettre l’évaluation des résultats concrets de Pôle emploi : l’activité indemnisation bénéficie d’un socle d’indicateurs permettant de mesurer ses résultats concrets pour le demandeur d’emploi en termes de délais de paiement et de récupération d’indus. A la faveur de l’accès prochain aux données de la déclaration préalable à l’embauche, l’activité de placement, sera également doté d’indicateurs sur le placement des demandeurs d’emploi. L’aide au recrutement et l’accueil feront aussi l’objet de développement d’un dispositif de pilotage par les résultats."

 

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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 19:17

Le collectif budgétaire devrait comporter une rallonge pour l'emploi

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"Michel, 2000 embauches à Pôle emploi, cela te parait suffisant ?"

Emploi limiter la casse en attendant mieux

Les Echos  18 mai 2012

Michel Sapin, ministre de l'Emploi et du Travail, devra juguler la hausse continue du chômage. Faute de croissance, il s'appuiera dans un premier temps sur les contrats aidés.

C'est l'attente prioritaire des Français et désormais la mission de Michel Sapin, nouveau locataire de la Rue de Grenelle : contrecarrer l'inéluctable hausse du chômage. Les chiffres en disent long sur le mur qui se dresse devant le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social. Le nombre de chômeurs a augmenté de 200.000 au terme de onze mois consécutifs de hausse, pour atteindre près de 2,9 millions (catégorie A). Le taux de chômage des jeunes, très touchés et que François Hollande érige en priorité de son quinquennat, atteint 22 %. Toutes catégories confondues, on compte plus de 1,6 million de chômeurs de longue durée, un record très inquiétant et source de désespérance sociale.

Et le changement n'est pas pour maintenant : faute de croissance, tout indique que la dégradation se poursuivra de longs mois. Le PS et les syndicats redoutent en outre l'annonce de plans sociaux assez lourds qui auraient été renvoyés à l'après-présidentielle

.

Réaliste, François Hollande s'est donné, début mai, « un an pour inverser la courbe du chômage », misant pour 2013 sur le retour d'une conjoncture internationale plus porteuse et sur la montée en puissance de ses mesures en faveur de la croissance et du pouvoir d'achat. Pas question pour autant, après avoir fustigé le bilan sur l'emploi de Nicolas Sarkozy, d'attendre pour agir. Pour limiter les dégâts, Michel Sapin devrait rapidement renforcer le traitement social du chômage. Alors que le budget de l'emploi, et notamment l'enveloppe des contrats aidés, paraît sous-calibré, il bénéficiera de rallonges dans le cadre du collectif budgétaire, fin juin. De quoi renforcer aussi les moyens de Pôle emploi, en particulier pour doper la formation des chômeurs, autre promesse du candidat Hollande.

Valoriser le dialogue social

L'effort se concentrera également sur les 150.000 « emplois d'avenir » - d'une durée de cinq ans sur le modèle des emplois jeunes de l'ère Jospin -promis aux jeunes de banlieue : le gouvernement veut en lancer un maximum dès septembre et souhaite qu'ils soient tous en place fin 2013. Michel Sapin misera enfin sur la mise en oeuvre du contrat de génération (allégements de charges pour les jeunes et les seniors), mais cet outil, présenté comme la mesure phare du programme sur l'emploi, ne convainc guère les partenaires sociaux et ses contours seront sans doute à affiner. Le nouveau ministre a prévenu hier lors de la passation des pouvoirs que les effets ne seraient pas visibles « dans les semaines qui viennent ».

Dans l'immédiat, le successeur de Xavier Bertrand s'attelle à la préparation de la « conférence nationale pour la croissance et l'emploi » avec les partenaires sociaux prévue mi-juillet, dont le menu s'annonce gargantuesque. Politique de l'emploi, réforme de la formation, lutte contre la précarité, encadrement des licenciements boursiers, salaires (dont la hausse du SMIC, lire ci-contre) : le gouvernement y trouvera l'occasion de commencer à mettre en musique sa politique et de donner corps à sa volonté de valoriser le dialogue social.

A défaut d'une expertise dans les domaines dont il a désormais la charge, Michel Sapin pourra s'appuyer sur son profil de social-démocrate pragmatique, à même de séduire les syndicats sans inquiéter outre mesure le patronat, qu'il a rencontré (UIMM, Afep, Medef) durant la campagne au nom de François Hollande.

DEREK PERROTTE

 

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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 10:07

Les drames humains au coeur de notre métier de conseiller

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Depuis les années 1990, Marcel Dumas vivait d'emplois aidés et de petits boulots

La Rochelle : « On l'a poussé au suicide »

SUD OUEST  12 mai 2012

Accusé de fraude, Marcel Dumas, un chômeur de 56 ans, s'était donné la mort. Sa sœur dénonce.

C'était le 30 décembre 2010. Marcel Dumas avait punaisé un petit mot sur la porte de sa maison de Saint-Xandre, en Charente-Maritime : « Je suis mort », puis il était allé se pendre.

Un passant intrigué avait alerté les secours. Les gendarmes ont découvert le corps un peu plus tard, trop tard.

De l'avis de ses proches, Marcel n'était pas dépressif, encore moins suicidaire. Il était juste au bout du rouleau. À 56 ans, chômeur, avec 600 euros par mois pour survivre, il venait de recevoir un recommandé du Pôle emploi lui enjoignant de rembourser un trop-perçu de 8 944,76 €. Aucun justificatif n'accompagnait ce courrier type à la sécheresse tout administrative. Pas de décompte des sommes dues non plus, mais un échéancier à respecter : 1 789 euros par mois pendant cinq mois. « D'être considéré comme un fraudeur, il ne l'a pas supporté », résume Marie-Lise Deschamps.


Vingt ans de chômage


Marie-Lise, c'est la grande sœur de Marcel. Elle dit n'avoir découvert la détresse de son frère qu'après sa mort, en épluchant ses maigres papiers. « Il ne parlait jamais de ses problèmes. J'ai appris plus tard qu'il était obnubilé par cette affaire. Sa hantise, c'était qu'on lui prenne sa maison, qu'il se retrouve à la rue. Pour moi, il est clair qu'on l'a poussé au suicide. »

Marie-Lise décrit son cadet comme un vieux garçon « renfermé » mais « qui n'aurait jamais fait de mal à personne ». Quelqu'un de « démuni », « sans défense », avec son certificat d'études pour seul bagage. Électricien de marine, il avait été mis au chômage par la fermeture du chantier Gib Sea de Marans, au début des années 1990. « Il n'avait pas retrouvé de vrai travail depuis. Il vivait d'emplois aidés, de petits boulots à droite à gauche. »

En 2007, Marcel Dumas est recruté par la Maison des chômeurs de La Rochelle. 26 heures par mois payées 200 euros. Qu'il porte consciencieusement sur sa déclaration de revenus. Son « conseiller référent » de l'ANPE est au courant, comme en témoignent les fiches de liaison de 2008 que Marie-Lise a retrouvées.

Pourtant, à l'automne 2010, le Pôle emploi l'accuse de ne pas avoir déclaré cette activité. Le radie provisoirement, suspend ses droits et lui notifie le trop-perçu. Puis, s'agissant de l'ASS, une allocation d'État, le dossier est transmis à la préfecture. La machine est en marche.

Le 28 décembre 2010, le Pôle emploi convoque Marcel Dumas à un entretien pour le 5 janvier. Puis lui signifie sa radiation le 10 pour cause d'absence au rendez-vous. Il était mort depuis onze jours.


Pas de faute


Une bavure dans la chasse aux petits fraudeurs ? Marie-Lise Deschamps en est convaincue. Elle en veut à ce conseiller référent qui savait et n'a rien dit, qui n'a pas voulu voir la bonne foi de Marcel et sa détresse. « Curieusement, il a été remplacé juste après la mort de mon frère. »

Si elle s'est décidée à parler, c'est « pour que cela ne se reproduise pas ». C'est aussi pour combattre ce sentiment d'impuissance qui la hante depuis un an. Le procureur de la République de La Rochelle a classé sa plainte sans suite pour « absence d'infraction ». La Direction du travail et de l'emploi a reconnu, tardivement, qu'il n'y avait pas eu fraude, les bénéficiaires de l'ASS pouvant sous conditions cumuler salaire et allocation. Mais personne, sinon lui-même, ne peut être tenu pour responsable de la mort de son frère.

Au Pôle emploi, le directeur régional de Poitou-Charentes, Dominique Morin, rejette tout lien de cause à effet entre la procédure engagée contre le chômeur et son suicide. Il exclut de la même façon tout dysfonctionnement de ses services : « Le fait déclencheur, c'est la non-déclaration des salaires. Marcel Dumas l'avait reconnu. Il nous avait contactés pour demander un échelonnement. Nous ne faisons qu'appliquer par délégation de l'État la réglementation que la loi nous impose. »

Pas de faute, pas de dysfonctionnement, les procédures ont été respectées. Mais si elles aboutissent à ce résultat, c'est qu'il faut peut-être les changer.


 

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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 01:43

Le MNCP donne son avis sur le plan stratégique de Pôle ermploi

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Communiqué du Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP)

Mercredi 16 mai 2012

Pôle emploi : pas de réforme sans concertation

                Nous avons appris par la presse que la direction de Pôle emploi maintenait le rythme de son plan stratégique, qui décide de l’orientation du service public de l’emploi d’ici à 2015. Le MNCP est particulièrement surpris par cette rapidité d’action. En effet, ce plan a été conçu sur la base de moyens, humains notamment, en régression constante et dans l’esprit de confusion des tâches  des agents de Pôle Emploi (accompagnement, indemnisation et contrôle) propre à la fusion de 2008.Nous demandons la suspension de la réforme envisagée et la convocation d’une réunion de concertation avec tous les partenaires, dans l’attente des changements promis par le président de la République.
 
                Les difficultés du service public de l’emploi ne pourront cesser avec un simple redéploiement des effectifs. L’augmentation du nombre d’agents à Pôle Emploi, ainsi que leur formation est la première exigence pour une réforme réussie. De plus, le « suivi individualisé différencié» annoncé dans le projet de réforme ne semble pas tenir compte de l’échec du « suivi mensuel personnalisé ». Tout comme SNU-Pôle Emploi, nous exigeons au contraire des entretiens plus longs et nous inquiétons du pas en avant dans la    «dépersonnalisation» annoncé pour un certain nombre de chômeurs, bien loin de la notion de service public.
 
                Le MNCP a œuvré pour la relance des comités de liaison, instances de concertation entre les organisations de chômeurs et précaires, les syndicats et la direction de Pôle Emploi. La participation collective des usagers de Pôle Emploi ne doit pas être que symbolique, mais doit permettre vraiment l’expression collective des chômeurs  concourant à une amélioration effective du service rendu par Pôle Emploi.
 
                 Or, une nouvelle fois, nous constatons que la direction de Pôle Emploi avance sur des propositions de réforme précises sans que nous en ayons parlé et ne tenant aucun compte des remarques que nous avons formulées. Le 05 juillet prochain, à la demande du MNCP, le Comité National de Liaison doit se réunir. Nous demandons dans l'immédiat à la direction de Pôle Emploi de mettre en suspens les changements envisagés afin que nous puissions être informés sur l'ensemble du projet de réforme et pouvoir en débattre lors de  la prochaine réunion.
 
                Le 2 mai, Monsieur Hollande nous a adressé un courrier en s’engageant sur plusieurs points : l’augmentation des effectifs du service public de l’emploi ainsi que la séparation des différentes fonctions (accompagnement, indemnisation, contrôle) des agents de Pôle Emploi. Face à ces changements annoncés et attendus, nous pensons qu’il est inutile et contre-productif de poursuivre un plan fondé sur des bases aujourd’hui caduques. Nous en appelons à la discussion et à l’échange, pour retravailler un plan d’actions qui améliore la vie des chômeurs en tant qu’usagers de Pôle Emploi.
 

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 18:23

depannage-informatique.jpg Que se passe-t-il au niveau de l'informatique ?


Depuis lundi, des pannes multiples et répètées mettent à rude épreuve les nerfs des agents et la patience des demandeurs d'emploi. Nous publierons un article circonstancié quand nous aurons des informations fiables sur l'origine de ces dysfonctionnements.

 

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 11:12

La passation de pouvoir, en direct

 

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En coulisses

passage.jpg -  Tu vas voir, Xavier, ce que je vais faire de Pôle emploi !                             

 -  Vas-y Michel, tu vas devenir la tête de turc de la Fusion pour les Nuls !

 


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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 21:00

 

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"Coucou les amis de la Fusion, c'est moi le nouveau patron de Pôle emploi !"

 

Michel Sapin, un pragmatique au chevet de l'emploi et du dialogue social

Les Echos  16 mai 2012

Ce proche de François Hollande, spécialiste de l'économie et pressenti à Bercy, hérite finalement du ministère du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social. Il sera confronté à une situation très difficile mais son profil de social-démocrate pragmatique pourrait séduire les syndicats tout en rassurant le patronat.

C'est une des surprises du chef. Beaucoup imaginaient Michel Sapin retourner à Bercy prendre la charge de l'Economie et des Finances, sa spécialité, 20 ans après un premier passage au sein du gouvernement Bérégovoy. A 60 ans, ce normalien titulaire d'un DEA de géographie, passionné de monnaies antiques, découvrira finalement la rue de Grenelle, en qualité de ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social. Au grand dam d'Alain Vidalies et de Claude Bartolone, qui visaient le poste, forts, le premier de son expertise, le second de sa fine connaissance des syndicats.

L'occasion pour ce proche de François Hollande, qu'il cotoie depuis l'ENA dans la célèbre promotion « Voltaire » et avec qui il partage le goût des bons mots, d'ajouter une corde à son arc après avoir été ministre délégué chargé de la Justice sous Edith Cresson (mai 1991-avril 1992) et ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat (mars 2000-mai 2002) sous Lionel Jospin, dont il s'était rapproché après avoir longtemps été rocardien.

Un profil social-démocrate

Le député de l'Indre et ancien président de la région Centre devra vite s'emparer de dossiers dont il n'est pas un spécialiste. En charge de contrecarrer la hausse continue du chômage, première priorité des Français, dans un contexte de croissance nulle, il aura une partition particulièrement difficile à jouer.

Mais il a pour atout de bien connaître le projet présidentiel, qu'il a piloté directement, et de présenter un profil social-démocrate, teinté d'un certain pragmatisme, à même de séduire les syndicats sans inquiéter outre mesure le patronat. Il a d'ailleurs, durant la campagne, rencontré au nom de François Hollande la plupart des organisations patronales (UIMM, Afep, Medef). Les jalons qu'il a alors posés lui seront précieux pour préparer la grande conférence sociale que prévoit le PS en juillet. « J'ai été choqué, comme les syndicats, par l'absence de dialogue social sur la TVA sociale et les accords compétitivité-emploi. Nous rétablirons un dialogue social de qualité en évitant les oukases. C'est ainsi qu'on avancera », expliquait-il, mi février, aux « Echos » dans un débat avec celui à qui il succédera dès demain, Xavier Bertrand. Il lui faut désormais passer de la parole aux actes.

DEREK PERROTTE

 

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